La France a peur

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Roger Gicquel.

« La France a peur » est la phrase d'ouverture du journal télévisé de TF1 du , prononcée par le présentateur Roger Gicquel le lendemain de l'arrestation du meurtrier de Philippe Bertrand dans l'affaire Patrick Henry.

La phrase est souvent tronquée et utilisée hors de son contexte original, ce qui la détourne de son sens initial : elle n’est en effet que le début d’une longue tirade disant que justement, il ne faut pas s’adonner à la peur ; c'est une argumentation contre toute tentative de vengeance et de justice expéditive.

Le , vers 12 h, à Troyes, Patrick Henry enlève Philippe Bertrand[1], âgé de sept ans, à la sortie de son école. Suspecté de l'enlèvement, Patrick Henry est placé en garde à vue le mais, faute de preuves, la police le remet en liberté, le . Interrogé par les médias lors de sa sortie, Patrick Henry déclare qu'il est « innocent » et que « le véritable criminel mérite la peine de mort pour s'en être pris à un enfant »[2]. Après enquête, la police arrête de nouveau Patrick Henry le dans une chambre d'hôtel qu'il louait. Dans cette chambre, sous le lit, se trouve le corps de Philippe Bertrand enroulé dans un tapis. Patrick Henry confesse alors le meurtre au juge d'instruction.

La citation

Le , Roger Gicquel ouvre le journal télévisé de TF1 par les propos suivants :

« Bonsoir. La France a peur. Je crois qu'on peut le dire aussi nettement. (...) Oui, la France a peur et nous avons peur, et c'est un sentiment qu'il faut déjà que nous combattions je crois. Parce qu'on voit bien qu'il débouche sur des envies folles de justice expéditive, de vengeance immédiate et directe, et comme c’est difficile de ne pas céder à cette tentation quand on imagine la mort atroce de cet enfant. (…)[3] »

Interprétation

La phrase « la France a peur » est bien souvent interprétée à contresens car, prise seule et hors du contexte de la phrase entière, elle semble anxiogène. En réalité, cette phrase n'avait pas d'autre but que d'introduire une argumentation contre toute tentative de vengeance et de justice expéditive[4],[5].

Elle fait polémique à l'époque, alimentant le climat de peur[6].

Notoriété de la phrase

Notes et références

Voir aussi

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