La Corruptrice
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| Réalisation | Bernard Stora |
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Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
La Corruptrice est un téléfilm français écrit et réalisé par Bernard Stora d'après le roman homonyme de Guy des Cars paru en 1952, diffusé en 1994 sur France 2.
Vers 1950, dans une petite ville. Marcelle Davois, une infirmière, débarque de l’autocar qui fait la liaison avec le train de Paris. Elle est accueillie par le docteur Denys Fortier qu’elle vient seconder. Le docteur Fortier, un homme de trente-cinq ans environ, a passé quatre ans en Allemagne, en captivité. Au retour, il s’est installé dans le cabinet médical où son père exerçait autrefois, au rez-de-chaussée de la demeure familiale. Sa clientèle s’est développée, Clémentine, sa vieille gouvernante, l’aide de son mieux mais n’y suffit plus.
Le professeur Berthet, l’un des anciens professeurs de Fortier à la faculté, se consacre maintenant à la recherche contre le cancer à Villejuif. Interrogé par Fortier, il lui a chaleureusement recommandé l’une de ses infirmières qui souhaite quitter l’hôpital où elle travaille depuis dix ans.
Marcelle Davois, serrée dans le costume, la cape et le voile traditionnels de l’assistance publique, paraît sans âge, dépourvue de féminité. Son apparence inspire la crainte.
À peine arrivée, Clémentine lui manifeste son hostilité. Les patients du docteur, habitués au caractère débonnaire de Fortier, n’apprécient guère les manières rigides de la nouvelle infirmière. Pourtant, Marcelle se rend bien vite indispensable. Elle met de l’ordre, réorganise le cabinet, presse Fortier de faire l’acquisition d’un appareil radiographique, indispensable à la médecine moderne. Fortier, d’un naturel indécis, peu porté aux innovations, finit par se laisser convaincre. Il ne peut bientôt plus se passer de Marcelle. Les malades eux-mêmes commencent à apprécier sa compétence.
Un soir, en l’absence du docteur, elle est appelée au “Château” par Christianne, veuve depuis peu, riche, belle et désœuvrée. Marcelle ne sait pas encore que la guerre a séparé Fortier et Julia qui s’aimaient autrefois. Julia a épousé un autre homme qui vient de mourir dans un accident.
L’appareil radiographique connaît un grand succès dans la localité. Chacun veut y passer.
Marcelle, qui développe les clichés et fait preuve d’une capacité réelle dans leur analyse, joue un véritable rôle d’assistante auprès du docteur. Elle apprécie beaucoup cette complicité. Une parole maladroite de Fortier suffit à faire naître en elle un sentiment inconnu.
Elle est amoureuse, elle se croit aimée.
Entre-temps, Fortier et Christianne se sont retrouvés, plus passionnés encore que par le passé. Marcelle surprend leur intimité et en conçoit une intense jalousie. Elle demande, sous un prétexte, quelques jours de congés à Fortier pour se rendre à Paris. En réalité, elle désire consulter son ancien patron, le professeur Berthet, au sujet de vives douleurs qu’elle éprouve depuis quelque temps. Le diagnostic tombe, impitoyable : elle est atteinte du cancer. Le Pr Berthet lui conseille de se faire opérer. Elle refuse et préfère recourir aux services d’un médecin suisse, le docteur Tanner, qui prétend soigner le cancer par des injections de sérum.
De retour dans la petite ville, Marcelle, mue par une volonté qui la dépasse, va insidieusement semer le doute sur la véritable cause de la mort de certains patients. Une psychose du cancer naît et se développe à une vitesse foudroyante.
Christianne, impressionnée par la rumeur, se rapproche de Marcelle dont elle admire le dévouement. Elle veut tout savoir du cancer et prête à Marcelle des connaissances bien supérieures à ce qu’elles sont en réalité. Madame Boitard, la femme du notaire, fort belle et dont on murmure qu’elle a un amant, souffre d’une grosseur du sein. Marcelle la conduit habilement à se faire radiographier à l’insu du docteur, puis à subir une ponction. Incapable d’attendre le résultat de l’analyse, persuadée d’être atteinte du cancer et refusant par avance l’affreuse mutilation que représenterait pour elle l’ablation du sein, elle se suicide.
L’émotion est considérable dans la petite ville. Christianne, très affectée, tombe gravement malade.
Elle exige que Marcelle reste à son chevet. Bientôt, elle demande à Marcelle de lui faire passer une radio. Elle est certaine d’être atteinte à son tour par la terrible maladie.
Marcelle, effrayée, résiste. Rien n’y fait. Dès lors, Marcelle ne fait plus rien pour arrêter l’enchaînement diabolique. Elle substitue ses propres radiographies prises à Villejuif aux radios de Christianne. Elle se croit perdue. Marcelle la pousse à se rendre à Paris pour se faire soigner par le docteur Tanner. Christianne quitte la ville sans en informer Fortier.
Pour Marcelle, la voie est enfin libre. Dans son délire, elle s’est persuadée que Julia était le seul obstacle entre Fortier et elle. Profitant du désarroi du docteur, elle tente de le séduire.
Rejetée, elle meurt peu après. Fortier, en lisant le journal de Marcelle, découvre la vérité.
Il parvient à retrouver Christianne et à la sauver.
Fiche technique
- Produit par Telfrance / France 2
- Production exécutive : Nelly Kafsky (Néria Productions)
- Réalisateur : Bernard Stora
- Scénario et dialogues : Bernard Stora d'après le roman de Guy des Cars
- Musique : Domino (Louis Ferrari / Jacques Plante) - Version orchestrale Paul Durand et son orchestre - Version chantée Lucienne Delyle
- 1er assistant-réalisateur : Robert Boulic
- Scripte : Laurence Lemaire
- Image : Romain Winding
- Décors : Jean-Pierre Bazerolle
- Costumes : Sylviane Combes
- Ingénieur du son : Georges Prat
- Montage : Frédéric Viger
- Directrice littéraire : Nicole Collet
- Directeur de production : Daniel Champagnon
- Direction de la fiction France 2 : Didier Decoin
- Conseiller de programme France 2 : Prune Berge
- Durée : 1h30
- Année : 1993
- Tournage du au à Meaux (Seine-et-Marne
- 1e diffusion sur France 2 : lundi à 20h50
- Pays :
France - Genre : Comédie dramatique