Circé
déesse de la magie, ou enchanteresse dans la mythologie grecque
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Circé (en grec ancien Κίρκη / Kirkê) est une puissante magicienne de la mythologie grecque, parfois considérée comme une déesse ou une nymphe. Principalement décrite comme la fille du dieu Hélios et de l'Océanide Persé, Circé est reconnue pour sa grande expertise des potions et des métamorphoses.
| Circé | |
| Magicienne de la mythologie grecque | |
|---|---|
Wright Barker, Circé, 1889, huile sur toile, 138 x 188 cm, Cartwright Hall Art Gallery (Bradford). | |
| Caractéristiques | |
| Nom | Κίρκη / Kirkê |
| Fonction principale | Magicienne |
| Résidence | Ééa |
| Lieu d'origine | Grèce antique |
| Période d'origine | Grèce archaïque / Antiquité grecque |
| Culte | |
| Mentionné dans | Théogonie d'Hésiode Odyssée d'Homère Bibliothèque d'Apollodore Argonautiques d'Apollonios de Rhodes Métamorphoses d'Ovide |
| Famille | |
| Père | Hélios ou Éétès |
| Mère | Persé ou Hécate |
| Fratrie | Pasiphaé, Éétès et Persès, ou Médée |
| Premier conjoint | Ulysse |
| • Enfant(s) | Agrios, Latinos et Télégonos |
| Deuxième conjoint | Télémaque |
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Son mythe le plus connu se trouve dans l'Odyssée d'Homère, quand Ulysse, de retour de Troie, accoste sur l'île d'Ééa, où elle réside. Après l'avoir convaincu de rendre leur forme humaine à son équipage, qu'elle a changé en porcs, il vit un an avec elle. Ses talents de métamorphose sont également illustrés dans les mythes de Picus et de Scylla.
Mythe

Famille et attributs
Elle est souvent considérée comme la fille du dieu Hélios et de l'Océanide Persé[1.1],[2.1],[3.1],[4]. Dans les Argonautiques orphiques, sa mère est nommée Astérope[5]. Elle est la sœur d'Éétès, gardien de la Toison d'or et père de Médée, de Pasiphaé, femme de Minos et mère du Minotaure, et de Persès[4]. D'autres versions, comme celles de Denys de Milet et Diodore de Sicile, en font la fille d'Éétès et Hécate et la sœur de Médée[6]. Circé, par ses changements de comportement et de personnalité et son association avec Ulysse, est souvent confondue avec Calypso[7].
Circé vit sur Ééa. Bien qu'Homère soit vague sur la localisation de l'île, Apollonios de Rhodes, dans les Argonautiques, la situe au sud de l'île d'Elbe, donnant sur la mer Tyrrhénienne ; dans le même poème, il explique que Circé y a été déposée par son frère Éétès à l'aide du char solaire de leur père[3.2]. Caius Valerius Flaccus, un auteur latin, quant à lui, la fait arriver sur l'île grâce à des dragons[8]. Les poètes romains associent Circé au mythe fondateur du Latium et lui élisent domicile sur le mont Circé[9].
Homère décrit Circé comme une « vénérable déesse » à la « belle chevelure » et à la « voix mélodieuse »[1.1]. Apollonios de Rhodes et les Argonautiques orphiques la présente, comme tout descendant d'Hélios, avec les cheveux, le visage et les yeux éclatants[3.3],[5]. Ovide, dans Remèdes à l'amour, implique que Circé aurait appris l'art des potions de sa mère[10].
Avant l'Odyssée
Dans les Argonautiques, Apollonios de Rhodes raconte que les Argonautes rendent visite à Circé afin de se purifier du meurtre d'Absyrte, le frère de Médée, et la trouve en pleine baignade avec des créatures monstrueuses dont le corps est un « bizarre assemblage de l'homme et de la bête ». En sacrifiant un pourceau, Circé accepte de les purifier malgré sa désapprobation envers cet acte, puis leur promet de ne pas être un obstacle de leur voyage et leur ordonne de partir[3.4].
