La Bellière (Seine-Maritime)
commune française du département de la Seine-Maritime
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La Bellière est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en région Normandie.
| La Bellière | |||||
La mairie. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Normandie | ||||
| Département | Seine-Maritime | ||||
| Arrondissement | Dieppe | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Quatre Rivières | ||||
| Maire Mandat |
Odile Dion 2020-2026 |
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| Code postal | 76440 | ||||
| Code commune | 76074 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Bellois, Belloises | ||||
| Population municipale |
50 hab. (2023 |
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| Densité | 11 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 36′ 12″ nord, 1° 35′ 48″ est | ||||
| Altitude | Min. 132 m Max. 189 m |
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| Superficie | 4,54 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Gournay-en-Bray (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Gournay-en-Bray | ||||
| Législatives | Sixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Normandie
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Géographie
Localisation
Les communes limitrophes sont Forges-les-Eaux, Longmesnil, Pommereux et Saumont-la-Poterie.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Epte, le cours d'eau 01 de la ommune de Pommereux[1] et le ruisseau du Moulin Breteau[2],[3],[Carte 1].
L'Epte, d'une longueur de 113 km, prend sa source dans la commune de Compainville et se jette dans la Seine à Notre-Dame-de-la-Mer, après avoir traversé 44 communes[4]. Les caractéristiques hydrologiques de l'Epte sont données par la station hydrologique située sur la commune de Saumont-la-Poterie. Le débit moyen mensuel est de 0,343 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 7,04 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 11,1 m3/s, atteint le même jour[5].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 812 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Forges-les-Eaux à 4 km à vol d'oiseau[12], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 860,1 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18 °C, atteinte le [Note 4].
Urbanisme
Typologie
Au , La Bellière est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gournay-en-Bray, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[16]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (95,1 %), terres arables (4,9 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous la forme Berleria à la fin du XIIe siècle[20](Archives départementales de la Seine-Maritime, 51 H.).
Ce toponyme signifie « la cressonnière »[20], le vieux français d'origine gauloise berle ayant initialement le sens de « cresson, cresson de fontaine »[20],[21]. Le -r- au contact du -l- s'est régulièrement amuï par assimilation avec ce -l-, alors que ce n'est pas le cas pour le nom de la commune homonyme la Berlière (Ardenne). D'ailleurs, le terme dialectal normand bêle « cresson » reflète ce particularisme[22].
Remarques : le sens actuel du mot français berle dans la taxinomie est différent, il sert à traduire le latin scientifique berula. Ce mot scientifique est issu du latin tardif berula (Marcellus de Bordeaux, De Medicamentis Liber 36.51), d’origine gauloise et apparenté au nom celtique du cresson : vieil irlandais biror « cresson d'eau » (> irlandais biolar) ; gallois berwr ; vieux breton beror (breton beler)[23],[21]. La forme initiale devait être *berura, *beruro- « cresson d'eau » dissimilé en berula. C'est un probable dérivé du thème indo-européen *bher-u-, nom de l'eau vive, de la source[23],[21].
Histoire
L'étendue de la commune, créée à la suite de la Révolution, fut la même que la paroisse catholique de La Bellière. Sur cette paroisse, qui faisait autrefois partie du Beauvoisis, étaient assis cinq fiefs : 1° Erigny, avec une église (effondrée le et abandonnée). Cette dernière fut la première église paroissiale de La Bellière ; 2° le fiefferme noble de la Bellière, dit la ferme des Routhils ; 3° le fief de la Bellière proprement dit ; 4° et 5° les parties de fief de Gaillonnet et de Rocquemont, membres du fief de Maucomble , sis en la paroisse de Saumont-la-Poterie, au sud de La Bellière. (Réf. Les Cloches du Pays de Bray - Dieudonné Dergny, Paris et Rouen, 1863, p. 125 et suiv.)
« Prise à fieffe, par Guillaume d'Abancourt, écuyer, demeurant à Abancourt, de Simon Le Porchier de Fremeville, écuyer, de ce que ce dernier possédait en la paroisse de la Bellière, avec la mote et le plesseis, et les dépendances en la paroisse d'Eregny, de Pommereus, de Gaillefontaines, de Nouiers et de Loncmesnil, 1324. » (Réf. M. Ch. de Robillard de Beaurepaire, Inventaire sommaire des archives départementales de la Seine-Inférieure, antérieures à 1790, série G item G3976 Liasse).
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[26].
En 2023, la commune comptait 50 habitants[Note 6], en évolution de −12,28 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Église Saint-Laurent.
Personnalités liées à la commune
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- La Bellière sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

