La Celle (Cher)
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Description
La Celle est un village du Saint-Amandois dans le Cher.
Communes limitrophes
| Uzay-le-Venon | ||||
| Bruère-Allichamps | N | Meillant | ||
| O La Celle E | ||||
| S | ||||
| Orval | Saint-Amand-Montrond |
Qualité de l'environnement
Le site des Chaumes communales de La Celle est un site remarquable accueillant des milieux et espèces rares et en danger dont l’inventaire scientifique est prévu en 2022. On y note par exemple la gentiane pneumonanthe, accueille un papillon rare, l'azuré des mouillères.
Une convention de préservation est signée en 2021 entre la comlmune, le Conservatoire d'espaces naturels Centre-Val de Loire et l'Office national des forêts (ONF) Berry Bourbonnais[1].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 741 mm, avec 11 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Orval à 5 km à vol d'oiseau[8], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 757,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
La Celle est un ancien village de carriers, caractérisé par ses maisons en pierre et ses murs de pierres sèches[12], construites en pierres locales de la carrière exploitée depuis le moyen-âge.
Typologie
Au , La Celle est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Amand-Montrond, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (49,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (47,6 %), terres arables (28,8 %), prairies (20,9 %), zones urbanisées (2,7 %)[16].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement
En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de 205, alors qu'il était de 201 en 2014 et de 204 en 2009[I 2].
Parmi ces logements, 75,4 % étaient des résidences principales, 15,8 % des résidences secondaires et 8,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 99 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,5 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à la La Celle en 2019 en comparaison avec celle du Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (15,8 %) supérieure à celle du département (7,5 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 79,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (82,2 % en 2014), contre 67 % pour le Cher et 57,5 pour la France entière[I 4].
| Typologie | La Celle[I 2] | Cher[I 5] | France entière[I 6] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 75,4 | 79,4 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 15,8 | 7,5 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 8,9 | 13 | 8,2 |
Risques majeurs
Le territoire de la commune de La Celle est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible)[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[19]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 91,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 206 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 202 sont en aléa moyen ou fort, soit 98 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[20],[Carte 2].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2017, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[17].
Toponymie
Aucun texte connu à ce jour n'indique l'origine du nom de la commune. Toutefois, le mot celle indique en général, le lieu ou la retraite de quelque saint personnage.
Histoire
Le village de La celle est surtout le siège d'une carrière de pierre calcaire blanche, réputée depuis le moyen âge, et encore en exploitation. La pierre calcaire de la Celle date du Mésozoïque et plus précisément du Jurassique soit environ 200 à 140 millions d'années sous forme d'un calcaire très fin dit Bathonien , constituant une petite falaise s'étendant d'est en ouest le long de la vallée allant de Meillant à Bruère-Allichamps et issue d'un processus de sédimentation lent dans une mer chaude , qui se situait au sud du Bassin Parisien et actuellement juste au nord de la ville de Saint-Amand-Montrond. La carrière de la Celle est la dernière des multiples carrières présentes encore en 1870, qui ont fourni des matériaux de construction pour la ville de Montluçon, et surtout l'Abbaye de Noirlac à proximité et les soubassements de la Cathédrale Saint-Étienne de Bourges. Actuellement il persiste un atelier avec trois employés sept machines en fonction pour traiter la pierre, les blocs étant choisis par un carrier itinérant, qui extraient les blocs selon un plan quinquennal émis par la DREAL, selon les limites strictes de l'autorisation préfectorale sur une hauteur maximale de 15 m. Les blocs sont alors stockés jusqu'à 2 ans pour les faire sécher avant de les débiter et les travailler pour faire des dallages mais aussi des vasques d'évier ou des réceptacles de douche, le débitage se faisant à la machine mais la finition à la main [21].
À l'angle sud-ouest de l'église Saint-Blaise, une stèle rappelle qu'en 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale, deux compagnies du 303e Régiment Américain d'Infanterie étaient cantonnées à La Celle. Le quartier général de ce régiment était à Meillant.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Amand-Montrond du département du Cher.
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Saint-Amand-Montrond[22]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Saint-Amand-Montrond
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription du Cher.
Intercommunalité
La Celle est membre de la communauté de communes Cœur de France, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Liste des maires
Distinctions et labels
La Celle, reconnue parmi les Territoires engagés pour la nature depuis 2019, est labélisée Terre saine, territoire engagé pour la nature au concours de la capitale française de la biodiversité en 2021[25],[23].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[27].
En 2023, la commune comptait 326 habitants[Note 3], en évolution de −6,32 % par rapport à 2017 (Cher : −1,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
