La Bâtie-Montsaléon
commune française du département des Hautes-Alpes
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La Bâtie-Montsaléon est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
| La Bâtie-Montsaléon | |||||
Vue générale. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d’Azur | ||||
| Département | Hautes-Alpes | ||||
| Arrondissement | Gap | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Sisteronais-Buëch | ||||
| Maire Mandat |
Mathilde Giroud 2026-2032 |
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| Code postal | 05700 | ||||
| Code commune | 05016 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
304 hab. (2023 |
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| Densité | 20 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 27′ 25″ nord, 5° 45′ 00″ est | ||||
| Altitude | Min. 671 m Max. 1 431 m |
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| Superficie | 15,08 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Serres | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
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| Liens | |||||
| Site web | https://labatiemontsaleon.fr/ | ||||
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Géographie
La Bâtie-Montsaléon est située à 717 m d'altitude au cœur des pays du Buëch, à l'ouest du département des Hautes-Alpes.
Située au bord du Petit Buëch, juste avant son confluent avec le Buëch, la commune est également arrosée par le torrent de Maraise et ses affluents[1].
Elle est accessible par la route départementale 994, axe reliant Serres à Gap. La commune est desservie par les bus de la ligne B4 du réseau Zou!05[2] reliant Rosans et Serres à Veynes et Gap. Les gares ferroviaires les plus proches sont celles de Serres pour la direction d'Aix et Marseille, et de Veynes pour les directions de Gap-Briançon et Grenoble.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[5] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[6]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 10,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 927 mm, avec 7,6 jours de précipitations en janvier et 5,1 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Saix à 6 km à vol d'oiseau[9], est de 10,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 865,4 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , La Bâtie-Montsaléon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14] et hors attraction des villes[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (52,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,6 %), terres arables (41,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (3,5 %), prairies (2,3 %), zones urbanisées (1,7 %), zones agricoles hétérogènes (1,6 %)[17].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Monte Seleuco[18],[19] et Monte Seleuci au IVe siècle[20],[19], puis La Bastida Montis Ciley au XIVe siècle[19].
La Bâtie est la forme francisée des termes provençaux La Bastio, ou La Bastié, rappelant le terme de Bastide. On peut donc entendre le nom de la commune comme la bastide du Mons Seleucus, issu de son nom sous l'Empire romain[21].
Monte du latin montem, accusatif singulier de mons, mont, montagne; Seleuco et Seleuci sont issus des racines toponymiques, sal/sil/sel, qui ont le sens de « pierre/éboulis/ hauteur»[réf. nécessaire].
La Bastia-Montsaléon en occitan[réf. nécessaire].
Histoire
Sous l'Empire romain, une agglomération secondaire était implantée sur le territoire de la commune : Mons Seleucus. Ce vicus était situé sur la voie romaine entre Die et Gap, et au-delà, le col du Montgenèvre[22]. Le site est l'objet de fouilles archéologiques depuis 1804 à la demande du préfet Charles-François de Ladoucette ; elles ont permis de dégager une partie de la ville, qui comprenait une rue commerçante à portiques, et des thermes[23]. A aussi été découverte une domus de 8 000 m2, dont le matériel exhumé fut en grande partie perdu. En 1836, des fouilles ont mis au jour une installation viticole, équipée notamment de dolia[23]. Une inscription permet d’identifier le lieu de culte consacré à la déesse romaine Victoire comme en fait consacré à la déesse gauloise Andarta, assimilée à la déesse romaine par les Romains[24]. Entre 1999 et 2001, C. Barbier a été chargé d'une mission de valorisation du patrimoine archéologique de la commune à l'issue de laquelle une synthèse collective a été publiée[25]. En 2010, des fouilles sur une aire de 1 000 m2 ont mis au jour une aire cultuelle entourée d'un péribole à l'intérieur duquel se trouvait trois fana, un édicule et un petit bâtiment de service. À proximité se trouve un plus grand temple n'ayant pas fait l'objet de fouilles. Dans une favissa furent retrouvés des objets sacrés. Le site fut fréquenté de la période d'Auguste à la fin du IVe siècle (occupation attestée par des monnaies retrouvées de la période d'Auguste à celles d'Arcadius et Théodose à la fin du IVe siècle).
Début 2021, une campagne de fouille centrée sur l'ensemble cultuel a été réalisée confirmant le caractère religieux du lieu. Des urnes par paire et scellées, ont été retrouvées près des fana et sont en cours d'analyse[26].
C’est à proximité qu'a lieu, en 353, la bataille de Mons Seleucus entre Constance II et Magnence, qui décide de la défaite définitive du second[22].
Durant les guerres de Religion, Montbrun et Lesdiguières battent une troupe de catholiques le .
Politique et administration

Élections municipales et communautaires
Élections de 2026
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Bâtie-Montsaléon, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[27]. 11 sièges sont à pourvoir au conseil municipal.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Mathilde Giroud (55,45 %) et et Christine Magdelain (44,55 %)[28]. Mathilde Giroud est élue maire le lors de la première séance de conseil municipal[29],[Note 2].
Liste des maires
Intercommunalité
La Bâtie-Montsaléon fait partie :
- de 1993 à 2017, de la communauté de communes du Serrois ;
- à partir du , de la communauté de communes Sisteronais-Buëch.
Population et société

Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[36].
En 2023, la commune comptait 304 habitants[Note 3], en évolution de +19,69 % par rapport à 2017 (Hautes-Alpes : +1,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Santé
Culte
Économie
En plus d'une entreprise d'exploitation de carrière, « Clavel-Emery », plusieurs artisans sont installés dans la commune, dans les secteurs du bâtiment (maçonnerie, peintre trompe-l’œil, isolation), et dans l'alimentaire, ainsi qu'un potier[39]. Le tourisme tient également une place, avec plusieurs types d'hébergement : deux campings, un gîte, plusieurs meublés, et un centre de vacances. Parmi les activités de loisir, proposées notamment aux touristes, la commune dispose d'un éco-musée d'histoire locale, ainsi que d'un aérodrome, pour la pratique du vol à voile. La commune est proche des pistes de SuperDévoluy[40].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments


- Château du XVe siècle
- L'église paroissiale de l'Assomption, du XVIIe siècle
Personnalités liées à la commune
- Joseph de Bimard, baron de La Bastie-Montsaléon.


