La Forge (Vosges)
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| La Forge | |
Mairie de La Forge. | |
Héraldique |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Vosges |
| Arrondissement | Épinal |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Hautes Vosges |
| Maire Mandat |
Bernard TOUSSAINT 2020-2026 |
| Code postal | 88530 |
| Code commune | 88177 |
| Démographie | |
| Gentilé | Forgeron |
| Population municipale |
517 hab. (2023 |
| Densité | 110 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 03′ 58″ nord, 6° 43′ 30″ est |
| Altitude | Min. 469 m Max. 813 m |
| Superficie | 4,72 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Vagney (banlieue) |
| Aire d'attraction | Gérardmer (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de La Bresse |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
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La Forge est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est. Elle appartient à l'aire urbaine de La Bresse. Elle fait partie de la Communauté de communes des Hautes Vosges.
Ses habitants sont appelés les Forgerons[1].
Localisation

Située à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Gérardmer, il ne faut pas la confondre avec Les Forges, autre commune du même département située à l'ouest d'Épinal.
Géologie et relief

Hydrographie
La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de la Cleurie, le ruisseau du Beugnot et le ruisseau le Noir Rupt[2],[Carte 1].
Le Cleurie, d'une longueur totale de 18,9 km, prend sa source dans la commune de Gérardmer et se jette dans la Moselotte au Syndicat, après avoir traversé sept communes[3].

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de 1 °C)[5].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 708 mm, avec 14,9 jours de précipitations en janvier et 11,2 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Vagney », sur la commune de Vagney à 6 km à vol d'oiseau[6], est de 8,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 472,7 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 34,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,4 °C, atteinte le [Note 1],[7],[8].
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[9]. Ils sont consultables sur un site publié par Météo-France en [10].
Urbanisme
Typologie
Au , La Forge est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Vagney[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant dix communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[12],[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gérardmer, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[13]. Cette aire, qui regroupe 13 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (58,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (40,4 %), prairies (37,9 %), zones agricoles hétérogènes (21 %), zones urbanisées (0,7 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Voies de communications et transports
Voies routières
- CD 417 vers Le Tholy et Julienrupt[17].
- Voie verte des Hautes-Vosges
Transports en commun
Lignes SNCF
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes La seigneurie des Arrentez, qui sont le demy fief de la paroisse [du Tholy ou de Saint-Joseph] (1704) ; Les habitans, commis et jurez de la communauté et Arrentez de Saint-Joseph (1710) ; Les Forges, grange du ban et des Arrentez de St Josephe (1711) ; La Forge (1711) ; Les Arrentés-de-Saint-Joseph (1751) ; Azzentés-de-Saint-Joseph (an II) ; La Forge, commune des Arrentés de Saint-Joseph (an II) ; Commune de Libre Forge (an II) ; Commune de la Forge (an III)[18].
En 1711, la communauté des Arrentés-de-Saint-Joseph (Bibliothéque nationale, ms. fr. 11806, p. 148), à laquelle correspond la commune actuelle de la Forge ; Libre Forge, sous la révolution. En 1790, lors du démantèlement des anciens bans, fut créée la commune de Libre-Forge, regroupant les habitants de l'ancien ban de Moulin, mais qui avaient été rattachés à la paroisse du Tholy. Ce nom évolua en Laforge puis, en 1872, en La Forge.
La Forge : du mot latin Făbrĭca, « atelier d'artisan », à l'origine du mot « fabrique ». C’est au Xe siècle que l’usage du fer s’est véritablement répandu dans le monde agricole ( ferrage des bêtes de somme, instruments aratoires, etc.) et que les forges ont pris une place considérable dans la vie quotidienne, devenant quelques fois l’activité principale du village et allant jusqu’à lui donner son nom.
Histoire
Les habitants de La Forge ont formé une communauté autonome lorsque leurs granges ont été détachées de la paroisse de Celles-Saint-Amé pour être intégrées en 1664 dans la nouvelle paroisse Saint-Joseph-du-Tholy.
La communauté des Arrentés-de-Saint-Joseph appartenait, sous l’Ancien Régime, au bailliage de Remiremont et dépendait de la maîtrise des eaux et forêts d’Épinal[19]. Elle suivait la coutume de Lorraine.
En 1790, lors du démantèlement des anciens bans, fut créée la commune de Libre-Forge, regroupant les habitants de l'ancien ban de Moulin, mais qui avaient été rattachés à la paroisse du Tholy. Ce nom évolua en Laforge puis, en 1872, en La Forge.
Sur le plan spirituel, la communauté dépendait de la paroisse du Tholy jusqu'en 1865. Aujourd'hui et depuis le Second Empire, l’église est située dans le hameau de Julienrupt, commune du Syndicat.
Politique et administration
Découpage territorial
Commune membre de la Communauté de communes des Hautes Vosges.
Par arrêté préfectoral du , la commune est retirée le de l'arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges et rattachée à l'arrondissement d'Épinal[20].
Liste des maires
Budget et fiscalité 2022
En 2022, le budget de la commune était constitué ainsi[21] :
- total des produits de fonctionnement : 605 000 €, soit 1 140 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 612 000 €, soit 1 153 € par habitant ;
- total des ressources d’investissement : 279 000 €, soit 525 € par habitant ;
- total des emplois d’investissement : 63 000 €, soit 118 € par habitant ;
- endettement : 440 000 €, soit 829 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d’habitation : 19,12 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 40,15 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 20,14 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 23 020 €[22].
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[24].
En 2023, la commune comptait 517 habitants[Note 5], en évolution de −2,27 % par rapport à 2017 (Vosges : −2,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 31,9 % la même année, alors qu'il est de 31,0 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 263 hommes pour 262 femmes, soit un taux de 50,10 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,69 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Enseignement
Établissements d'enseignements[29] :
- École maternelle et primaire.
- Collèges à Le Tholy, Vagney, Remiremont.
- Lycées à Remiremont, Gérardmer.
Santé
Professionnels et établissements de santé[30] :
- Médecins à Vagney, Le Tholy, Saint-Amé, Saint-Étienne-lès-Remiremont.
- Pharmacies à Vagney, Le Tholy, Saint-Amé, Saint-Étienne-lès-Remiremont.
- Hôpitaux à Gérardmer.
- Centre hospitalier de Remiremont.
Cultes
- Culte catholique, Hameau de Julienrupt, commune de Le Syndicat[31], Diocèse de Saint-Dié.

