L'Âne (Machiavel)
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L'Âne d'or
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L'Âne |
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| Date de publication | |
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| Adapté de |
| Œuvres littéraires de Nicolas Machiavel | ||||||||
| Auteur | Nicolas Machiavel | |||||||
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| Préface | Charles Léopold Louandre | |||||||
| Traducteur | Jean-Vincent Périès (d) |
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| Éditeur | Charpentier | |||||||
| Lieu de parution | Paris | |||||||
| Date de parution | 1884 | |||||||
| Chronologie | ||||||||
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L'Âne, également connu sous le titre L'Âne d'or, est un poème satirique et une fable politique de Nicolas Machiavel écrit en 1517 et publié en 1549 à Florence.
L'Âne est relativement méconnu par rapport à une œuvre majeure comme Le Prince ou même à La Mandragore. Machiavel entreprend l'écriture du poème vers 1517 mais ne le termine pas. En 1549, vingt-deux ans après sa mort, le texte est publié en l'état. Interrompu avant la « métamorphose », il ne décrit pas les aventures de l'âne, malgré son titre[1].
Voltaire présentait le poème ainsi en 1764 :
« On connaît peu l'Âne de Machiavel. Les dictionnaires qui en parlent disent que c'est un ouvrage de sa jeunesse ; il paraît pourtant qu'il était dans l'âge mûr, puisqu'il parle des malheurs qu'il a essuyés autrefois et très longtemps. L'ouvrage est une satire de ses contemporains. L'auteur voit beaucoup de Florentins, dont l'un est changé en chat, l'autre en dragon, celui-ci en chien qui aboie à la lune, cet autre en renard qui ne s'est pas laissé prendre. Chaque caractère est peint sous le nom d'un animal, Les factions des Médicis et de leurs ennemis y sont figurées sans doute ; et qui aurait la clef de cette apocalypse comique saurait l'histoire secrète du pape Léon X et des troubles de Florence. Ce poème est plein de morale et de philosophie. »
Contexte
En 1513, soupçonné d'avoir participé à une conjuration, Machiavel est arrêté et emprisonné. Amnistié lors de l'accession de Léon X au trône papal, il se retire dans sa maison (it) de Sant'Andrea in Percussina (it), hameau de la commune de San Casciano in Val di Pesa où il écrit Le Prince qu'il dédie à Laurent II de Médicis, tentant de retrouver une place dans la vie politique de Florence. Il écrit également les Discours sur la première décade de Tite-Live et l'Art de la guerre qu'il dédie à Rucellai qu'il retrouve avec d'autres érudits lors des rencontres littéraires des Orti Oricellari. En 1515, il rédige la nouvelle Belphégor archidiable (it) et la comédie La Mandragore.
Quand il entreprend d'écrire l'Âne, Machiavel se trouve écarté des affaires politiques de Florence, condamné à une forme d'exil. Blessé par l'ingratitude qu'il ressent, il songe à la vengeance. C'est une situation similaire qui conduisit Dante à écrire la Divine Comédie deux siècles plus tôt et qui amène Machiavel à former le projet d'écrire une fable politique à laquelle il donnera la structure d'une nouvelle Commœdia en terzina dantesca dont il sera le protagoniste[1].
Les avis divergent sur la datation de la composition de l'œuvre. Pour certains auteurs le poème a été écrit en 1517. D'autres avancent l'hypothèse d'une composition en deux temps : Machiavel aurait écrit les cinq premiers chapitres entre la fin de 1512 et le début de 1513 et les trois derniers après 1514. L'asino, Belfagor et d'autres œuvres sont publiées chez Bernardo Giunti à Florence en 1549[3].
