L'Éclipse
film de Michelangelo Antonioni, sorti en 1962
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L'Éclipse (titre original : L'eclisse) est un film italo-français en noir et blanc réalisé par Michelangelo Antonioni, sorti en 1962. Le film suit une jeune femme (Monica Vitti) qui se sépare de son compagnon et a une relation avec un courtier en bourse (Alain Delon), incarnation du monde matérialiste contemporain. Il s'agit du troisième volet d'une trilogie d'Antonioni comprenant L'avventura (1960) et La notte (1961).
Monica Vitti
Francisco Rabal
| Titre original | L'eclisse |
|---|---|
| Réalisation | Michelangelo Antonioni |
| Scénario | Michelangelo Antonioni, Tonino Guerra, Ottiero Ottieri et Elio Bartolini |
| Acteurs principaux |
Alain Delon Monica Vitti Francisco Rabal |
| Sociétés de production | Raymond Hakim et Robert Hakim |
| Pays de production |
|
| Genre | Drame |
| Durée | 118 minutes |
| Sortie | 1962 |
Série Trilogie de l'incommunicabilité
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Il fut récompensé par le Prix spécial du jury au Festival de Cannes en 1962, ex æquo avec le Procès de Jeanne d'Arc. L'Éclipse est considérée comme une œuvre importante, notamment en raison de son traitement esthétique de l'environnement urbain.
En 2008, il a été inclus dans la liste des « 100 films italiens à sauver » établie par le ministère italien du Patrimoine culturel. Cette sélection regroupe des œuvres qui ont marqué la mémoire collective du pays entre 1942 et 1978. Le film figure également dans la liste des 100 plus grands films en langue étrangère établie par la BBC en 2018, à partir d’un sondage auprès de 209 critiques de 43 pays. Il apparaît aussi dans les classements des 100 plus grands films de tous les temps de Télérama[1] et du British Film Institute[2], ainsi que dans l’ouvrage de référence 1001 films à voir avant de mourir.
Synopsis
Un lundi de , à l'aube, Vittoria, une jeune traductrice littéraire, met fin à sa relation avec Riccardo dans son appartement du quartier résidentiel de l'EUR à Rome, après une longue nuit de conversation. Riccardo tente de la convaincre de rester, mais elle lui dit qu'elle ne l'aime plus et part. Alors qu'elle marche dans les rues désertes du petit matin en passant devant la tour de l'EUR, Riccardo la rattrape et marche avec elle à travers une zone boisée jusqu'à son immeuble, où ils se font les derniers adieux.
Un peu plus tard, Vittoria rend visite à sa mère à la Bourse de Rome, qui est très animée à l'entrée de Vittoria. Un jeune agent de change, Piero, qui a entendu un tuyau, s'est précipité pour acheter les actions, puis les a vendues avec un gros bénéfice. Il se présente à Vittoria : il est l'agent de change de sa mère. Après l'annonce de l'infarctus mortel d'un collègue et un moment de silence, la salle reprend son activité frénétique. À l'extérieur du bâtiment, Vittoria et sa mère se rendent sur un marché, à proximité. Vittoria tente de parler de sa propre rupture, mais sa mère est préoccupée par les profits qu'elle a réalisés.
Ce soir-là, Anita (Rosanna Rory), la voisine de Vittoria, vient lui rendre visite et toutes deux discutent de leur rupture. Vittoria se dit déprimée, dégoûtée et perdue. Une autre voisine, Marta, les appelle et les invite dans son appartement voisin. Marta parle de la ferme qu'elle et son mari possèdent au Kenya. Pour jouer, Vittoria se déguise en danseuse africaine, avec un maquillage sombre, et danse dans l'appartement. Marta, peu amusée, lui demande d'arrêter. La conversation tourne au vinaigre lorsque Marta, colonialiste, s'inquiète de voir les « singes » s'armer et menacer la minorité blanche. Vittoria et Anita rejettent ces propos. Lorsque Zeus, le chien de Marta, s'échappe de la maison, les femmes lui courent après. Vittoria est fascinée par le bruit du grillage dans le vent. De retour dans son appartement, Riccardo l'appelle, mais elle se cache et ne répond pas.
