L.L. de Mars
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L.L. de Mars est un auteur de bande dessinée, plasticien et théoricien de la bande dessinée et du dessin français.
Actif dans le milieu de la micro-édition, L.L. de Mars participe aussi bien à des projets littéraires, que de musique contemporaine, d'art contemporain, de création vidéo ou de dessin satirique. Depuis les années 2000 il est cependant plus particulièrement visible dans la scène de la bande dessinée, que ce soit comme auteur que comme critique ou théoricien.
Élève de l'école de bande dessinée d'Angoulême au début des années 1980, il n'y reste qu'un an et ne termine pas la scolarité. Il participe à des fanzines et projets artistiques, en 1997 il publie ponctuellement ses Pingouins dans Spirou[2]. En 2005, il commence a publier des albums de bande dessinée distribués en librairie et le journal Libération parle de lui comme d'un « dessinateur, poète et musicien » dans un article sur les figures culturelles atypiques de Rennes, où il réside alors[3].
Prolixe, il publie plusieurs albums, aussi bien chez des éditeurs alternatifs installés (6 Pieds sous terre, Tanibis, The Hoochie Coochie, La Cinquième Couche, Rackham, etc.)[4],[5] qu'en autoédition[6].

En 1996, il crée le site Le Terrier[7], où il publie ses travaux de tout types mais aussi ceux d'auteurs et autrices, parfois contemporain, parfois en partie oublié et dont il présente les travaux (Michel Vachey, Robert Varlez, etc.). Tout le travail de L.L. de Mars y est présenté sous la Licence art libre, et il est alors un des premiers à l'utiliser. Son engagement pour le libre s'incarne également dans le fait qu'il réalise le premier logo de Framasoft, et un certain nombre d'habillages utilisés sur leur communication[8].
Son travail de redécouverte d'auteurs trop peu visibles s'incarne également dans son travail pour faire rééditer les œuvres qu'il déterre, au-delà de son site web. Ainsi, il permet la réédition des travaux de Robert Varlez chez The Hoochie Coochie et Adverse[9] et dirige une anthologie de Michel Vachey chez Flammarion en 2021[10]
En 2013, il participe à la création de la revue théorique Pré carré, il publie ensuite régulièrement des opuscules théoriques, notamment chez Adverse, sur la bande dessinée (sa pratique, mais aussi son écosystème), qui viennent compléter ses recherches en bande dessinées[11].
En 2022, consciente de l'importance de son œuvre, la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image accepte un don de plus de 500 pièces de son travail[12].
