La Frontière (opéra)
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| Genre | opéra de chambre |
|---|---|
| Nbre d'actes | quatre tableaux |
| Musique | Philippe Manoury |
| Livret | Daniela Langer |
| Langue originale |
français |
| Durée (approx.) | 1h40 |
| Création |
1er octobre 2003 Théâtre d'Orléans |
La Frontière est un opéra de chambre du compositeur français Philippe Manoury sur un livret de Daniela Langer, créé en 2003 à Orléans. L'action se situe à la frontière entre deux pays en guerre, dans laquelle une femme cherche à retrouver un homme à qui elle doit remettre une lettre.
La Frontière est une commande de la scène nationale d'Orléans au compositeur Philippe Manoury, pour son troisième opéra[1]. L'ouvrage est composé dans le cadre d’une résidence de trois ans au Carré Saint-Vincent à Orléans, le livret est confié à Daniel Langer[1], qui s'inspire librement du livre Lumière d'août (1932) de William Faulkner[2]. La création est une coproduction entre le théâtre d'Orléans, le festival Musica, le festival d'Île-de-France, le théâtre des Bouffes-du-Nord, comédie de Clermont-Ferrand, l'Arsenal de Metz et l'Ircam[3].
La Frontière est créé le au théâtre d'Orléans, sous la direction du compositeur avec l'ensemble Ictus et Alain Planès au piano, dans une mise en scène de l'acteur japonais Yoshi Oida[1]. Le pianiste doit diriger la musique depuis son instrument à la manière d'une basse continue baroque[4], qui, par un dispositif électronique, doit déclencher des effets de spatialisation sonore, mais, pour la création, le manque de temps a contraint le compositeur à diriger son ouvrage[3].
L'opéra est ensuite repris durant le mois à Strasbourg puis à Paris, ensuite à Rome au teatro Palladium, à Clermont-Ferrand, au théâtre des Arts de Rouen et enfin en à Metz et à l'opéra de Lausanne[1].
Description
La Frontière est un opéra de chambre[1]en français en quatre tableaux avec prologue et épilogue, d'une durée d'une heure et quarante cinq minutes environ, prévu pour six chanteurs solistes, neuf instrumentistes et électronique en direct[5],[1]. Plusieurs passages introduisent des éléments concrets, tels que des marteaux, modulés de manière électroacoustique[4].
L'histoire fait se situer à la frontière entre deux pays en guerre, dans laquelle une femme cherche à retrouver un homme à qui elle doit remettre une lettre[3]. Le prologue est une mélodie que se remémore le personnage de la femme qui introduit l'histoire du livret, faisant ainsi fonctionne le récit de manière cyclique[4], complété par l'épilogue[2].
Rôles
Les rôles de La Frontière sont distribués comme suit :
| Rôle | Tessiture | Créateur |
|---|---|---|
| contreténor | Dominique Visse | |
| La Jeune femme | soprano | Virginie Pochon |
| L'Homme | basse | Vincent Le Texier |
| contralto | Doris Lamprecht | |
| baryton | Romain Bischoff | |
| baryon | Nigel Smith |
Instrumentation
L'instrumentation de La Frontière comprend l'effectif détaillé suivant[5] :
- Bois : flûte, clarinette ;
- autre : percussionniste, piano, dispositif MIDI ;
- cordes : violon, violon II, alto, violoncelle, contrebasse.
Réception et analyse critiques
Le livret est jugé assez faible, ne réussissant pas à faire s'identifier le spectateur aux personnages, anonymes dans le texte[1],[6], révélant parfois certains clichés de narration[3]. Le chant met l'accent sur la prosodie du récitatif dont est composé l'ensemble de la partition[1]. La partition est en revanche bien accueillie et saluée[3].