Kinryū-ji (金龍寺) est un temple de la branche Myōshin-ji de l’école Rinzai du bouddhisme zen, situé dans la ville d’Azumino, dans la préfecture de Nagano, au Japon[1],[2]. Son nom de montagne est Jōgosan (乗護山). Le temple est notamment connu pour son importance historique, son lien avec le clan local Mamabe, ainsi que pour la production et la vente de poupées Daruma.
Bien que le temple soit réputé avoir des origines remontant à l’époque de Kamakura, le Kinryū-ji actuel a été rétabli en 1878 avec l’autorisation du ministère de l’Intérieur. Il a été officiellement enregistré en tant que corporation religieuse le [3].
Le terrain du temple se situe à l’emplacement de la seconde enceinte de la résidence du clan Mamabe, une branche du clan Nishina, puissante famille locale qui contrôlait une grande partie du district d’Azumi durant l’époque Sengoku. Hormis un léger relief et quelques vestiges de douves, peu d’éléments subsistent de l’aspect originel du site.
À proximité de la porte principale et de l’allée d’accès, de nombreux monuments en pierre sont encore visibles. Les plus célèbres sont les nombreuses statues de Kannon, réputées avoir été réalisées en 1842 et connues collectivement sous le nom des «Cent statues de Kannon»[4],[5].
Le temple produit des poupées Daruma. Un marché aux Daruma s’y tient chaque année au début du mois de janvier, et ces poupées sont vendues tout au long de l’année[6]. Pour cette raison, le Kinryū-ji est également surnommé le «temple des Daruma».
Monument à la mémoire d’Inejirō Asanuma
Dans l’enceinte du temple se trouve un monument en pierre portant l’inscription «Nichinichi kore kōnichi» («Chaque jour est un bon jour») de Inejirō Asanuma. Cette inscription reproduit une calligraphie qu’Asanuma réalisa le , un peu plus d’un mois avant son assassinat, alors qu’il donnait une conférence dans ce temple.
L’inscription demeure un symbole de l’engagement d’Asanuma en faveur de la paix et de la justice sociale. Après sa mort, qui bouleversa le Japon et la communauté internationale, des habitants locaux ayant assisté à la conférence firent ériger ce monument en sa mémoire[7].