Dès sa nomination, Khosrô Pacha, accompagné par des jannissaires, quitte Alger dans le but d'affirmer son autorité dans les territoires de la régence. Le royaume de Koukou oppose une résistance à la campagne du pacha. Ce dernier entre dans Koukou et les Kabyles sont battus.
De retour dans la capitale, le pacha doit immédiatement reprendre les armes face à Tlemcen révolté. Par conséquent 1 200 yoldachs (soldats) sont envoyés, épaulés par quelques tribus algériennes. La révolte est matée et leur dirigeant, un marabout, tué.
Khosrô Pacha déclare dans le même temps la guerre à Tunis. La régence voisine est accusée d'avoir encouragé les tribus constantinoises (dont les Hanenchas) à contester l'autorité d'Alger. L'empire ottoman tente de faire cesser les hostilités en envoyant une flotte mais les troubles en Crimée l'en empêche.
Relation avec les Européens
Les activités des corsaires posent toujours problème aux puissances européennes. La situation est instable. De ce fait, aucun ambassadeur français n'avait été nommé en huit ans et les pertes pour Marseille, qui dépend fortement du commerce méditerranéen, sont importantes. Le roi Louis XIII est conscient des problèmes soulevé par le Parlement de Provence et décide d'envoyer le diplomate Sanson Napollon à Alger. Ce dernier débarque dans la ville le avec plus de 18 000livres aux hommes influents algérois. Les négociations dures et toutes les parties sabotent les initiatives du diplomate. Les marchands Anglais et Néerlandais vont même réussirent à stopper les échanges en faisant courir la rumeur selon laquelle le firman apporté par Napollon est faux. Le pacha envoie donc une délégation à Constantinople chargé de vérifier l'authenticité du document. Khosrô Pacha meurt de la peste au début de l'année 1627, avant le retour de la délégation[2],[3].
↑Henri Delmas de Grammont, Histoire d'Alger sous la domination turque, 1515-1830, Paris, Ernest Leroux, , 420p. (lire en ligne), p.159-162
↑Ernest Mercier, Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (1830), vol.3, Ernest Leroux, , 556p., p.207-208