Koli Tenguella

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PrédécesseurTenguella
Date de décès
PèreTenguella Diadié Ba
Koli Tenguella
Titre
Mansa du Grand Fulo

(25 ans)
Prédécesseur Tenguella
Biographie
Dynastie Dynastie Denianké
Date de décès
Père Tenguella Diadié Ba
Mère Nana Keita (selon Farba Sally Seck)

Koli Tenguella alias Koli Tenguella Ba, Koli Teŋella, Koli Teŋella Jaaje Baa ou Koli Pullo, est un souverain pullo (Fulɓe du début du XVIe siècle, fondateur de la dynastie Fulɓe Denianké de l'Empire du Grand Fulo[1]. Il porte le titre de ardo en peul et silatigui ou siratigui en mandingue.

Avec ses nombreux frères et soutenu par une puissante armée, il règne du haut Niger au bas Sénégal.

Il édifia une grande forteresse à Guémé sangan (Guinée) dont les ruines sont à côté de l'emplacement actuel de la préfecture de Télimélé dont il fit la capitale puis créa le Fouta Toro situé dans le nord-est de l'actuel Sénégal, et fonde la nouvelle dynastie peule Denianke [2]. Il est l'ancêtre des dynasties royales et nobles des Déniyankooɓe

On peut également relier à lui les clans Koli, Teghéla, Rella, Dianga, Soulé, Diyé, Waranka, mais aussi ceux de Sanghé Lobaly, de Waly et de Sinthiane Padalal[réf. nécessaire].

Biographie

Carte de l'empire songhaï

Tenguella Diadié Ba, son père, est mort à la guerre contre les Askia de l'empire songhaï en 1512[3]. Koli Tenguella, appartenant à la famille Ba, des Fulbe yaalalbé, créa plus tard la dynastie des fulɓe Denyankoɓé, qu'il allait installer au Fouta-Toro.

« D'après Sally Sek (Farba), la mère de Koli d'origine malinke s'appelle Nana Keyta. Il se peut qu'elle descende de Sunjata Keyta, le premier mansa. C'est pour cette raison que les Deeniyankooɓe prétendent que Koli est fils de Sunjata, ce qui est impossible puisque trois siècles séparent les deux hommes. » La première hégémonie peule, Oumar Kane[4].

Plusieurs théories ont été fabriquées sur la parenté de Koli Tenguela. C'est ainsi que plusieurs historiens ont remis en cause l’idée selon laquelle Koli Tenguella serait le fils de Soundjata Keïta. Ibrahima Mamadou Ba souligne ainsi que l’écart chronologique rend cette hypothèse intenable : « On relève que trois siècles séparent Koli Tenguella de Soundjata Keïta, ce qui infirme les thèses de certains nihilistes mal intentionnés qui soutiennent que Koli est le fils de Soundjata. »[5]

Cette position est également défendue par Cheikh Moussa Kamara, dont les analyses sont rapportées par Oumar Kane. Dans une longue dissertation consacrée aux Deeniyankooɓe, Cheikh Moussa Kamara dénonce leur prétention à descendre de Soundjata Keïta, qu’il interprète comme une volonté de se distinguer des autres Fulɓe, et en particulier des Yaalalɓe. Il réfute avec vigueur l’idée d’une filiation directe entre Koli Tenguella et Soundjata Keïta, qu’il juge absurde au regard de l’écart chronologique — d’au moins deux siècles et demi — séparant les deux personnages. Il souligne en outre que, si Koli avait été d’origine mandingue, il aurait cherché refuge auprès des Malinké, alors même qu’il les a combattus et qu’il a été combattu par eux lors de l’expansion du royaume jaalaalo vers le sud[6].

Koli Tenguella s'était donné pour mission de finir ce que son père avait commencé, c'est-à-dire établir l'unité des Fulbe ou Peuls, car à l'époque où l'empire songhaï dominait, les Peuls n'étaient pas unifiés, surtout dans les royaumes mandingues, par exemple le Kaniaga. Ils étaient victimes de beaucoup de superstitions, de brimades et n'avaient pas véritablement de royaume, d'État propre. Menant une vie nomade, errant de royaume en royaume, ils n'avaient pas de véritable chef sur qui s'appuyer, avec lequel ils pouvaient s'organiser, se défendre et se faire respecter, même si quelques Peuls se sont fait remarquer en tant que chefs, mais souvent pour le compte des empereurs mandingues ou songhaïs. Le seul État où les Peuls avaient plus ou moins réussi à s'imposer, le Fouta-Toro, était dominé par les Wolofs, à l'époque de l'empire du joli-lofoo via le farba.

Koly, réunit ce qui restait de son armée et parcourut les royaumes depuis le Fouta-Djalon, dominé par les Dialonké qu'il incorpora dans son armée, en passant par le Badiar, le Kaabu, les royaumes sérères, le Djolof, le Niani, le Wouli, le désert du Ferlo, dans le but de réunir toutes les tribus peules et malinkés. Dans sa remontée vers le Fouta-Toro, il dut – lui et son armée constituée de Peuls – se confronter aux nombreux souverains des royaumes qu'il traversa. Avec plus ou moins de succès, il réussit à atteindre le Fouta-Toro et là, après plusieurs tentatives, il parvint à imposer sa dynastie, vers le milieu du XVIe siècle jusqu'à l'année 1776, lors de la révolution torodo orchestrée par Souleymane Baal et Abdoul Kader Kane. Koli Tenguella imposa sa domination sur un axe sud-nord, allant du Fouta-Djalon jusqu'au Fouta-Toro. Ses nombreux frères (labba tenguella, nima tenguella, Hammet tenguella, gata, mouyaté, samba, mamoudou) ses fils dont moussé koli et les yalalbés et seyboobés étaient des Diom leydi dans tout le fouta. Après sa mort en Guinée à la suite d'un complot ourdi contre lui par son épouse, Labba Tenguella lui succéda, puis ses fils.

Successeurs

Notes et références

Voir aussi

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