Ovide, dans les Métamorphoses, raconte que Glaucos, une divinité marine, demande un philtre d'amour à Circé afin de faire tomber Scylla amoureuse de lui. Circé, éprise de Glaucos, le demande en mariage, ce qu'il refuse. Enragée, Circé utilise son expertise pour se venger ; elle découvre le lieu de baignade de Scylla et en empoisonne l'eau ; alors qu'elle vient s'y baigner, Scylla se transforme alors en monstre marin[11]. Une histoire similaire implique Picus, fils de Saturne et roi du Latium, mariée à la nymphe Canens. Alors qu'il chasse le sanglier, Circé s'éprend de lui et lui déclare son amour. Quad Picus la rejette et reste fidèle à Canens, Circé, furieuse, change Picus en pivert. Canens le cherche ensuite pendant six jours avant de s'évaporer de fatigue[12].
Pendant la Gigantomachie, Picolous, l'un des Géants, fuit la bataille et se réfugie à Ééa. Il tente de fuir Circé mais est tué par Hélios, père et allié de cette dernière. De son sang naît la moly, une plante à la fleur blanche comme les rayons du Soleil. Cette plante, que les mortels ne peuvent cueillir, sera plus tard utilisée par Ulysse, avec l'aide d'Hermès, afin de vaincre Circé[1.2].
Dans l'Odyssée

Dans l'Odyssée d'Homère, Circé est décrit comme une déesse vivant dans un palais isolé sur l'île d'Ééa, au milieu d'une forêt dense habitée par des lions et des loups. De sa voix mélodieuse, elle attire quiconque accoste son île en s'affairant sur un métier à tisser avant de les droguer pour les métamorphoser[1.3]. Il lui donne l'épithête πολυφάρμακος / polyphármakos, « experte en potions et enchantements ».
Circé invite l'équipage d'Ulysse à déguster du cycéon, un mets à base de gruau d'orge, de fromage et de miel lié avec du vin, auquel elle ajoute une potion qui les change en porcs. Euryloque, seul homme à douter de Circé, n'entre pas, puis va annoncer à Ulysse le destin funeste de leurs compagnons[1.4]. Ulysse reçoit la visite d'Hermès, envoyé par Athéna, qui lui offre la moly pour le protéger de la magie de l'enchanteresse[1.2]. Il lui conseille ensuite de faire mine de l'attaquer, puis de refuser ses avances avant qu'elle ne jure sur les dieux de défaire son sortilège. En suivant ses conseils, Ulysse réussit à sauver son équipage[1.5].
Ulysse et son équipage restent un an à Ééa, au cours duquel Ulysse s'unit à Circé. Cette dernière dit à Ulysse qu'il doit repartir vers les Enfers afin de consulter Tirésias et le conseille sur la route à prendre et les protections nécessaires[1.6].
Après l'Odyssée
Hésiode, dans la Théogonie, raconte que Circé a trois enfants d'Ulysse : Agrios, Latinos et Télégonos, roi des Étrusques, dont l'histoire est narrée dans la Télégonie, épopée désormais perdue[2.2]. Circé révèle l'identité de son père à Télégonos et lui donne une lance empoisonnée. Télégonos arrive à Ithaque alors qu'Ulysse est absent en Épire et commence à ravager l'île. Quand Ulysse revient défendre sa terre, Télégonos le tue, ignorant qu'il s'agit de son père. Il ramène son corps, ainsi que Pénélope et Télémaque, à Ééa, où Circé enterre Ulysse et rend immortel le reste de sa famille. Circé se marie à Télémaque et Pénélope à Télégonos, sous les conseils d'Athéna[13].
Denys d'Halicarnasse cite Xenagoras et dit que Circé et Ulysse ont trois autres fils, Rhomos, Anteias et Ardeias, qui fondent respectivement trois villes portant leur nom : Rome, Antium et Ardea. Dans les Dionysiaques, Nonnos de Panopolis mentionne Faunus comme fils de Circé avec Neptune[14],[15].
Autres sources antiques
Trois anciennes pièces de théâtre perdues ont comme protagoniste Circé : une tragédie d'Eschyle et deux comédies d'Éphippe d'Athènes et d'Anaxilas d'Athènes. La première raconte la rencontre entre Ulysse et Circé : des céramiques d'époque semblent suggérer que les compagnons transformés d'Ulysse forment le chœur à la place des habituels satyres. Des fragments de la pièce d'Anaxilas mentionnent la métamorphose d'un des compagnons, qui se plaindrait de l'impossibilité de se gratter le visage[16].
