La Droite forte

ancien parti politique français, de 2012 à 2018 From Wikipedia, the free encyclopedia

La Droite forte est un ancien parti politique français créé en par Guillaume Peltier et Geoffroy Didier, constituant l'un des courants de l'UMP puis des Républicains. Il était lié à l'association La Droite républicaine, créée à la même époque. Il est dissous en .

Fondationjuillet 2012
Disparitionjuillet 2018
Faits en bref Présentation, Président ...
La Droite forte
Image illustrative de l’article La Droite forte
Logotype officiel.
Présentation
Président Guillaume Peltier
Fondation juillet 2012
Disparition juillet 2018
Siège Neung-sur-Beuvron
Fondateurs Guillaume Peltier, Geoffroy Didier
Positionnement Droite[1]
Affiliation nationale UMP puis LR
Couleurs bleu, blanc
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Le nom du courant fait référence au slogan de Nicolas Sarkozy à l'occasion de l'élection présidentielle d'avril-mai 2012 La France forte ») et tend à s'opposer à une éventuelle « droite molle » implicitement dénoncée.

En 2012, il était l'un des cinq principaux mouvements de l'UMP, avec « Le Gaullisme, une voie d'avenir pour la France », « La Droite sociale », « France moderne et humaniste » et « La Droite populaire ».

Programme

La profession de foi du courant indique que ses promoteurs sont « attachés au patriotisme, au mérite, au travail comme à l’effort […], à l’autorité républicaine, au soutien aux PME, à la lutte contre les fraudes et l’assistanat, à la souveraineté et à la maîtrise de notre destin », avec comme objectif de « réconcilier la droite avec le peuple ».

Elle ajoute que « le salut de la droite passe par le rassemblement de nos millions de compatriotes des classes moyennes, des catégories populaires, de la France périurbaine et rurale qui souffrent de déclassement social et identitaire et qui sont les grands perdants de la mondialisation. Nous souhaitons offrir à la majorité silencieuse une perspective d’espérance à travers une droite juste, forte, populaire et protectrice » [2].

En , Guillaume Peltier a créé la polémique en proposant de réserver, dans l'audiovisuel public, des postes de journalistes à des « journalistes de droite » [3], en proposant de supprimer le financement public des syndicats[3], puis en proposant de réformer, voire de supprimer, le droit de grève des enseignants [4].

Parmi les autres propositions les plus plébiscitées, on relève également la transformation en vingt ans des logements sociaux en « propriétés sociales » ou l'octroi de cinquante mille euros à une PME embauchant un chômeur[5].

Philippe Lamy juge que le courant s'inspire « des thèses du Club de l'horloge sur l'immigration et l'identité nationale »[6].

Dissolution

La Droite forte est dissoute le [7].

Importance au sein de l'UMP

Les dirigeants du courant ont déposé une motion à l'occasion du Congrès de l'Union pour un mouvement populaire de 2012. Les adhérents la placent en tête, avec 27,77 % des voix[8],[9]. Les idées proposées par ce courant sont décriées parfois au sein même de l'UMP, où l'on reproche des « idées extrémistes sous un vernis marketing », une « conception hors sol de la politique » [10]. Au contraire, Geoffroy Didier note : « Les humanistes de Raffarin étaient parrainés par 140 parlementaires. Ils ont fait 18 %. Nous, 28 % avec 18 parlementaires. C’est la démonstration de la fracture entre la base et les grands élus »[5].

Collectif Horizon

En vue de la primaire de la droite et du centre de 2016, le mouvement La Droite Forte lance en mars le "Collectif Horizon"[11], en s'alliant avec l'UNI, syndicat étudiant de droite proche de LR, et Sens commun, un mouvement politique de droite conservatrice et issu de la Manif pour Tous, alors devenu puissant au sein du parti Les Républicains[12]. Cependant, le collectif n'a pas duré : la presse ne le mentionne plus depuis [13], et le compte Twitter officiel du collectif n'est plus actif depuis [14].

Principales personnalités (liste non exhaustive)

Animateurs du courant

Personnalités soutenant le courant

Cette liste est établie à partir d'informations issues du site du parti[15].

Par ordre alphabétique



Autres

Bernard Accoyer et Philippe Briand ont parrainé la motion « La Droite forte » tout en votant pour « Le Gaullisme, une voie d’avenir pour la France ». Michèle Tabarot, Bernard Brochand et Joël Billard ont également parrainé la motion « France moderne et humaniste ». Joël Billard, Jean-Pierre Audy, Constance Le Grip et Bernard Brochand ont soutenu également la motion « La Droite sociale ». Roland Chassain et Sauveur Gandolfi-Scheit ont aussi parrainé la motion « La Droite populaire[16] ».

L'ancien conseiller de l'Élysée Patrick Buisson a également apporté son soutien à La Droite forte. L'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant a également rejoint le courant en [17].

Notes et références

Voir aussi

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