Koloss
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Fear & Loathing,
Spånga, Suède
| Sortie |
|
|---|---|
| Enregistré |
- Fear & Loathing, Spånga, Suède |
| Durée | 54:31 |
| Genre | Metal extrême, progressif et avant-gardiste |
| Format | CD |
| Producteur | Meshuggah |
| Label | Nuclear Blast |
Albums de Meshuggah
Singles
- I Am Colossus[1]
Sortie :
Koloss (littéralement Colosse) est le septième album studio du groupe de metal extrême suédois Meshuggah sorti le en Allemagne, le dans le reste de l'Europe et le en Amérique du Nord, sur le label Nuclear Blast[2],[3].
L'album se vend à 18 342 copies la semaine de sa sortie en Amérique du Nord et débute à la 17e place du Billboard 200, constituant ainsi un record dans la discographie du groupe et dans celle du label Nuclear Blast[4],[5]. Il bénéficie de l'engouement suscité par son prédécesseur, obZen, qui s'est vendu à plus de 50 000 copies aux États-Unis en seulement six mois[6]. Lyriquement, l'album est centré autour du thème de la religion et son influence sur la société actuelle[7].
Contexte
Meshuggah est fondé en à Umeå en Suède. Le groupe attire l'attention internationale en avec la sortie de son deuxième album, Destroy Erase Improve. Le groupe est à l'époque novateur, fusionnant les tempos rapides du death metal, du thrash metal et du metal progressif avec des éléments de jazz fusion. Il franchit un second cap en avec la sortie de son sixième album, obZen, qui s'écoule à plus de 50 000 copies vendues rien qu'aux États-Unis[6]. Cet album est aussi l’occasion pour Meshuggah de partir à bord de sa première tournée mondiale en tête d'affiche, le obZen Tour. Le groupe a auparavant tourné avec d'autres groupes de renom comme Slayer, Tool ou Machine Head. Avant de sortir ce septième album, Meshuggah jouit donc déjà d'une notoriété importante dans le monde du metal[8].
Écriture et enregistrement
Le groupe commence l'enregistrement de l'album à la fin de l'année . Leur studio d'enregistrement est encore une fois le Fear & Loathing de Spånga, dans la banlieue de Stockholm en Suède. Pour écrire cet album, le groupe, après s'être essayé à de nouvelles méthodes, dont notamment celle de composer tous ensemble en studio, décide finalement de réemployer sa méthode traditionnelle : chaque membre du groupe travaille de son côté, des fois même à la maison, et c'est uniquement après que s'échangent les idées avec le reste du groupe. Jens Kidman précise aussi que le groupe ne s'impose pas de plan prédéfini, ils sont libres de faire ce qu'ils souhaitent, tant que cela sonne bien. En studio, le groupe n'utilise pas d'ampli traditionnel, mais se sert du logiciel Cubase, que Fredrik Thordendal qualifie de plus complet et plus simple d'utilisation. Une telle approche permet aussi au groupe de passer moins de temps à paramétrer l'ampli et plus à discuter des morceaux. L'album est ensuite mixé au studio Dugout à Uppsala par Daniel Bergstrand, qui a aussi mixé Destroy Erase Improve et Chaosphere. Il est mastérisé au Mastering Room à Göteborg par Göran Finnberg[2],[3],[9] et est officiellement terminé le [10].
Caractéristiques artistiques
Liste des titres
| No | Titre | Paroles | Musique | Durée | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1. | I Am Colossus | Tomas Haake | Mårten Hagström, Fredrik Thordendal | 4:43 | |||||
| 2. | The Demon’s Name Is Surveillance | Haake | Thordendal | 4:39 | |||||
| 3. | Do Not Look Down | Haake | Haake, Hagström, Thordendal | 4:44 | |||||
| 4. | Behind the Sun | Haake | Jens Kidman | 6:14 | |||||
| 5. | The Hurt That Finds You First | Hagström | Hagström | 5:33 | |||||
| 6. | Marrow | Haake | Haake, Hagström, Thordendal | 5:35 | |||||
| 7. | Break Those Bones Whose Sinews Gave It Motion | Haake | Hagström | 6:53 | |||||
| 8. | Swarm | Haake | Haake, Hagström, Thordendal | 5:26 | |||||
| 9. | Demiurge | Hagström[9] | Hagström | 6:12 | |||||
| 10. | The Last Vigil | (instrumental) | Hagström[9] | 4:32 | |||||
| 54:31 | |||||||||
DVD bonus de l'édition Digipak[2],[3],[9],[10] :
| No | Titre | Durée | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1. | Konstrukting the Koloss (Making-of de l'album) | 25:14 | |||||||
| 2. | Meshuggah in India | 26:25 | |||||||
| 51:39 | |||||||||
Thèmes abordés et composition
Le thème le plus récurrent de l'album est la religion et son aspect nocif sur la société. Dans une interview sur la chaîne YouTube du Soundwave Festival, Tomas Haake précise qu'il s'inspire de faits récents, notamment de ce qui se passe au Moyen-Orient ou en Corée du Nord, où un seul homme a le pouvoir et soumet tous les autres, ce qui le transforme en dieu. Il cite aussi le philosophe et auteur Christopher Hitchens comme principale influence de l'album, en particulier son livre Dieu n'est pas grand, que Haake avoue avoir lu deux fois de suite tellement il y a trouvé d'informations[7].
En termes de composition musicale, il raconte dans une interview accordée à Google que ce n'est pas forcément lui qui compose les parties de batterie. Il déclare : « 90 % du temps, la personne qui compose le morceau compose aussi les parties de batterie. Moi, je n'ai qu'à rejouer ce qui a été programmé en démo. Cela fait qu'au final je ne crée qu'un très léger pourcentage des partitions de batterie ». Pour les paroles, il dit que lui et Jens se basent d'abord sur les "sensations" qu'ils reçoivent de chaque morceau puis qu'ils se mettent ensuite d'accord sur les paroles qu'ils y intègrent. Il trouve que cette manière de fonctionner leur réussit[11].
