La Servitude

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GenreStances
Date de parution1645
La Servitude
Image illustrative de l’article La Servitude
Page extraite de l'édition originale
des Vers héroïques (1648)

Auteur Tristan L'Hermite
Pays Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Genre Stances
Date de parution 1645
Chronologie

Les stances de La Servitude sont un poème de Tristan L'Hermite publié dans le recueil des Vers héroïques en 1648.

Contexte

Le poème de Tristan L'Hermite fait l'éloge de la duchesse de Chaulnes[1], dont il était devenu « chevalier d'honneur : Claire-Charlotte d'Ailly, comtesse de Chaulnes, dame de Picquigny, de Rayneval et de Magny, avait épousé Honoré d'Albert, frère du duc de Luynes, devenu ainsi duc de Chaulnes[2] ».

La protection de la duchesse ne dure que quelques mois, en 1645[3]. Tristan passe au service du duc de Guise[4].

Publication

Les stances sont publiées dans le recueil des Vers héroïques, en 1648[5]. La Servitude est reprise dans le recueil posthume des Poésies galantes et héroïques de 1662[6].

Stances

Le poème s'ouvre, non sur l'éloge de la duchesse de Chaulnes, mais sur une invocation à la nuit :

Nuit fraîche, sombre et solitaire,
Sainte dépositaire
De tous les grands secrets, ou de guerre, ou d'amour ;
Nuit mère du repos et nourrice des veilles
Qui produisent tant de merveilles,
Donne-moi des conseils qui soient dignes du jour.

Mais quel conseil pourrais-je prendre,
Fors celui de me rendre
Où je vois le fléau de ma tête pendant ?
Où s'imposent les lois d'une haute puissance
Qui fait voir avec insolence
À mes faibles destins son superbe ascendant ?

Je vois que Gaston m'abandonne,
Cette digne personne
Dont j'espérais tirer ma gloire et mon support,
Cette divinité que j'ai toujours suivie,
Pour qui j'ai hasardé ma vie
Et pour qui même encor je voudrais être mort.

Postérité

Bibliographie

Références

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