Dans ses Passions amoureuses, Parthénios de Nicée raconte que pendant le séjour d'Ulysse, Calchus, roi des Dauniens, fit tant d'avances à Circé qu'elle le métamorphosa en porc de dépit. Elle défait son sortilège quand une armée vient le récupérer, à condition qu'il ne revienne jamais sur son île[17].
Virgile, dans l'Énéide, raconte le voyage d'Énée près du mont Circé, où l'enchanteresse a élu domicile et a transformé de nombreux hommes en plus d'animaux que de simples cochons[9].
Dans les Œuvres morales de Plutarque se trouve un passage qui inspirera de nombreux autres auteurs, « Que les bêtes ont l'usage de la raison », où Circé autorise Ulysse à dialoguer avec un grec changé en porc, qui l'informe que son existence est préférable à celle d'un humain, suivi d'un dialogue philosophique où les valeurs humaines sont remises en question[18].
Interprétations tardives

Le poète et romancier italien Boccace écrit un condensé des connaissances sur Circé au Moyen Âge dans De mulieribus claris[19].
John Gower, dans son poème didactique Confessio Amantis, représente Ulysse comme plus expert en sorcellerie et plus intelligent que Circé, ce qui explique qu'il parvient à la quitter, alors enceinte de Télégonos. La morale de l'histoire, par la quête de ce dernier et le meurtre accidentel de son père, serait que seul le mal peut naître de la sorcellerie[20].
L'histoire d'Ulysse et Circé est également racontée dans un épisode du poème Froschmeuseler (« Les Grenouilles et les Souris ») de Georg Rollenhagen, en 1595, puis dans le recueil La Circe – con otras rimas y prosas de Lope de Vega, en 1624[21],[22].
Nathaniel Hawthorne interprète la version homérique du mythe dans la troisième partie de Le Second Livre des merveilles, une collection d'histoires inspirées de la mythologie grecque. Picus apparaît dans cette version, essayant de prévenir Ulysse, puis Euryloque, cette fois-ci transformé lui aussi, qui parvient à retrouver forme humaine après avoir prévenu Ulysse[23].
Dans son essai Transformations of Circe, publié en 1994, Judith Yarnall commente l'évolution de la vision de cette figure, apparaissant d'abord comme une déesse mineur à l'origine incertaine : « Ce que nous connaissons de source sûre, du moins ce que la littérature occidentale atteste, c'est son remarquable pouvoir. Trois versions différentes du mythe de Circé peuvent être vues comme des miroirs, plus ou moins nets, des fantasmes des cultures qui les ont produites. (...) Circé elle-même, avec les changements de son histoire à travers les siècles, a connu bien plus de métamorphoses que celles infligées aux compagnons d'Ulysse[24]. »
Les animaux doués de raison

L'un des thèmes les plus persistants du mythe de Circé et sa capacité à changer les hommes en animaux : la philosophie se demande alors si la conscience humaine s'en trouve changée et si ce changement est bénéfique. Le dialogue de Gryllus dans les Œuvres morales de Plutarque est interprété par Giambattista Gelli dans La Circe, en 1549, une série de dix dialogues moraux et philosophiques entre Ulysse et son équipage, changé en animaux de toutes sortes, allant de l'huître à l'éléphant, dans lesquels Circé prend parfois la parole[25]. La majorité refuse de reprendre forme humaine ; seul celui qui était philosophe le souhaite. En 1590, Edmund Spenser y fera également référence à la fin du deuxième livre de La Reine des fées [26].
Deux auteurs italiens écrivent des versions différentes du mythe, centrées sur la partie animale de l'Homme : d'abord, Nicolas Machiavel dans son poème satirique inachevé, L'Âne, en 1516, puis Giordano Bruno, poète ésotérique qui écrite Cantus Circaeus (« L'Incantation de Circé ») en latin en 1582, dans lequel Circé explique comment les métamorphoses qu'elle exécute représente le caractère des hommes transformés[27].
Lors des Lumières, les auteurs français vont également s'emparer du mythe de Circé : Montfleury fils, dans Les Bêtes raisonnables, en 1661 ; Jean de la Fontaine, dans Les Compagnons d'Ulysse, dans le douzième livre de ses Fables ; puis Louis Fuzelier et Marc-Antoine Legrand dans leur opéra-comique de 1718 Les animaux raisonnables, mis en musique par Jacques Aubert[28],[29].