Le lendemain, Vittoria et Anita se rendent à Vérone dans un petit avion. Pendant le trajet, Vittoria est fascinée par les nuages. À l'aéroport, elle regarde les avions décoller et atterrir avec un émerveillement d'enfant. « C'est tellement beau ici », dit-elle à Anita. Pendant ce temps, à la Bourse de Rome, Piero est occupé à faire des transactions. Vittoria arrive à la Bourse et apprend que sa mère a perdu environ 10 millions de lires. Un autre homme a perdu 50 millions. Vittoria suit l'homme dans les rues bondées jusqu'à un petit café, où elle le voit dessiner des fleurs sur un petit bout de papier et boire de l'eau minérale. Elle rencontre Piero, qui la conduit à l'appartement de sa mère dans sa voiture de sport Alfa Romeo Giulietta. Elle lui montre des photos de famille encadrées et sa chambre d'enfant. Piero essaie de l'embrasser, mais elle se dérobe. Piero retourne à son bureau situé sur la Via Po, près de la Via Salaria, où il doit annoncer la mauvaise nouvelle à ses investisseurs.
Après avoir travaillé à l'extérieur de son bureau, Piero rencontre une call-girl avec laquelle il avait pris rendez-vous, mais il est déçu qu'elle ait récemment changé de couleur de cheveux, passant de blonde à brune. Décidant de ne pas l'accompagner, Piero se rend à l'appartement de Vittoria et se tient devant sa fenêtre. Il l'entend taper à la machine. Après qu'un ivrogne soit passé par là et ait remarqué Vittoria à la fenêtre, Piero s'est approché. Pendant qu'ils discutent, l'ivrogne vole la voiture de sport de Piero. Le lendemain matin, Piero et Vittoria arrivent sur le lieu de l'accident, où l'ivrogne a précipité la voiture dans un lac. Vittoria les observe alors que la voiture et le corps sont sortis de l'eau. Lorsqu'ils s'éloignent, Vittoria s'étonne que Piero se préoccupe des dégâts sur la voiture et son moteur plutôt que du mort. Ils se promènent dans un parc en s'amusant. Lorsque tous deux arrivent à son immeuble, Vittoria détache un ballon d'un chariot et, appelant sa nouvelle amie Marta, lui demande de tirer sur le ballon avec son fusil (Marta ayant déjà tiré sur des rhinocéros et des éléphants au Kenya), ce qu'elle fait tandis que le ballon s'élève dans le ciel. Lorsqu'ils atteignent son immeuble, il l'embrasse, mais elle semble mal à l'aise. Avant de partir, elle laisse tomber un morceau de bois dans un tonneau d'eau.
Ce soir-là, Vittoria tente d'appeler Piero, mais son téléphone est occupé. Lorsqu'elle parvient enfin à le joindre, elle ne parle pas et lui, pensant qu'il s'agit d'une farce, hurle dans le téléphone et raccroche. Le lendemain, alors qu'elle attend dehors près de sa maison, Vittoria regarde dans le tonneau d'eau et voit que le bout de bois est toujours là. Piero arrive et lui dit qu'il a acheté une nouvelle BMW pour remplacer son Alfa Romeo. Elle demande à aller chez lui. Tous deux passent devant une infirmière qui transporte une petite fille dans un landau. Piero l'emmène dans l'appartement de ses parents qui est rempli de belles œuvres d'art et de sculptures. Au cours de leur conversation, elle semble nerveuse et peu disposée à s'ouvrir à lui : « Deux personnes ne devraient pas trop se connaître si elles veulent tomber amoureuses. Mais peut-être qu'ils ne devraient pas tomber amoureux du tout ». Ils discutent de manière ludique, s'embrassent à travers une vitre, puis s'embrassent passionnément. Après qu'il a accidentellement déchiré sa robe, elle entre dans une chambre et regarde les vieilles photos de famille. Par la fenêtre, elle regarde dans la rue où elle voit deux religieuses, des gens qui discutent dans un café, un soldat seul qui attend au coin de la rue. Piero vient dans la chambre et ils font l'amour.
