La Clotte
commune française du département de la Charente-Maritime
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La Clotte est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).
| La Clotte | |||||
Vue du village. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Charente-Maritime | ||||
| Arrondissement | Jonzac | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Haute Saintonge | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Luc Delut 2020-2026 |
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| Code postal | 17360 | ||||
| Code commune | 17113 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Clottois | ||||
| Population municipale |
708 hab. (2023 |
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| Densité | 40 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 07′ 07″ nord, 0° 08′ 49″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 12 m Max. 73 m |
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| Superficie | 17,84 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton des Trois Monts | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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Ses habitants sont appelés les Clottois et les Clottoises[1].
Géographie
Commune située en Saintonge au nord de Guîtres, à l'extrême sud de la Charente-Maritime, elle est limitrophe du département de la Gironde.
Communes limitrophes
Hydrographie
La commune est traversée par le Lary, sous-affluent de la Dordogne par l'Isle.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[5]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 875 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 7,1 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montlieu-la-Garde à 17 km à vol d'oiseau[8], est de 13,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 928,8 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , La Clotte est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (60,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (59,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (55,5 %), zones agricoles hétérogènes (29,7 %), prairies (5,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5 %), zones urbanisées (4 %), mines, décharges et chantiers (0,5 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
Le territoire de la commune de La Clotte est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Lary. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1986, 1993, 1999 et 2010[19],[17].
La Clotte est exposée au risque de feu de forêt du fait de la présence sur son territoire du massif de la Double saintongeaise, un massif classé à risque dans le plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI), élaboré pour la période 2017-2026 et qui fait suite à un plan 2007-2016[20]. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par divers arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’article L.131-1 du code forestier et l’arrêté du règlementent l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions[21]. Un autre arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 2],[20],[22],[23].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[24].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 60,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 383 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 233 sont en aléa moyen ou fort, soit 61 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[25],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[26].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2005 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[17].
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[27].
Toponymie
Le toponyme provient de l'occitan clòta. Il est fréquemment utilisé comme terme générique dans la région l’Entre-deux-Mers située plus au sud, ainsi que dans le français régional « clotte ». Le terme peut désigner une mare comme une dépression quelconque[28].
Histoire
Politique et administration
Population et société
Démographie
| L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[30]. En 2023, la commune comptait 708 habitants[Note 3], en stagnation par rapport à 2017 (Charente-Maritime : +4,34 %, France hors Mayotte : +2,36 %). |
Manifestations culturelles et festivités
Sports et loisirs
Vie associative
Médias
Économie
Équipements, services et vie locale
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église paroissiale Saint-Léger.
- Motte féodale. Elle se situe légèrement à l'est du centre du bourg actuel à environ 150 mètres de la rive gauche du Lary qui borde le village[33]. De forme ovale, elle a été façonnée dans un escarpement calcaire récifal du crétacé supérieur pour former un énorme bloc monolithique. Côté sud, l'escarpement a été profondément recoupé afin de créer un fossé qui sépare la motte de la basse-cour. Côté nord, on a seulement retaillé l'escarpement qui présente un profil vertical de trois mètres de haut environ. La motte mesure à sa base 62 × 42 mètres et au sommet 42 × 22 mètres soit une superficie de 500 m2 et présente une hauteur d'une douzaine de mètres. La basse-cou d'une superficie de 5 000 m2 est séparée de la motte par un fossé large d'une dizaine de mètres, porte le nom de « Motturote » pour « Petite Motte ». Un souterrain aménagé s'ouvre dans la paroi du fossé à l'ouest de la motte[34]. La première mention de La Clotte, qui relevait de la forteresse de Montguyon, date du , date à laquelle Sicard de Montguyon reprit en fief du roi d'Angleterre Henri III son château de La Clotte qu'il tenait jusque là en franc-alleu. Le château est également mentionné dans une chronique anonyme, en gascon : Livre Velu : « La bataille de Guîtres entre l'armée anglaise, partie de Bordeaux, et l'armée du roi de France stationnée à Guîtres. Après la saint Barthélemy (le 24 août) 1346, des éléments de l'armée française en déroute furent poursuivis jusqu'au château de La Clotte (La Clota) ; vingt-huit chevaliers et seigneurs de la région furent faits prisonniers sur la motte, plus un certain nombre d'hommes dont les noms ne sont pas cités. »[35].
- L'église et son escalier d'accès.
- Le monument aux morts.
Personnalités liées à la commune
- Théophile Victor Desclaux (1808-1884), artiste, mort dans cette ville.
- Odette Mazaubert (épouse de Fernand Chapouthier), dite « Carquelin » (1913-1994), écrivain de langue saintongeaise, née et morte à La Clotte[36].
Héraldique
| Blason | Coupé voûté : au 1er d'argent à la fasce ondée d'azur et à une roue de moulin de gueules brochante, au 2e de sinople à un chêne arraché d'or[37]. |
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| Détails | Le coupé voûté symbolise la motte féodale, la couleur verte évoque l'agriculture et les ondes rappellent le Lary qui arrose la commune avec la roue du moulin de la commune. Le chêne indique que la commune est boisée à plus de 50 % de sa superficie. Adopté le . |