Politique et sexualité

À la Renaissance, des courants de pensées commencent à interpréter la raison de la transformation des hommes par Circé au-delà de la simple sorcellerie. Alors qu'à l'époque classique, Socrate écrit que la gourmandise dépasse leur contrôle d'eux-mêmes, pour André Alciat, il s'agit de leur indécence[30]. Ainsi, dans l'emblème 76, intitulé Cavendum a meretricibus (« Méfiez-vous des prostituées») dans la deuxième édition de son Emblematum liber, Circé devient une prostituée dont Picus, Scylla et les compagnons d'Ulysse sont les victimes[31] :
Circé, née du Soleil, possède un pouvoir si grand
Qu'elle aurait transformé bien des hommes en monstres.
Le cavalier Picus en est témoin, tout comme la perfide Scylla,
Et les porcs d'Ithaque après avoir bu son vin.
Circé, par son fameux nom, désigne une prostituée,
Et quiconque l'aimera en perdra la raison.
Au XIXe siècle, Circé cesse d'être une figure mythique dans la poésie : Albert Glatigny, dans Les vignes folles, en 1857, en fait la vision d'un rêve causé par l'opium, où elle est la manifestation de fantasmes masochistes ; en 1876, Louis Ménard, dans un sonnet de Rêveries d'un païen mystique, la décrit comme à l'apparence enchanteresse qui dissimule sa réalité cruelle[32],[33]. En 1909, dans un poème de T. S. Eliot, publié alors qu'il est encore étudiant, Circé n'apparaît pas mais devient une menace castratrice à travers les animaux qui « nous regardent avec les yeux d'hommes que nous avons connu il y a longtemps »[34].
Des poétesses, quant à elles, utilisent la figure de Circé pour faire entendre sa voix en tant que femme. Augusta Webster, qui explore la condition féminine dans son œuvre, écrit un monologue intitulé Circe dans son recueil Portraits, en 1870, dans lequel la magicienne déclare qu'elle ne change pas les hommes en porcs, mais ne fait qu'enlever le déguisement qui les fait paraître humains[35]. Le caractère mythologique du personnage permet de faire passer, à partir de l'époque victorienne, des messages sur la sexualité féminine, le désir féminin et des critiques sur le rôle donné aux femmes en politique[36],[37],[38].
Parallèles avec d'autres œuvres
Plusieurs œuvres épiques de la Renaissance présentent des sorcières inspirées de la figure de Circé, vivant généralement dans un lieu isolé, dédié au plaisir, où les amants sont attirés et changés en animaux, comme Alcina dans Orlando furioso de L'Arioste en 1516, Filidia dans Il Tancredi d'Ascanio Grandi en 1632, Armida dans La Jérusalem délivrée de Le Tasse en 1580 et Acrasia dans La Reine des fées d'Edmund Spenser[39],[40].
Des historiens associent plus tardivement des éléments du mythe de Circé et de Médée au développement de la fée Morgane dans la légende arthurienne[41]. De plus, Titania, personnage de la pièce de théâtre Le Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare, publiée en 1600, semble être une inversion de Circé : Titania (« fille des Titans ») était un épiclèse de Circé à l'époque classique[42]. Dans ce cas particulier, les rôles sont inversés : Titania, reine des fées, tombe amoureuse d'un âne, qui est en réalité un homme transformé pour dévoiler sa véritable forme.
Interprétations scientifiques
Les plantes du genre Circaea tiennent leur nom de l'enchanteresse : selon les botanistes du XVIe siècle, il s'agirait de l'herbe utilisée par Circé pour ensorceler les compagnons d'Ulysse[43]. Les historiens de la médecine interprètent la transformation en porcs par une intoxication anticholinergique à la plante Datura stramonium, dont les symptômes incluent l'amnésie et des hallucinations[44]. La moly est inspirée du perce-neige, fleur contenant de la galantamine, qui est un puissant anticholinestérasique[45].
Autres influences
- La famille Mamilia, telle que décrite par Tite-Live, l'une des familles les plus reconnues du Latium, dont le membre le plus connu est Octavius Mamilius, dirigeant de Tusculum et beau-fils de Tarquin le Superbe, septième et dernier roi de Rome, descendraient d'Ulysse et de Circé par Télégonos.
- Carl von Linné nomme l'un des genres des Veneridae en son honneur.
- Son nom est donné à (34) Circé, astéroïde de la ceinture principale découvert en 1855.