Quelque temps plus tard, Piero et Vittoria sont allongés sur une colline et regardent le ciel. Il regarde autour de lui et dit : « J'ai l'impression d'être dans un pays étranger ». Elle lui répond que c'est ce qu'elle ressent en sa présence. Il s'énerve parce qu'il ne comprend pas ce qu'elle ressent. Vittoria lui dit : « J'aimerais ne pas t'aimer ou t'aimer beaucoup plus ». Un peu plus tard, dans son bureau, Vittoria et Piero s'embrassent et s'enlacent de manière ludique sur le canapé, allant même jusqu'à se battre à terre comme des enfants. Lorsqu'une alarme retentit, ils se préparent à se séparer. Ils s'embrassent et parlent de se voir tous les jours. Ils conviennent de se retrouver le soir même à 20 heures à « l'endroit habituel », à proximité de son appartement. Ce soir-là, le dimanche , aucun des deux ne se présente au lieu de rendez-vous fixé.
La séquence finale contient des images qui ont été présentées auparavant dans le film : une infirmière avec un enfant, un boquet tiré par des chevaux, un homme qui passe, des arbres qui bruissent dans le vent, de l'eau qui coule d'un tonneau, des gens qui attendent un bus, des arroseurs qui se déclenchent, une femme blonde qui passe, un morceau de bois qui flotte dans un tonneau d'eau et des gens qui rentrent chez eux après le travail. Le ciel s'assombrit et les lampadaires s'allument.
Fiche technique
- Titre : L'Éclipse[3]
- Titre original : L'eclisse
- Réalisation : Michelangelo Antonioni
- Scénario : Michelangelo Antonioni, Tonino Guerra, Ottiero Ottieri et Elio Bartolini
- Production : Raymond Hakim et Robert Hakim
- Musique : Giovanni Fusco
- Photographie : Gianni Di Venanzo, assisté par Pasqualino De Santis (cadreur)
- Montage : Eraldo Da Roma
- Décors : Piero Poletto
- Costumes : Bice Brichetto et Gitt Magrini
- Pays de production :
Italie -
France - Langue originale : italien
- Format : Noir et blanc - Mono
- Genre : drame
- Durée : 118 minutes
- Dates de sortie :
- Italie : (Milan, avant-première) ; (sortie nationale)
- France : (avant-première) ; (festival de Cannes 1962) ; (sortie nationale)
Distribution
- Monica Vitti : Vittoria
- Alain Delon : Piero (voix de la version originale italienne : Gabriele Antonini)
- Francisco Rabal : Riccardo (voix de la version originale italienne : Aldo Giuffré)
- Louis Seigner : Ercoli
- Lilla Brignone : la mère de Vittoria
- Rosanna Rory : Anita
- Mirella Ricciardi : Marta
Production
Genèse et développement
Le réalisateur puise l’idée du film dans l’observation d’une éclipse solaire, en s’interrogeant sur ce que deviendrait la Terre privée de soleil[a]. Il transpose cette métaphore dans le monde de la finance, qu’il voit comme une force éclipsant les relations humaines[a]. Antonioni expliquera la modernité de son propos : « Ce qui est révolutionnaire dans mon histoire c'est qu'un homme et une femme se rencontrent, ils se plaisent, ils s'aiment et se séparent de leur plein gré, simplement parce qu'ils jugent, en toute liberté, chacun de leur côté que cela vaut mieux ainsi. Je ne vois pas où résiderait la tragédie là-dedans. C'est un autre ordre de sentiments... Que voulez-vous, le monde se transforme sous nos yeux et vous voudriez que les sentiments n'évoluent pas ? »[b].
