La Comtesse de Monte-Cristo
série télévisée française réalisée par Leonardo d'Antoni et Djibril Glissant.
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La Comtesse de Monte-Cristo est une série télévisée française réalisée par Djibril Glissant et Leonardo d'Antoni d'après un scénario de Gaïa Guasti, Djibril Glissant, Clément Peny et Florian Spitzer.
Djibril Glissant
Clément Peny
Florian Spitzer
Simon Ehrlacher
Zabou Breitman
Kad Merad
Thierry Godard
(liste complète)
| Type de série | Mini-série |
|---|---|
| Genre | Aventure |
| Création |
Gaïa Guasti Djibril Glissant Clément Peny Florian Spitzer |
| Acteurs principaux |
Audrey Fleurot Simon Ehrlacher Zabou Breitman Kad Merad Thierry Godard (liste complète) |
| Musique |
Vincent Courtois Guillaume Le Hénaff |
| Nb. de saisons | 1 |
| Nb. d'épisodes | 8 |
Production
| Durée | 52 minutes |
|---|---|
| Production |
Audrey Fleurot Djibril Glissant Anthony Lancret Pierre Laugier Lola Manai |
| Société de production |
Bahia Blanca Itinéraires Productions TF1 Netflix |
| Société de distribution |
TF1 Netflix |
Diffusion
| Pays d'origine |
|
|---|---|
| Chaîne d'origine | TF1 |
Cette fiction historique est une production de Bahia Blanca, Itinéraires Productions, TF1 et Netflix.
La série est présentée en avant-première au Festival de la fiction de La Rochelle en .

Synopsis
Distribution
- Audrey Fleurot : Mercédès Herrera
- Simon Ehrlacher : Edmond Dantès
- Zabou Breitman : Héloïse de Villefort
- Kad Merad :
- Thierry Godard :
- Olivia Côte :
- Éric Elmosnino :
- Esteban Vial :
- Marysole Fertard :
- Thibault Bonenfant :
- Fotini Peluso :
- Maxime Lélue :
- Wael Sersoub :
- Denis Lavant :
- Slimane Dazi :
- Thomas Lemoine
Production
Genèse et développement
Le , Le Parisien et HuffPost annoncent que l'actrice Audrey Fleurot prépare, en tant que productrice, une version féminine du Comte de Monte-Cristo pour TF1 avec sa société de production Bahia Blanca, qu'elle a créée en et nommée « du nom d'un très beau tango »[1],[2].
Audrey Fleurot explique : « Quand la chaîne me l'a commandée, je me suis demandé si ce n'était pas un cadeau empoisonné de féminiser le personnage le plus adapté au cinéma. Mais ce roman est celui qui m'a le plus passionnée et la série avec Jacques Weber, avant celle avec Gérard Depardieu, a été mon premier choc à la télé. C'était gonflé de refuser. Il fallait trouver la bonne idée pour justifier une énième version. »[1],[2],[3]. « Féminiser pour féminiser me faisait un peu peur. Il y avait deux gageures : trouver une justification profonde de le faire et imaginer autre chose que le superpouvoir de l'argent. »[4]. Malgré ses hésitations initiales, l'actrice promet une fiction portée par « le souffle de l'aventure, de la passion, du romanesque, de la vengeance » et une tonalité « plus solaire et joyeuse que les adaptations précédentes. »[4].
L'actrice déclare avoir fait le choix de s'impliquer comme productrice « pour être plus proactive sur les textes, la direction artistique, le suivi du projet, ce qu'on veut raconter. Ça m'excite autant que de jouer. Lorsque je suis actrice, j'arrive en bout de chaîne. Ça m'a convenu longtemps. Désormais je veux avoir les mains dans le cambouis plus tôt. Pour ce projet mais pas seulement. »[5]. « C'est ce qui va me permettre de tourner la page HPI sans être trop en deuil, parce que j'en ouvre une autre où je suis aussi productrice. J'ai vraiment suivi le projet de A à Z, je suis très impliquée, c'est vraiment mon bébé. J'ai hâte et ça me fait peur aussi. »[6].
Concernant la trame de la série, elle explique : « Le comte est un personnage toujours un peu noir, sombre. C'est la vengeance d'un superhéros dont le superpouvoir est l'argent. Je ne trouve pas ça génial comme discours ! Nous nous voulons une grande fresque lumineuse. Nous sommes par ailleurs hyperproches de l'histoire originale d'Alexandre Dumas car la série permet de mettre en avant de nombreux épisodes du livre jamais montrés au cinéma faute de temps. Avec 8x52 minutes, l'aspect Mille et une nuits du livre est mis en avant. Il faut enfin justifier la féminisation du personnage. Ça apporte un éclairage nouveau sur ce récit que tout le monde connaît par cœur. »[5]. « Dumas écrit à la ligne dans un journal, au fur et à mesure. Il n'a pas la vue d'ensemble d'où les digressions qui n'en finissent pas. Dans les adaptations, pour rationaliser économiquement, on a tendance à mettre en avant toujours un peu les mêmes épisodes alors, qu'en fait, on pourrait en choisir 1 000. J'ai trouvé une porte d'entrée, un éclairage très différent qui apporte une autre lecture. Pour une première production, on se lance dans une grande fresque. »[1]. « On renoue avec le côté sagas que je regardais plus jeune, comme Angélique Marquise des anges, mais avec un regard moderne. On prend des libertés avec l'œuvre de Dumas, mais on y reste fidèle en mettant en scène des passages qu'on connaît un peu moins. C'est aussi une façon de le redécouvrir. »[7].
