L'Harmonie des sphères
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| L'Harmonie des sphères BVN 128 | |
Partition publiée en 1919 : page de couverture | |
| Nb. de mouvements | 15 |
|---|---|
| Musique | Rued Langgaard |
| Texte | Ida Lock |
| Langue originale | danois |
| Effectif | soprano, ténor, chœurs, orgue et double orchestre |
| Durée approximative | env. 35 min |
| Dates de composition | 1916-1918 |
| Publication | 1919 Edition Wilhelm Hansen |
| Création | Karlsruhe, Allemagne |
| Interprètes | Ellen Overgaard, soprano Chœur et orchestre du Badisches Landestheater (en) Dir. Hans Seeber van der Floe |
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L'Harmonie des sphères (danois : Sfærernes Musik, littéralement Musique des sphères) est une œuvre pour soprano, chœurs, orgue et double orchestre BVN 128, achevée par Rued Langgaard en 1918, créée en 1921.

De 1916 à 1918, Rued Langgaard compose L'Harmonie des sphères[1] pour soprano, chœurs et orgue, accompagnés par un double orchestre, l'un en grande formation sur scène, l'autre plus réduit « à distance » (terminologie propre à l'auteur). Sur un texte d'Ida Lock (1882-1951), elle est créée à Karlsruhe (Allemagne) le par Ellen Overgaard (soprano), le chœur et l'orchestre du Badisches Landestheater (en), sous la direction de Hans Seeber van der Floe[2],[3].
La partition est publiée par Edition Wilhelm Hansen en 1919[4]. Le musicologue danois Bengt Viinholt Nielsen, auteur du catalogue thématique « BVN » des œuvres de Langgaard, lui attribue le numéro 128.
En 1968, année d'une première reprise de l'œuvre en concert à Stockholm (Suède), le compositeur György Ligeti à qui cette partition est soumise, se déclare influencé (alors sans le savoir) par Langgaard[2],[3].
L'œuvre est instrumentée pour un orchestre sur scène comprenant 4 flûtes (4e doublée au piccolo), 3 hautbois, cor anglais, 3 clarinettes, 3 bassons, 8 cors, 3 trombones, tuba, 8 timbales (requérant 2 musiciens), cymbales, gong, carillon tubulaire, piano en glissando et cordes, doublé par un orchestre distant comprenant 2 flûtes, hautbois, 2 clarinettes, cor, timbales, harpe et cordes, le tout accompagnant la soprano, le chœur (SATB) et l'orgue[4].
Sa durée d'exécution est de trente-cinq minutes environ. L'Harmonie des sphères est découpée en quinze brèves sections enchaînées (de trente secondes à cinq minutes). Le thème de la dernière, titrée La Fin : Antéchrist – Christ, sera repris dans l'unique opéra de Langgaard, Antikrist (1923, rév. 1930).