Choix des interprètes
Antonioni choisit Alain Delon pour le rôle de Piero après avoir été frappé par son « visage dur et impitoyable »[4]. L’idée de collaborer avec l’acteur lui était venue bien avant le scénario en croisant Delon à Rome[a].
Le rôle féminin principal, celui de Vittoria, revient à Monica Vitti, actrice et compagne du cinéaste, qu’il s’attache à mettre en valeur dans la plupart de ses films de cette période[a]. Delon reconnaîtra plus tard que le film était avant tout centré sur elle : « L’Éclipse était surtout un film sur Monica Vitti. Pour moi ce ne fut qu’une participation qui, je le reconnais, m’a mis l’eau à la bouche mais n’était pas suffisante. [...] Le rôle que j'avais dans L'Éclipse n'était pas un rôle très passionnant pour moi. Mais j'avais l'occasion d'être dirigé par Antonioni, de pénétrer dans son œuvre. Le rôle c'était Monica Vitti, le mien ne m'aurait pas fait courir avec quelqu'un d'autre, mais c'était Antonioni, vous comprenez ? »[a].
Préparation et tournage
Pour préparer son rôle, Alain Delon effectue un stage d’une quinzaine de jours à la Bourse de Rome, sur les conseils d’un agent de change réel qui inspira le personnage de Piero[b]. Le tournage des scènes boursières a lieu en août 1960, pendant une période creuse : la chaleur dépasse les 40 °C et provoque des malaises parmi les figurants[b]. Le reste du film est tourné principalement à Rome et à Vérone[b].
Antonioni se montre discret sur le plateau, observant beaucoup et dirigeant par gestes et silences[c]. Delon, qui admire le cinéaste, note : « Il conduit les acteurs d'un rien : un geste, un regard, un silence. Télépathie ? Non : sympathie. Soudain, je sens que ça va ou que ça ne va pas, je m'arrête ou je continue. Lui observe, se tait. Et pourtant, il sait où il va et nous y conduit tous, plus sûrement qu'avec une main de fer. Il m'a appris à me révéler à moi-même. À son contact, j'ai deviné quel extraordinaire psychologue il était, avec toutes les finesses de sensibilité d'un écrivain. Il sait exprimer la générosité. »[c]. Les relations entre les deux hommes se tendent toutefois[d]. Delon, mal à l’aise dans la peau d’un personnage froid et calculateur, souhaite lui apporter plus de relief, mais Antonioni s’y oppose, préférant filmer une apparence presque vide[d]. Le cinéaste, très attentif à Monica Vitti, multiplie les prises, dépassant largement les délais prévus, ce qui crée des tensions avec les producteurs[d].
Accueil
Présenté d’abord en Italie, L’Éclipse reçoit un accueil critique très favorable[d]. Sur le plan international, le film connaît un succès d'estime, plus marqué au Japon où la présence de Delon attire le public, mais reste modeste auprès du grand public ailleurs[d].
Union Soviétique : 6 500 000 entrées
Italie : 1 745 366 entrées[5] (296 712 263 lires italiennes[5])
France : 470 764 entrées[6] (dont 199 696 à Paris[6])
Le film est sorti en Italie les 12 et 13 avril 1962, a connu sa première française le 2 mai 1962, a été présenté au Festival de Cannes le 22 mai 1962, puis est sorti en France le 25 août 1962. Il a ensuite été distribué en Suède le 15 octobre 1962, en Allemagne le 19 octobre 1962, aux Pays-Bas le 1er novembre 1962, au Japon le 19 décembre 1962, aux États-Unis le 20 décembre 1962, au Royaume-Uni le 17 janvier 1963 (4 152 spectateurs), en Espagne (Madrid) le 28 janvier 1963, au Mexique le 24 mai 1963, en Turquie en novembre 1964, en Finlande le 28 janvier 1966, en URSS les 21 septembre et 21 novembre 1966, au Danemark le 14 août 1968 et enfin en Islande le 10 janvier 1970[7].