Comme le souligne le magazine Première, ce n'est pas la première fois que le héros est féminisé car, au XIXe siècle, Jean du Boys a écrit une pastiche du Comte de Monte-Cristo dans lequel Edmond Dantès devient Hélène de Rancogne, une jeune femme victime d'une machination[3].
La série, qui dispose d'un budget de 26 millions d'euros[8],[9], est une coproduction de Bahia Blanca (la société d'Audrey Fleurot et Djibril Glissant), Itinéraires Productions et TF1, réalisée en association avec Netflix, Umedia et Okko Production et cofinancée par l'Union européenne (Creative Euro Media)[10],[11],[12], écrite par Gaïa Guasti, Clément Peny, Florian Spitzer et Djibril Glissant[7],[9] et réalisée par Leonardo d'Antoni et Djibril Glissant, le compagnon d'Audrey Fleurot et réalisateur de la série HPI[13],[14],[15],[16],[17],[18].
Ana Girardot, qui a joué le rôle de Mercédès dans la série Le Comte de Monte-Cristo de Bille August, déclare au sujet de la série d'Audrey Fleurot : « De ce que je sais, dans sa version, c'est Edmond Dantès qui meurt et Mercédès qui se venge. Eh bien, pourquoi pas ? Si ça permet d'avoir un personnage féminin qui occupe une place centrale, tant mieux. »[19].
Attribution des rôles
Le rôle principal est tenu par l'actrice Audrey Fleurot, qui est également coproductrice de la série à travers la société Bahia Blanca qu'elle a fondée avec son compagnon Djibril Glissant[1],[5],[20],[21].
À ses côtés, Zabou Breitman incarne Héloïse de Villefort et Simon Ehrlacher campe Edmond Dantès[7].
Le casting compte également Kad Merad, Thierry Godard, Éric Elmosnino et Olivia Côte[7],[21].
Tournage
Le tournage de la série se déroule du à à Malte et en Tchéquie[20],[13],[14],[15],[22],[12],[16],[17].
En Tchéquie, des scènes sont tournées, entre autres, dans le petit village de Točník au sud-ouest de Prague[23] ainsi qu'aux studios Barrandov près de Prague, où ont déjà été tournées plusieurs superproductions internationales (Jeanne d'Arc, Borgia, Le Monde de Narnia, La Môme…) : des rues parisiennes y sont reconstituées avec leurs boutiques et leurs immeubles[24].
À Malte, le château d'If, la plage des Catalans ainsi que des parties de Rome et d'Istanbul ont été reproduits[8].
La costumière Marie Frémont explique au Parisien: « Une centaine de costumes ont été fabriqués exprès dans nos ateliers en France ou à Prague. Quand on fait de la reconstitution, c'est simple. Mais ici, le défi était que la comtesse, jouée par Audrey Fleurot, se détache à l'image, notamment par la couleur. On s'est inspiré de la mode de l'époque pour tous les personnages, sauf pour elle dont les tenues sont hors codes. Dans l'histoire, elle a beaucoup voyagé. »[8].
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre français : La Comtesse de Monte-Cristo
- Réalisation : Djibril Glissant et Leonardo d'Antoni[13],[14],[15],[16],[17],[20],[21]
- Scénario : Gaïa Guasti, Djibril Glissant, Clément Peny et Florian Spitzer[14],[15],[7],[9],[22],[25],[16],[17]
- Musique : Vincent Courtois et Guillaume Le Hénaff[10],[18]
- Décors : Ondrej Nekvasil[18]
- Costumes : Marie Frémont[8],[26]
- Photographie : Danny Elsen et Céline Bozon[26],[18]
- Son : Louis Storme[18]
- Montage : Pascal Jauffres, Olga Pénot, Stijn Deconinck, Koen Timmerman et Gert van Berckelaer[18]
- Coiffure : Romain Marietti[26]
- Casting : Guillaume Moulin[26]
- Production : Audrey Fleurot et Djibril Glissant (Bahia Blanca), Anthony Lancret, Pierre Laugier et Lola Manai (Itinéraires Productions)[1],[2],[13],[25],[12]
- Sociétés de production : Bahia Blanca, Itinéraires Productions et TF1, en association avec Netflix, Umedia et Okko Production[10],[11],[13],[14],[25],[12],[17]
- Sociétés de distribution : TF1 et Netflix[1],[2],[11],[25]
- Budget : 26 millions d'euros, cofinancés par l'Union européenne (Creative Euro Media)[10],[8],[9]
- Pays de production :
France - Langue originale : français
- Format : couleur
- Genre : Aventure[27]
- Nombre de saisons : 1
- Nombre d'épisodes[5],[7] : 8
- Durée : 52 minutes[5],[7]
- Dates de première diffusion : automne 2026 sur TF1 et Netflix[23],[7]
Accueil
Accueil critique
Le Film français estime que « Par son ambition, ses moyens, [cette série] repose sur un pari un peu fou, mais assumé, de revisiter le blockbuster littéraire de Dumas. Avec une liberté trop peu courante aujourd'hui. »[28].
Distinctions
Sélections
- Festival de la fiction TV de La Rochelle 2026 : présentée en avant-première dans la catégorie "Fictions événement présentées hors compétition"[10],[29]