Kum Back

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Sortie
Enregistré
Durée 38:33
Kum Back
Description de cette image, également commentée ci-après
Une des pochettes de cet album pirate.
Album de The Beatles
Sortie
Enregistré
Durée 38:33
Genre rock, folk, blues
Producteur Glyn Johns

Kum Back est le premier album de type bootleg des Beatles, sorti en . Ce disque pirate, tiré de la diffusion à la radio d'un disque acétate de démonstration, est une ébauche du producteur du groupe, Glyn Johns, de ce qui deviendra plus tard dans l'année l'album Let It Be.

Durant les séances dites « Get Back » de , les Beatles, secondés de Billy Preston, désirent créer un album avec des chansons enregistrées en direct, possiblement devant public, sans overdubs ni rajouts en post-production. Le producteur et ingénieur de son Glyn Johns est sur place afin d'effectuer les enregistrements. La dernière semaine de janvier, quelques jours avant le concert sur le toit, il effectue un mixage qui mêle des chansons complètes, mais pas nécessairement les plus achevées, à d'autres qui ne le sont pas et ajoute des improvisations ainsi que des discussions entre les membres. Il remet sa preuve de concept d'album gravée sur des disques acétate à chacun des Beatles et, malgré avoir répondu aux attentes, son master est unanimement refusé[1]. En mars, le groupe se ravise et Johns reçoit le mandat de réaliser cet album à partir des nombreuses heures d'enregistrements qui dorment chez Apple. Il soumet sa seconde version en et, dans le Beatles Book de juin, on annonce que cet album sortirait à la mi-juillet. Mais afin de laisser la place à l'album Abbey Road qui est cours de production et surtout d'attendre la diffusion du film, la sortie du disque est reportée à une date ultérieure. Cette version ne sortira qu'un demi-siècle plus tard[2]! Une troisième et dernière tentative est effectuée par Johns en mais le groupe publiera la version de Phil Spector en mai. En 2003, sort une ultime version intitulée Let It Be… Naked qui élimine tous les ajouts de post production et les sons d'ambiance entre les pistes.

On avance que c'est John Lennon lui-même qui remet la copie acétate de la première version de l'album à un journaliste américain qui le donne, à son tour, à un DJ qui permettra sa diffusion en [1] sur les ondes de stations de radio de Boston, Buffalo et Cleveland[3]. Enregistré par des fans et des pirates, il est publié sur le marché gris sous le nom Kum Back bien avant la sortie officielle du disque Let It Be[1].

D'après l'auteur Clinton Heylin (en), c'est plutôt en Californie que le bootleg Kum Back est produit pour la première fois, tiré d'une diffusion par des stations radio FM locales. Pressée sur vinyle à Los Angeles, une première version du bootleg circule à Berkeley dans lequel les chansons sont dans un ordre incorrect avec certains titres erronés. À San Francisco, le bootlegger responsable de la sortie du premier bootleg de rock commercialisé, Great White Wonder de Bob Dylan sorti deux mois plus tôt en juillet, « Michael O » en achète un exemplaire et décide de l'améliorer. Il remet les chansons dans l'ordre, utilise les noms officiels tels que publiés dans le Beatles Book, et en fait presser trois mille copies qui se vendent en quelques jours. Deux mille autres copies sont manufacturées et ensuite mille autres, toutes vendues rapidement. C'est à ce moment que sa version est elle-même copiée et vendue à rabais, ce qui met un terme à sa contrefaçon. Toutes les copies pirates disparaitront du marché gris à l'arrivée de l'album officiel en [4].

Liste des chansons

Deuxième version

Troisième version

Let It Be

C'est Phil Spector qui héritera finalement de la tâche de produire et de mixer le douzième album des Beatles, qui sort le , mais, avec ses ajouts orchestraux sur trois titres, dont The Long and Winding Road, il s'éloignera du concept d'origine d'avoir des prises brutes et un son live[1]. George Martin a fait de même en ajoutant cuivres et violoncelles pour le single Let It Be, sorti deux mois plus tôt, que le producteur américain rehaussera ici. Le solo de guitare à saveur rock, enregistré le , est aussi choisi pour la chanson éponyme[9]. Spector conserve l'idée d'y inclure des dialogues entre certaines chansons[11] mais choisi les enregistrements qui semblent avoir la meilleure prestation dont deux autres titres tirés du concert sur le toit. Il réduit la durée de Dig It en plus d'éliminer les improvisations Teddy Boy (qu'il mixe mais laisse de côté[28]) et Rocker/Save the Last Dance for Me, la chanson Don't Let Me Down (déjà parue l'année précédente en face B d'un single et incluse sur la compilation Hey Jude sortie aux États-Unis quelques mois plus tôt) et la reprise en finale de Get Back. Les chansons I Me Mine, dont le master n'a été enregistré qu'en , et Across the Universe, datant de 1968, sont toutes deux rehaussées d'orchestrations.

Let It Be… Naked

Références

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