La Richardais
commune française d'Ille-et-Vilaine
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La Richardais [la ʁiʃaʁdɛ] est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 2 664 habitants[Note 1].
| La Richardais | |||||
La mairie. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine | ||||
| Arrondissement | Saint-Malo | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Côte d'Émeraude | ||||
| Maire Mandat |
Hugues Brault 2026-2032 |
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| Code postal | 35780 | ||||
| Code commune | 35241 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Richardaisien | ||||
| Population municipale |
2 664 hab. (2023 |
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| Densité | 848 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 36′ 23″ nord, 2° 02′ 06″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 0 m Max. 55 m |
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| Superficie | 3,14 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Dinard (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Saint-Malo (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Malo-2 | ||||
| Législatives | Septième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.ville-larichardais.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Situation
La commune est située sur la rive gauche de l'estuaire de la Rance, immédiatement en amont de son embouchure. Elle est fortement urbanisée et elle appartient à l'unité urbaine de Dinard qui comptait 25 006 habitants en 1999[1].
Communes limitrophes
Cadre géologique

La Richardais est localisée dans la partie médiane du domaine nord armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagnes successives. Le site géologique de La Richardais se situe plus précisément dans un bassin sédimentaire essentiellement briovérien limité au sud par un important massif granitique cadomien, le pluton de Lanhélin qui fait partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellien[3],[4].
L'histoire géologique de la région est marquée par le cycle cadomien (entre 750 et 540 Ma) qui se traduit par la surrection de la chaîne cadomienne qui devait culminer à environ 4 000 m[5]. À la fin du Précambrien supérieur, les sédiments briovériens environnants sont fortement déformés, plissés et métamorphisés par l'orogenèse cadomienne qui implique un fort épaississement crustal, formant essentiellement des schistes et des gneiss[6] matérialisés dans la région par la bande de « schistes et gneiss de Langrolay » d'orientation axiale N60°[7]. Cette déformation développe une succession d'antiformes (Saint-Jacut-Rotheneuf, le Minihic et Plouer) correspondant à des chevauchements à vergence sud-est, séparés par des synformes (la Richardais et Saint-Suliac) d'orientation N60°, plis d'autant plus déversés vers le Sud que l'on se rapproche du noyau migmatitique[8]. Ce noyau de forme elliptique (25 km x 6 km), ceinturé d'une enveloppe gneissique et micaschisteuse, correspond à la région de Dinard-Saint-Malo[9]. L'épaississement, consécutif à l'écaillage tectonique du domaine orogénique, provoque la fusion crustale à l'origine de la mise en place des dômes anatectiques (migmatites de Guingamp et Saint-Malo, développées aux dépens des sédiments briovériens) qui est datée entre 560 et 540 Ma[10]. Les massifs granitiques du Mancellien[11] scellent la fin de la déformation ductile de l'orogenèse cadomienne[12].
Les paragneiss à grain fin, en bancs décimétriques et finement foliés, affleurent dans l'anse de la Richardais, au niveau du club nautique. De nombreuses veinules quartzo-feldspathique traduisent les effets d'un début de migmatisation. « On distingue facilement à l'œil nu la sillimanite et la cordiérite, minéraux symptomatiques d'un métamorphisme de basse pression et haute température. Le plissement est à cet endroit très intense, et les plis sont très serrés[13] ».
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le ruisseau l'étanchet[14],[Carte 1].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de la Chesnaie, d'une superficie totale de 10,1 ha (1,57 ha sur la commune)[Carte 1],[15].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[16]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[17]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[18]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[19]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[20],[21].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 679 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[16]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleurtuit à 3 km à vol d'oiseau[22], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,0 mm[23],[24]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 3].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
16,4 26.01.1983 |
20,9 27.02.19 |
23,7 30.03.21 |
27,1 21.04.18 |
29,2 27.05.05 |
36,1 30.06.25 |
40 18.07.22 |
39,4 05.08.03 |
33,1 01.09.1961 |
28,9 02.10.11 |
20,6 01.11.15 |
17,6 04.12.1953 |
40 2022 |
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| Maximale moyenne | 9,1 | 9,8 | 12,2 | 14,5 | 17,3 | 20,2 | 22,1 | 22,3 | 20,3 | 16,5 | 12,4 | 9,7 | 15,5 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 6,5 | 6,7 | 8,5 | 10,3 | 13,2 | 16 | 17,8 | 18 | 16 | 13,1 | 9,5 | 6,9 | 11,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 3,8 | 3,6 | 4,9 | 6,2 | 9,1 | 11,8 | 13,6 | 13,7 | 11,8 | 9,7 | 6,5 | 4,2 | 8,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−13,7 20.01.1963 |
−11,7 02.02.1963 |
−6,2 03.03.1965 |
−2,8 03.04.1984 |
−0,2 07.05.1979 |
3,6 05.06.1965 |
6,7 11.07.1972 |
5 24.08.1980 |
2,3 27.09.1972 |
−4,2 30.10.1997 |
−5,9 29.11.10 |
−9,6 10.12.1987 |
−13,7 1963 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 64 | 56 | 47,6 | 53,9 | 56 | 54,1 | 46,1 | 58,3 | 60,2 | 81,3 | 89 | 85,5 | 752 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
31,6 29.01.19 |
29,8 27.02.10 |
38,5 29.03.1981 |
42,1 16.04.1959 |
108,6 25.05.10 |
45,7 29.06.1986 |
37,3 03.07.1958 |
47,1 22.08.1977 |
38,4 13.09.06 |
78 04.10.1982 |
51,8 13.11.10 |
33,3 15.12.11 |
108,6 2010 |
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| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 68,7 | 91,2 | 132,7 | 178,9 | 202,6 | 207,5 | 220,7 | 201,4 | 170,1 | 114,2 | 79,6 | 65,8 | 1 733,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Urbanisme
Typologie
Au , La Richardais est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[25]. Elle appartient à l'unité urbaine de Dinard[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant neuf communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[26],[27]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Malo, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[27]. Cette aire, qui regroupe 35 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[28],[29].