Dans la version soviétique de L’Éclipse, près de 20 minutes ont été supprimées[8]. Parmi les coupes figurait la scène du vol en avion privé au-dessus de Rome[8]. Ce plan participait à une réflexion sur le paysage vu d’en haut, un motif particulier dans l’univers cinématographique d’Antonioni[8]. Selon Sergueï Koudriatsev, ces interventions ont porté atteinte non seulement à l’intégrité artistique de l’œuvre, mais aussi à la vision du monde du réalisateur[8]. Les monteurs appliquaient cette logique de manière systématique et retiraient tout ce qui leur paraissait dépourvu de signification essentielle[8]. C’était particulièrement visible dans les films français, notamment avec Alain Delon[8].
Sur Rotten Tomatoes, le film obtient un taux d’approbation de 87 % basé sur 30 critiques, avec une note moyenne de 8,1/10[9].
Postérité
La Cinématek, Konbini (video club), The Criterion Collection dévoilent des listes où divers professionnels du milieu recommandent ou précisent leurs films préférés. L'Éclipse a conquis Martin Scorsese, Dario Argento, Ramin Bahrani, Noémie Merlant, Christoph Hochhäusler, François Ozon, Paul Schrader, Raymond Depardon, Louis Garrel[10], Joachim Trier, Maren Ade, Todd Haynes ou encore James Franco[11],[12],[13].
Le film est lui‑même cité dans deux autres œuvres majeures figurant sur la liste des 100 films italiens à sauver : Le Fanfaron (Il sorpasso) de Dino Risi (par le personnage de Bruno Cortona, interprété par Vittorio Gassman) et dans Nous nous sommes tant aimés d’Ettore Scola (par le personnage d’Elide Catenacci, interprété par Giovanna Ralli).
Caractéristiques
Ce film peut notamment être remarqué pour les scènes tournées dans une Bourse où l'on voit l'énergie folle dépensée par les agents qui crient pour vendre ou acheter, pour un bien maigre résultat : la Bourse monte le premier jour puis chute fortement le deuxième. Et Piero ne peut qu'avouer ce constat à Vittoria : il n'y a rien à faire, et personne ne sait où va l'argent perdu.
L'Éclipse est également remarquable pour la façon dont Antonioni filme Vittoria marchant, seule, dans les grandes rues de cette ville italienne, proposant une approche photographique de l'architecture moderne : angles, agencements complexes, lignes épurées et vides encadrés se succèdent à travers son regard.
Ce film, comme d'autres œuvres d'Antonioni (Le Désert rouge par exemple), traite notamment de l'incommunicabilité des personnes dans le monde contemporain. Le film commence en effet par la rupture de Vittoria avec son fiancé, sans qu'elle puisse lui expliquer pourquoi ni depuis quand elle ne l'aime plus. Elle ne parvient pas à l'avouer à sa mère, qui ne l'écoute pas. Plus tard, au cours de sa liaison avec Piero, elle dit à celui-ci qu'elle aimerait pouvoir ne pas l'aimer, ou pouvoir l'aimer mieux. Lui ne comprend pas, il ne voit pas les problèmes que se pose Vittoria.
L'Éclipse est à la fois un film à l'esthétique très recherchée, notamment du point de vue des vues urbaines et de la figure de Vittoria, et un film à la visée philosophique importante, avec ce questionnement sur la réalité et la nécessité de l'amour, sur la complexité des relations humaines.
Ce film est à rapprocher des films de Michelangelo Antonioni La Nuit, en 1961, et Le Désert rouge, en 1964, car ils traitent de thèmes semblables.
Distinctions
Récompenses
- Prix spécial du jury (ex æquo avec Procès de Jeanne d'Arc de Robert Bresson) au Festival de Cannes 1962