- Aux échecs, la variante Circé, formulée en 1968, permet aux pièces capturées de retourner leur position de départ.
Circé dans la culture populaire
Arts plastiques
- Bartholomeus Spranger, Ulysse et Circé, 1580-1585, huile sur toile, 108 x 72 cm, Musée d'histoire de l'art de Vienne.
- Angelo Caroselli, Le royaume de la sorcière Circé, vers 1630, huile sur toile, 60,5 x 74 cm, Ottocento Art Gallery (Rome).
- Wilhelm Schubert van Ehrenberg, Ulysse au palais de Circé, 1667, huile sur toile, 88,9 x 121,6 cm, Getty Center (Los Angeles).
- Angelica Kauffmann, Circé faisant des avances à Ulysse, 1786, huile sur toile.
- John Collier, Circé, 1885, huile sur toile, 133 x 219 cm, Ger Eenens Collection The Netherlands (Pays-Bas).
- John William Waterhouse, La Sorcière, 1911-1915, huile sur toile, 76 x 110,5 cm, collection privée.
- Frederick Stuart Church, Circe, 1910, huile sur toile, 81,3 x 137, Smithsonian American Art Museum (Washington).
- Margaret Murray Cookesley, Circe Resplendens, 1913, huile sur toile, 65,8 x 38,3 cm, Musées de Glasgow.
Théâtre
- Circé, tragédie de Thomas Corneille, 1675. L'auteur s'y inspire du livre XIV des Métamorphoses d'Ovide.
- Les Charmes de la faute, drame religieux de Pedro Calderón de la Barca, sans date.
Musique
- Circé H.496, musique de scène pour solistes, chœur, cordes et basse continue, (pour la tragédie de Thomas Corneille), de Marc-Antoine Charpentier (1675)
- Circé, tragédie lyrique en 1 prologue et 5 actes, livret de Louise-Geneviève Gillot de Saintonge, de Henry Desmarest (1694)
- Circé, musique de scène pour la tragédie de Thomas Corneille de Jean-Claude Gillier (1705)
- Circé, cantate de Luigi Cherubini (1789)
- Circé, opéra en 3 actes de Théodore Dubois (1896)
- Le sort de Circé, titre de l'album Mutatis Mutandis de Juliette (2005)
- Circe Poisoning the Sea, titre de l'album Écailles de Lune (en) d'Alcest (2010)
- The Circe Saga, album de Jorge Rivera-Herrans (2024)
- Circe, titre de l'album Makings of a God de Lilith Max (2025)
Roman et nouvelles
- Elpénor, de Jean Giraudoux, 1919, réécriture humoristique de l'épisode homérique.
- Ulysse, de James Joyce, 1922, chapitre XV.
- Naissance de l'Odyssée, de Jean Giono, 1930, où l'auteur désacralise les héros d'Homère, y compris Circé, qui n'y utilise plus que des charmes de femme.
- Paix à Ithaque!, de Sándor Márai, 1952, qui raconte, entre autres, la mort d'Ulysse, tué par le fils qu'il eut avec Circé, Télégonos.
- Petite Circé, 1966, nouvelle de Dino Buzzati où une enchanteresse moderne transforme son amant en chien.
- Circé, de Madeline Miller, 2018, récit féministe de l’histoire de Circé[46].
- « Circé », Julio Cortázar, 1951, nouvelle publiée dans le recueil Bestiaire.
- « L’Oiseau de proie », de Salomé Frisch, 2021, nouvelle récompensée par le Prix de l’Afpeah.
- « Fabula veneficae Circes », de Yann Sandona, 2021, nouvelle récompensée par le Prix de l’Afpeah.
Littérature
- Dans le roman Ulysse de James Joyce, publié en 1922, Bella Cohen, la gérante d'un bordel, est librement inspiré de Circé.
- Circé apparaît dans la dilogie de science-fiction Ilium/Olympos de Dan Simmons, publiée en 2005.
- Dans le roman La Mer des monstres, deuxième tome de la saga Percy Jackson de Rick Riordan, publié en 2006, Circé est propriétaire d'un spa et transforme Percy Jackson en cochon d'Inde.
- En 2018, Madeline Miller publie le roman Circe, qui retrace la vie de l'enchanteresse de sa perspective. Le roman explore son exil parmi les dieux, la découverte de ses pouvoirs et ses rencontres avec d'autres personnages comme Ulysse, Médée et le Minotaure.