La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[30]. Des dispositions spécifiques d'urbanisme s'y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit[31].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (77,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (62,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (64,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (12,6 %), terres arables (11,7 %), forêts (9,1 %), zones humides côtières (1,6 %), zones agricoles hétérogènes (0,5 %)[32]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
La Richardais vient de l'anthroponyme Richard et du suffixe féminin -ais, « la (maison) de Richard »[33].
Histoire
Sous l'Ancien Régime, La Richardais était une trève de Pleurtuit ; trève érigée en paroisse en 1848 puis en commune par la loi du .
Liste des maires
En 1881 ont lieu les premières élections municipales avec 220 personnes inscrites pour 157 votants. Cette élection a eu lieu hors période de pêche morutière, contrairement à toutes les autres élections, réduisant ainsi le nombre de votants. Le 1er conseil municipal prend place le . Pierre Coudert (constructeur de bateaux) est désigné maire, il sera régulièrement réélu jusqu'à sa mort en 1896. Il cumulait cette fonction avec celle de secrétaire de mairie. Jules Tranchemer (constructeur de bateaux) a été désigné comme adjoint.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1881. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[44].
En 2023, la commune comptait 2 664 habitants[Note 7], en évolution de +16,08 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Lieux et monuments
- Église Saint Clément, construite entre 1866 et 1873 sur les plans de l'architecte Édouard Brossais-Saint-Marc pour remplacer une chapelle frairienne élevée en 1720 et érigée en paroisse en 1848. L’édifice est bâti sur un plan en croix latine, en granit (moellon et pierre de taille) avec appareil mixte. La couverture est en ardoise et le chevet est à pans coupés. À l’intérieur, le couvrement est fait de lambris. La chambre des cloches a été reconstruite dans les années 1950, sur le dessus du clocher-porche. Saint-Clément est l'une des dix-sept églises décorées en son sein par Xavier de Langlais. En 1953, l’artiste breton a réalisé dans les bras du transept deux fresques retraçant la vie de saint Lunaire et de saint Malo. Puis, en 1955, il a peint le chemin de croix sur les murs de la nef dont l’élévation est à un vaiseau.
- L'usine marémotrice de la Rance est le monument le plus connu de la commune, même si le barrage en lui-même est partagé avec la commune de Saint-Malo. Les installations de production d'électricité sont situées sur la rive gauche du fleuve, sur la commune de La Richardais.

Activité et manifestations
Personnalités liées à la commune
- Jo Attia[47], malfaiteur français des années 1940 à 1970, né le 10 juin 1916 à La Richardais et mort le 22 juillet 1972 dans le 15e arrondissement de Paris. Il fit notamment partie du « gang des Tractions Avant ».
- Jean Langlais (1907-1991), compositeur et organiste, possédait une maison de vacances à La Richardais. Une rue de la commune lui est dédiée.
- Pierre Manoli (1927-2001), sculpteur ayant habité à La Richardais à partir de 1975 et jusqu'à sa mort. Un musée, Manoli musée et jardin de sculptures, expose près de 300 de ses œuvres dans son ancien lieu de vie et de création.
- Francis Ruellan (né le à Rennes, décédé le à La Richardais), géographe, dirigea les expéditions à l'intérieur du Brésil destinées à choisir le site d'implantation de la future capitale, Brasilia.
- La plaque de la rue Jean-Langlais.
- Le musée Pierre-Manoli.
