La Méaugon
commune française du département des Côtes-d'Armor
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La Méaugon [la meogɔ̃] est une commune française située près de Saint-Brieuc dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
Géographie
La commune se situe près de la rivière du Gouët.
Communes limitrophes
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Gouët, la Salle[1], le Gourgou[2], le Merlet[3] et le ruisseau de Gourgou[4],[5],[Carte 1].
Le Gouët, d'une longueur de 47 km, prend sa source dans la commune du Haut-Corlay et se jette dans la baie de Saint-Brieuc en limite de Plérin et de Saint-Brieuc, après avoir traversé 16 communes[6]. Les caractéristiques hydrologiques du Gouët sont données par la station hydrologique située sur la commune de Ploufragan. Le débit moyen mensuel est de 2,06 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 29,2 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 36,3 m3/s, atteint le même jour[7].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le barrage de St Barthélémy, d'une superficie totale de 78,9 ha (19,58 ha sur la commune)[Carte 1],[8].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[12]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 802 mm, avec 13 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Trémuson à 3 km à vol d'oiseau[15], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 757,3 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,3 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[18], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Voies de communication et transports
La Méaugon est relié au reste de l'agglomération du lundi au samedi grâce à la ligne 80 des Transports urbains briochins (TUB).
Elle possède une gare SNCF qui est une halte TER entre Saint-Brieuc et Guingamp.
Urbanisme
Typologie
Au , La Méaugon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Brieuc, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[20],[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Brieuc, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[21]. Cette aire, qui regroupe 51 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[22],[23].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (82,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (65,8 %), terres arables (14,9 %), forêts (11,1 %), zones urbanisées (5,9 %), eaux continentales[Note 5] (2,2 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Morphologie urbaine
La ville regroupe au centre la majeure partie de la population. Plusieurs hameaux sont dispersés dans la campagne.
Toponymie
La localité est attestée sous les formes anciennes La Meaugon en 1427[25], Lameaugon en 1480 et en 1490[25], Lameaugon au XVe siècle[26], Lameaugon en 1516 et en 1536[25], La Meaugon en 1543, en 1566, en 1569 et en 1630[25], Lamiaugon en 1703 et en 1707[25], Lamaugon en 1760[25] et la Meaugon en 1771[25].
Le décret du 31 octobre 1877 officialise la graphie actuelle La Méaugon[27].
Le nom provient de la francisation d'un toponyme breton, sans doute Lannmeaugon anciennement, formé sur l'appellatif lann, qui signifie « ermitage, monastère » et qui se rapporte à une fondation religieuse créée au haut Moyen Age par les Bretons[28]. Le second élément est Meaugon[29], hagionyme donné comme variante de saint Maugan, qui procéda à l'évangélisation des habitants au Ve siècle[27]. Le nom français La Méaugon résulte d'une fausse coupe[26], c'est-à-dire d'une mécoupe, d'une mauvaise coupure au sein de la forme bretonne initiale.
En breton, la forme actuelle est Lanvealgon, d'après les attestations du nom dans la production écrite de langue bretonne ces dernières décennies[25]. C'est également la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne[25].
Le gentilé est Méaugonnais, Méaugonnaise en français. En breton, le nom des habitants est Lanvealgoniz au masculin (singulier : Lanvealgonad) et Lanvealgonadezed au féminin (singulier : Lanvealgonadez)[30].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 8,8 % des toponymes de la commune sont de langue bretonne[31].
En gallo, l'association Chubri restitue la prononciation [lamjaʊ̆gɔ̃], donnée d'après une documentation écrite et orale collectée à Plerneuf, l'une des communes limitrophes. Elle la transcrit sous la forme La Miaogon, suivant l'écriture dite « MOGA », élaborée en 2007[32]. C'est également la forme donnée par Régis Auffret dans son dictionnaire lexical gallo-français en 2018[réf. incomplète],[33].
Histoire
Le Moyen Âge
Des traces d'une motte féodale existent au Châtel[réf. nécessaire].
L'essentiel de la paroisse, qui faisait partie de l'évêché de Saint-Brieuc, a longtemps dépendu de la seigneurie de Chemillé Kermartin au moins depuis 1566, une autre partie dépendant des ducs de Rohan qui étaient seigneurs de la paroisse avant la Révolution française. La Méaugon dépendait également du comté du Goëlo[réf. nécessaire].
La paroisse toutefois n'a été créée qu'au XVe siècle[34] par démembrement tardif de la paroisse de l'Armorique primitive de Plerneuf[35].
Le XXe siècle
Les guerres du XXe siècle
Le monument aux Morts porte les noms de 31 soldats morts pour la Patrie[36] :
- 25 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
- 4 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
- 2 sont morts durant la Guerre d'Indochine.
L'Époque contemporaine
Des carrières de granite ont été exploitées au XVIIIe siècle et au XIXe siècle dans la vallée du Gouët[réf. nécessaire].
Le pardon de saint Blaise attirait alors des milliers de pèlerins, mais le remplacement de la statue ancienne du saint, jugée vétuste, par une nouvelle au début du XXe siècle provoqua une désaffection des fidèles, qui préférèrent aller prier la statue ancienne, donnée au recteur de Plélo et depuis exposée dans la chapelle Saint-Gouesnou dans cette paroisse[37].
