La Dernière Séance (chanson)
chanson d'Eddy Mitchell, sortie en 1977
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La Dernière Séance est une chanson d'Eddy Mitchell, composée par Pierre Papadiamandis[2]. Extraite de l'album du même nom de 1977, elle sort en en single et compte parmi les grands succès de l'artiste[2].
| Face B | Et la voix d'Elvis |
|---|---|
| Sortie | (album) - (single) |
| Enregistré |
Studio Cinderella Madison Tennessee à Nashville (Tennessee), |
| Durée | 3:34 |
| Genre | Ballade |
| Format | 33 tours - 45 tours |
| Auteur | Claude Moine |
| Compositeur | Pierre Papadiamandis |
| Label | Barclay[1] |
Singles d’Eddy Mitchell
La chanson donne son nom à une émission de télévision animée par Eddy Mitchell, de 1982 à 1998, et consacrée aux classiques du cinéma américain, dans le générique de laquelle la chanson figure[2].
En 2009, Eddy Mitchell enregistre une nouvelle version du titre sur l'album Grand Écran.
Histoire
Avec La Dernière Séance, Eddy Mitchell rend un hommage nostalgique au cinéma qui a bercé son enfance. Un intérêt transmis par son père cinéphile qui chaque jour après son travail se rend dans les salles obscures et emmène souvent son fils avec lui[3] :
« J'allais rue des Solitaires
À l'école de mon quartier
A cinq heures j'étais sorti
Mon père venait me chercher
On voyait Gary Cooper
Qui défendait l'oppriméC'était vraiment bien l'enfance... »
Il est âgé de sept ans, lorsqu'il découvre à l'écran Le Grand passage, film de King Vidor qui acte sa passion pour le cinéma américain, passion qui ne l'a jamais quitté depuis.
L'hommage est double, l'artiste évoque aussi les salles de cinéma de quartier, dont il regrette la disparition :
« La photo sur le mot fin
Peut faire sourire ou pleurer
Mais je connais le destin
D'un cinéma de quartier
Il finira en garage
En building supermarché
Il n'a plus aucune chance
C'était sa dernière séanceEt le rideau sur l'écran est tombé »
Il allait rue des Solitaires à l'école de son quartier. L'école du quartier se trouve, très proche, rue Fessart. Le cinéma évoqué dans cette chanson[4] se trouvait aussi assez proche, au 146, rue de Belleville, et a été remplacé par un supermarché.
En 2009, son album Grand Écran s'achève sur une nouvelle version du titre (sur une orchestration différente et plus rythmée), sur laquelle Mitchell conclut en citant des noms de salles de cinéma parisiennes disparus, entrecoupés de « fermé, rasé » tombant comme des couperets :
« Le Gaumont-Palace, rasé, L'Elder Scala Vivien, fermé, Le California, [...], Le Berlitz, [...], Le Provence, Le Danube, Le Cocorico, Le Belleville Pathé, [...], Le Féérique, Le Floriane, [...], Les Tourelles, Fermé, Rasé. »
Postérité
En 1980, on peut entendre La Dernière Séance dans le film de Bertrand Tavernier Une Semaine de vacances.
La chanson, ainsi qu'un film de Peter Bogdanovich (La Dernière Séance, sorti en 1971), donnent son nom à l'émission La Dernière Séance présentée par Eddy Mitchell à partir de 1982 et consacrée au cinéma américain[5].
Plusieurs artistes l'ont reprise, parmi lesquels Yves Duteil en 1996[6], Pierre Bachelet en 1998[7] ou encore Brenda Wootton en 1985 dans une adaptation anglaise intitulée The Last Performance[8].
Discographie
- : La Dernière Séance (33 tours, Barclay 910001)[9]
- : La Dernière Séance / Et la voix d'Elvis (45 tours, Barclay 620373)[10]
- 1980 : Une semaine de vacances, BOF (incluant quatre titres chanté par Eddy Mitchell dont La Dernière Séance)
- 1982 : La Dernière Séance (version instrumentale) / La Dernière Séance (version chantée), BO de l'émission La Dernière Séance (45 tours, Barclay 100276)[11]
- 2009 : album Grand Écran (Polydor, Universal)
Discographie live :
Autour de la chanson
- La Dernière Séance n'est pas la première chanson qu'Eddy Mitchell consacre au cinéma américain. En 1970, il évoque ses héros dans la chanson À l'ouest d'Eddy, dans laquelle, après une ouverture musicale sur le générique de la 20th Century Fox[12], il cite pêle-mêle : Gary Cooper, Burt Lancaster, Robert Mitchum, John Wayne et affirme au détour d'un couplet sa détestation du western spaghetti :
« Des héros simplistes
Made in Italie
Et western spaghettiFont de moi un raciste »
- En 1984, c'est, entre autres, à la série B qu'il rend hommage et réhabilite avec la chanson Ciné, rock et bande dessinées (album Racines) :
Désormais vous êtes psychanalysés
Ciné, rock et bandes dessinées
[...]
Maintenant c'est très snob d'adorer tout cela
[...]
Karloff, Cushing, Christopher Lee, Peter Lorre, Vincent Price
Toujours critiqués jamais nommésIronie, vous êtes aujourd'hui vénérés »