Jarrar est née en 1963. Son père dirige un magasin de jouets à Naplouse[1]. En 1985 elle a obtenu son master à l'université de Beir Zeit et s'est mariée alors avec Ghassan Jarrar un camarade d'école[2]. Le couple a eu deux filles, Yafa qui a eu son Bachelor en droit à l'université d'Ottawa et Suha qui a eu un master scientifique en changement climatique et politique.
Elle est arrêtée par les autorités israéliennes dans la nuit du 1er au chez elle, à Ramallah (Cisjordanie)[5]. Ayant reçu un ordre de détention administrative, elle est incarcérée pendant quatorze mois. Les motifs de son interpellation sont d'avoir incité « à la violence et au terrorisme au cours des derniers mois »; le FPLP, dont elle est membre, est en effet considéré comme terroriste par Israël[6].
Elle est à nouveau arrêtée en par l'administration militaire israélienne, un an après sa libération, et condamnée sans procès à six mois de prison (peine renouvelable indéfiniment) au motif d’être membre du FPLP[7]. Sa détention est prolongée pendant 20 mois[8].
Elle est incarcérée pour la troisième fois à partir d'. Une dizaine d'autres personnes sont également arrêtées en Cisjordanie occupée[8]. Durant l'incarcération, elle a côtoyé plusieurs prisonnières en situation difficile comme Anhar AlDeek qui a été enceinte en prison jusqu'au neuvième mois et Israa Jaabis dont elle a reporté les conditions extrêmes de santé[réf.nécessaire].
Sa fille, Suha, meurt en d’un arrêt cardiaque. Les autorités israéliennes refusent de la laisser assister à ses funérailles. Elle est finalement libérée en [3]. Elle a été arrêtée à Ramallah par l'armée israélienne le .
Elle est libérée le dans le cadre du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui inclut un échange d'otages. L'AFP la décrit comme «méconnaissable» à sa libération: «visage pâle, cheveux blanchis, l'air hagard» et incapable de parler. Elle témoigne par la suite de la dureté de ses conditions de détention comme les coups, l'aspersion régulière de gaz, le peu de nourriture et indique avoir été détenue en isolement pendant six mois, sans pouvoir parler à personne[9].