Bande dessinée
- Dans l'univers DC, Circé est une ennemie de Wonder Woman et une acolyte de Hécate. Dans certains comics, elle est une ennemie occasionnelle de Superman, qui souhaite se venger après qu'il a refusé ses avances.
- Dans l'univers Marvel, l'Éternelle Circé possède des pouvoirs de métamorphose et a transformé l'équipage d'Ulysse en porcs à cause de leur mauvais comportement et non pas par pure malice.
- En 1963, Carl Banks, dans la bande dessinée L'Excentrique Odyssée... Sous le signe de Circé pour les studios Disney, introduit le personnage de Miss Tick, descendante de Circé et ennemie de Balthazar Picsou, Donald Duck et de Riri, Fifi et Loulou.
Cinéma et télévision
- Silvana Mangano interprète Circé face à Michael Douglas dans le film Ulysse de 1954. Elle interprète également le rôle de Pénélope.
- Dans la mini-série L'Odyssée de 1968, Circé est interprétée par Juliette Mayniel.
- Dans le film Hercule de 1983, Circé est interprétée par Mirella D'Angelo et aide le héros contre l'attaque de robots.
- Bernadette Peters interprète Circé dans la mini-série L'Odyssée de 1997.
- Circé apparaît sous le pseudonyme Madame Cissy Hawk dans un épisode de la deuxième saison de la série télévisée Thriller. L'épisode est inspirée d'une nouvelle de Margaret St. Clair, publiée dans l'édition de juillet 1950 de Weird Tales.
- Circé apparaît dans les sixième et douzième épisodes de la première saison d'Atlantis, où elle est interprétée par Lucy Cohu.
- Dans la série d'animation Ulysse 31, Circé tente de construire une tour contenant toute la connaissance de l'univers pour égaler le pouvoir des dieux.
- Circé, doublée par Idina Menzel, est l'antagoniste d'un épisode de la série d'animation Hercule, inspirée du film d'animation éponyme, où elle transforme Icare en ornithorynque, Hercule en lémurien et Adonis en paon.
- Circé apparaît, doublée par Tress MacNeille, sous les traits d'un porc anthropomorphe accompagné d'un chat noir dans un épisode de La Bande à Picsou.
- La version de l'univers DC de Circé apparaît dans La Ligue des justiciers, doublée par Rachel York, se libère de l'emprisonnement de Hadès et, en voulant attaquer Hippolyte, transforme Wonder Woman en cochon, et dans La Ligue des justiciers : Action, doublée par Laura Post, où elle s'allie à Lex Luthor.
- Circé apparaît dans l'épisode To Bart or not to Bart de la treizième saison de la série d'animation Les Simpson.
- Dans la série de livres Le Trône de fer, et la série télévisée Game of Thrones, Cersei Lannister, interprétée par Lena Headey, tire son nom et sa personnalité de Circé.
- Dans la troisième partie de la série Les Nouvelles Aventures de Sabrina, Circé est une sorcière païenne capable de métamorphose.
- Dans le film Troy The Odyssey, sorti en 2017, Circé, interprètée par Lara Heller, n'est pas une magicienne mais une prêtresse troyenne prise en otage par Ulysse pour protéger son navire du Kraken.
- Circé apparaît, interprétée par Rosemarie DeWitt, dans la deuxième saison de Percy Jackson et les Olympiens.
- Dans le film L'Odyssée de Christopher Nolan, Circé est interprétée par Samantha Morton.
Jeux vidéo
- Circé est un personnage de Assassin's Creed Odyssey, où elle vit sur une île forestière inhabitée, entourée d'animaux.
- Circé apparaît sur une carte de la version PC de Harry Potter et la Chambre des Secrets.
- Elle est l'un des personnages utilisables dans le jeu vidéo mobile Fate/Grand Order.
- Circé apparaît dans une mission de Age of Mythology.
- Elle est un personnage jouable dans le MOBA Heroes of Newerth.
- La version du personnage de l'univers DC est un boss de Héros de la Ligue des Justiciers : Flash et apparaît dans DC Universe Online et Scribblenauts Unmasked: A DC Comics Adventure.
- Dans le jeu vidéo Hades II, suite de Hades, « Madame Circé » est une allié de Mélinoé, la protagoniste.
- Circé apparaît dans God of War: Sons of Sparta.