La Grande Lutte des mineurs
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| Réalisation | Louis Daquin |
|---|---|
| Pays de production |
|
| Genre |
Court métrage Documentaire |
| Durée | 12 minutes |
| Sortie | 1948 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
La Grande Lutte des mineurs est un film français de court métrage commandité par la Fédération nationale des travailleurs du sous-sol et sorti en 1948.
Découpage
Mines, terrils, descente à la mine / Affiche : « Pour reconstruire la France, il faut du charbon ». / Corons / Meeting / Défilé / Manif / On va chercher des vivres chez les paysans / Boutiques fermées / « Les municipalités communistes de la Région parisienne accueillent les enfants des mineurs ». / Banc titre Huma « Un mineur assassiné à Merlebach » / « L'agitation grandit dans les mines ». / ouvriers lisant la V.O / Firminy / les flics chargent / bagarres mineurs CRS / Jules Moch / BT « Moch le menteur ». / les blessés / CRS et auto-mitrailleuses / écrit à la craie sur un mur : « camarades ! serrez les dents, nous les aurons, sans cela c'est le fouet pour nous ! » / grande manif avec drapeaux, charge CRS / CRS = SS / « Mines de Bruay » / Défilé mineurs poings levés[1].
Censure
Interrogé sur les motivations du documentaire La Grande lutte des mineurs, qui témoigne des grèves de 1947 et 1948, le réalisateur répond : « J’ai choisi les mineurs, c’est simple, parce que toute une partie de ma famille habitait le Bassin minier que j’ai traversé souvent dans mon enfance et cela m’avait toujours beaucoup impressionné »[2]. Cependant, le film a été interdit par la censure[2], via un arrêté du , nommé « décret Jules Moch », instituant un visa non commercial pour toute projection cinématographique. La grande grève des mineurs est malgré tout largement diffusé mais essentiellement clandestinement. René Vautier, assistant stagiaire pendant le tournage, est appréhendé par les CRS sur le port de Dunkerque.
Tournage d'un autre film sur les mêmes lieux
Le réalisateur a cependant obtenu, finalement, l'autorisation pour Le Point du jour (film), un film sur les mineurs à la même époque, projet conçu en 1946[2]. Mais entre la conception puis le tournage et le montage, les événements se sont précipités: la direction des Houillères, après les grèves de 1947, se montre beaucoup moins favorable à ce projet et exige de nombreuses coupes au montage. Les divergences entre la production et la direction se traduisent par une censure exercée par le service de communication des Charbonnages[2], puis sont surmontées par un accord conclu le : 65 coupes, restrictions et modifications, sont apportés au scénario, pour le rendre cohérent avec la propagande du moment : le film amoindrit le niveau de silicose, et évite de parler des amendes[2]. Lorsque le réalisateur Louis Daquin décrit dans son scénario les craquements de la mine, on peut lire dans la marge l'annotation « contre-propagande ». Parmi les modifications importantes, celles concernant l'évocation de la Catastrophe de Courrières : la date sera supprimée du commentaire, le nombre de victimes passe de 1 100 morts à « Plus de 300 », le nom du puits est modifié[2]. Le film est projeté pour la première fois à Paris, fin . Mais seulement en pour les habitants du bassin minier où il a été tourné, alors que Daquin avait promis une grande avant-première à Lens[2].
Générique
- Réalisation : Louis Daquin
- Photographie : André Dumaître, Louis Félix, René Vautier
- Texte, son et montage : Paula Neurisse, Fabienne Tzanck, Victoria Mercanton.
- Durée : 12 minutes
- Date de sortie : 1948
Réception
Il fut interdit par la censure en application de l'arrêté du soumettant les films non-commerciaux à censure préalable[3]. Il ne fut diffusé que dans les ciné-clubs et réseaux de la CGT et du PCF.