En 1978 est construit le barrage de Saint-Barthélémy.
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Liste des maires

Finances locales
Cette sous-section présente la situation des finances communales de La Méaugon[Note 6].
Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de La Méaugon s'établit à 1 383 000 € en dépenses et 1 837 000 € en recettes[A2 1] :
En 2013, la section de fonctionnement[Note 7] se répartit en 870 000 € de charges (649 € par habitant) pour 976 000 € de produits (728 € par habitant), soit un solde de 106 000 € (79 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :
- le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 8] pour 425 000 € (49 %), soit 317 € par habitant, ratio supérieur de 28 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (248 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 278 € par habitant en 2011 et un maximum de 317 € par habitant en 2013 ;
- la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 9] pour une somme de 363 000 € (37 %), soit 270 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Sur les 5 dernières années, ce ratio augmente de façon continue de 235 € à 270 € par habitant.
Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de La Méaugon[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :
- la taxe d'habitation quasiment égale 20,70 % ;
- la taxe foncière sur le bâti quasiment sans variation 23,75 % ;
- celle sur le non bâti constante 118,67 %.
La section investissement[Note 10] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :
- des dépenses d'équipement[Note 11] pour une somme de 443 000 € (86 %), soit 331 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 217 € par habitant en 2009 et un maximum de 501 € par habitant en 2011 ;
- des remboursements d'emprunts[Note 12] pour une valeur de 70 000 € (14 %), soit 52 € par habitant, ratio inférieur de 16 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (62 € par habitant).
Les ressources en investissement de La Méaugon se répartissent principalement en[A2 4] :
- nouvelles dettes pour une valeur de 250 000 € (29 %), soit 186 € par habitant, ratio supérieur de 162 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (71 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 0 € par habitant en 2012 et un maximum de 301 € par habitant en 2011 ;
- subventions reçues pour 235 000 € (27 %), soit 175 € par habitant, ratio supérieur de 116 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (81 € par habitant).
L'endettement de La Méaugon au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 13], l'annuité de la dette[Note 14] et sa capacité de désendettement[Note 15] :
- l'encours de la dette pour une valeur de 1 037 000 €, soit 773 € par habitant, ratio supérieur de 29 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (601 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 429 € par habitant en 2010 et un maximum de 773 € par habitant en 2013[A2 5] ;
- l'annuité de la dette pour un montant de 110 000 €, soit 82 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 55 € par habitant en 2011 et un maximum de 82 € par habitant en 2013[A2 5] ;
- la capacité d'autofinancement (CAF) pour une somme de 111 000 €, soit 83 € par habitant, ratio inférieur de 47 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (156 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de −21 € par habitant en 2011 et un maximum de 117 € par habitant en 2009[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 9 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum d'environ un an en 2007 et un maximum très élevé, de plus de 50 années en 2011.
Jumelages
Démographie
Les habitants de la commune sont appelés les Méaugonnais.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[43].
En 2023, la commune comptait 1 320 habitants[Note 16], en évolution de +2,17 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments

- L'église paroissiale Saint-Méaugon : date des XVIe siècle (la chapelle Saint-Blaise) et XVIIIe siècle, fut restaurée en 1850 après avoir été endommagée par la foudre ; son clocher date de 1703, mais fut restauré en 1755[35].
- La fontaine Saint-Blaise : sur le parking de l’église, date du XVIIe siècle.
- La fontaine des Vergers : de Saint-Nicolas ou du Vau-Briend, XVIIe siècle.
- L’ancien presbytère : XVIIe siècle.
- Le manoir de la Garenne : XVIIe siècle.
- Les croix du bourg et de l’ancien cimetière : XVIIe siècle.
- Le Viaduc de La Méaugon : sur la retenue d'eau créée par le barrage de Saint-Barthélémy.
L'église de la Méaugon au clocher recouvert d'ardoises date, en partie du XVIe siècle comme la fontaine Saint-Blaise faisant face au blason de la commune. Les croyances populaires accordent beaucoup de vertus à cette fontaine puisque "Saint-Blaise tout mal apaise". Abondamment fleurie, cette place est un lieu idéal de pique-nique. En plus de la fontaine, nous y trouvons le blason de la commune réalisé avec des fleurs et une commémoration de l'appel du 18 Juin.
Blason Halte Viaduc Barrage de Saint-Barthélémy Appel du
Langues
Une petite minorité population de la commune, agée, parle le gallo, langue d’oïl traditionnelle en Haute-Bretagne et essentiellement orale[46], d'après une enquête régionale menée en 2024[47].
En mars 2025, la mairie décide d'adhérer à la charte du gallo « du Galo, dame Yan, dame Vére »[48].
Personnalités liées à la commune
Héraldique
| Blasonnement :
D’azur au pont droit de trois arches et deux piles d’argent mouvant des flancs, sommé d’un chef d’or chargé d’un cœur de gueules senestré d’une branche de houx feuillée de trois pièces de sinople et fruitée de gueules, le dit pont soutenu d’une champagne aussi d’or ployée abaissée à dextre et haussé à senestre, le tout flanqué en pal à dextre de gueules aux trois mâcles d’or l’une sur l’autre. |
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
- Site de la Société d'études historiques et archéologiques du Goëlo

