Klara Schabbel

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Naissance
Décès
Nationalité
Domiciles
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Klara Schabbel
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Domiciles
Hotel Lux (en) (-), Berlin (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
Autres informations
A travaillé pour
Partis politiques
Membre de
Personne liée
Erna Eifler (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Condamnation

Klara Schabbel , née le à Berlin et morte le à Berlin-Plötzensee, est une communiste allemande et résistante au nazisme, membre du groupe Orchestre Rouge.

Stolperstein en hommage à Clara Schabbel.

Jeunesse et formation

Klara Elisabeth Schabbel est née le à Berlin au 14 de la Landsberger Straße (près de l'actuelle place des Nations unies 26). Ses parents sont Ludwig Schabbel, cordier, et Émilie Pauline Borchert[1],[2]. Sa famille est sociale-démocrate. Après avoir fréquenté l'école primaire, elle travaille comme vendeuse, puis obtient un diplôme de sténographe[2].

Engagement politique

Klara Schabbel fréquente dès 1912 la Jeunesse ouvrière socialiste et rejoint le Parti social-démocrate en 1914. Elle rejoint la Ligue Spartacus en 1918[3]. Elle devient membre fondatrice du Parti communiste d'Allemagne (KPD) et de la Ligue des jeunes communistes d'Allemagne (KJVD), Durant les années 1920, elle travaille comme sténographe aux éditions Jugendinternationale, à Berlin[3]. Elle rencontre Henry Robinson (1897-1944), directeur politique de la Ligue des jeunes communistes dans le district de la Ruhr, qui devient son partenaire. Ils ont un fils, Leo Schabbel, né le [3],[4].

De 1924 à 1926, Klara Schabbel travaille à Moscou comme sténographe pour l'Internationale de la Jeunesse Communiste et vit avec son fils à l'hôtel Lux[3],[4]. Elle retourne ensuite à Berlin et, en 1928, s'installe à Hennigsdorf[2].

Pendant l'époque nazie, Klara Schabbel travaille chez AEG à Hennigsdorf[2].

Klara Schabbel appartient à l'appareil clandestin du Komintern à Berlin, mis en place dès avant 1933. Elle s'engage activement dans la résistance et participe au cercle de Harro Schulze-Boysen et Arvid Harnack, appelé plus tard Orchestre rouge[2].

Elle entretient, de ce fait, de nombreux liens avec des organisations de résistance d'autres pays. Elle soutient les travailleurs forcés étrangers[2].

Elle héberge des officiers de reconnaissance soviétiques et, en , deux antifascistes allemands, Erna Eifler et Wilhelm Fellendorf, parachutés d'un avion soviétique derrière les lignes allemandes[2],[3].

Klara Schabbel est arrêtée, comme de nombreux membres du groupe Schulze-Boysen/Harnack, par la Gestapo en [2].

Elle est condamnée à mort le par le Reichskriegsgericht et exécutée sur l'échafaud le à Plötzensee, le même jour que Hilde Coppi, Cato Bontjes van Beek, Liane Berkowitz, Ursula Goetze, Rose Schlösinger et Oda Schottmüller[2].

Son compagnon Henry Robinson est arrêté en France et exécuté en 1944. Leo Schabbel est incorporé et grièvement blessé sur le front russe, avant d’être arrêté par la Gestapo pour complicité avec des agents de la IIIe internationale[4]. Il survit à la guerre.

Hommages

Voir aussi

Références

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