La Trimouille

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La Trimouille
La Trimouille
Blason de La Trimouille
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Intercommunalité Communauté de communes Vienne et Gartempe
Maire
Mandat
Tristan Leroyer
2026-2032
Code postal 86290
Code commune 86273
Démographie
Population
municipale
859 hab. (2023 en évolution de −3,37 % par rapport à 2017)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 28′ 02″ nord, 1° 02′ 29″ est
Altitude Min. 97 m
Max. 183 m
Superficie 41,65 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Montmorillon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montmorillon
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.poitou-brenne.frVoir et modifier les données sur Wikidata

La Trimouille est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Anciennes variantes orthographiques : La Trémoïlle, La Trémouille.

Localisation

La Trimouille se situe dans l'est du département de la Vienne (à environ 14 km de Montmorillon), à la limite des départements de l'Indre et de la Haute-Vienne.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de La Trimouille
Liglet
Journet La Trimouille
Saint-Léomer Brigueil-le-Chantre Thollet

Géologie et relief

La région de La Trimouille présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées, de bocages et de vallées.

Le terroir se compose[1] :

  • de vallées fluviales étroites et encaissées pour 10 % ;
  • de groies superficielles pour 2 % sur les plaines calcaires (Les groies sont des terres du sud-ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vite ;
  • de terres de brandes pour 81 % et de sols limoneux sur altérite pour 5 % sur les plateaux du seuil du Poitou ;
  • de sols sur diorites pour 3 % et de sols sur granite à deux micas pour moins de 1 % sur les collines et les plateaux des massifs anciens.

Hydrographie

La commune est traversée par 22 km de cours d'eau dont les principaux sont la Benaize sur une longueur de 12 km et l'Asse sur une distance de km.

Climat

Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique du nord-ouest[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 781 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Montmorillon à 14 km à vol d'oiseau[5], est de 12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 781,8 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en [8].

Voies de communication et transports

La commune est traversée par la RD 675, qui la relie à Le Blanc, situé au nord à 20 km, et à Bellac, situé au sud à 41 km, ainsi que par la D 727, qui permet de rejoindre Montmorillon, à 14 km à l'ouest, et Bélâbre, à 14 km au nord-est. Elle était également desservie par la ligne de chemin de fer déclassée de Montmorillon à Saint-Aigny - Le Blanc, avec la gare de La Trimouille (le bâtiment voyageurs est toujours présent).

Urbanisme

Typologie

Au , La Trimouille est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle est située hors unité urbaine[10]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montmorillon, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[10]. Cette aire, qui regroupe 18 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (38,8 %), terres arables (28,3 %), zones agricoles hétérogènes (21,6 %), forêts (8,7 %), zones urbanisées (2,6 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de La Trimouille est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[14]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[15].

Risques naturels

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de La Trimouille.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[16]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[17]. 68,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 2],[18].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2006, 2010 et 2016, par la sécheresse en 1996, 2016, 2018 et 2020 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[14].

Histoire

En 1848, avec la révolution française de 1848 et le retour de la République, deux arbres de la liberté sont plantés, place de l’Église et place du champ de foire, le neuf avril[19].

Durant la Seconde Guerre mondiale, la section locale de la légion française des combattants (association unique d’anciens combattants vichyssoise) est la troisième plus importante de la Vienne, avec 147 adhérents[20].

La Lyre trimouillaise a été créée en 1906 sous le nom de Lyre ouvrière. Elle est à cette période simple clique, avec tambours et clairons. Ce n’est qu'au début des années 1990, alors devenue Lyre de la Trimouille, qu’elle s’ouvre aux instruments d’harmonie et évolue vers un répertoire plus varié.

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs[21]
Période Identité Étiquette Qualité
? Août 1902 Claude-Antoine-Jules Butaud[22] - -
Août 1902 1904 Louis Alexandre Frilon[22] - -
1904 ? Jean-Baptiste Octave Bertrand[22] - -
avant 1981 ? René Charre DVG  
1995 2001 Hervé Vallet DVD Conseiller général (1992-1998 et 2004-2015)
2001 2001 Jean Maurice Paul Guilbert - -
2001 2003 Henri Fontaine - -
2003 2008 Michel Durand - -
2008 2014 Régis Chambert - -
2014 mai 2020 Richard Krzyzelewski    
mai 2020 mars 2026 Brigitte Abaux   Conseillère départementale du canton de Montmorillon (2015 → )
mars 2026 en cours Tristan Leroyer    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[24].

En 2023, la commune comptait 859 habitants[Note 3], en évolution de −3,37 % par rapport à 2017 (Vienne : +0,46 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7528139901 1201 2841 3391 4221 6641 736
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9191 9431 8421 8451 8581 9101 8101 7971 842
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7661 8131 6781 4811 4491 3721 3731 3081 255
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 2551 2751 2571 2431 1301 023987960977
2014 2019 2023 - - - - - -
901859859------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 23 hab./km2, contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

La diminution de 7 % de la population de la commune de 1999 à 2006 s’intègre dans une évolution générale à l’ensemble des communes rurales du département de la Vienne. Les zones rurales perdent de leurs habitants au profit d’une vaste région circonscrite autour des deux grandes métropoles du département : Poitiers et Châtellerault, et plus particulièrement au profit des cantons limitrophes de la préfecture.

Économie

Agriculture

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[27], le nombre d'exploitations est identique sur la période 2000-2010.

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté de 32 % et sont passées de 3 243 hectares en 2000 à 4 297 hectares en 2010[27]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre identique, ici exceptionnel, d’exploitations. Cette tendance est conforme à l'évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[28].

25 % des surfaces sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 9 % pour les oléagineux (colza et tournesol), moins de 1 % pour les protéagineux, 37 % pour le fourrage et 24 % reste en herbes.

Neuf exploitations en 2010 (contre sept en 2000) abritent un élevage de bovins en forte expansion (3 282 têtes en 2010 contre 1 306 têtes en 2000)[27]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[29].

Douze exploitations en 2010 comme en 2000 abritent un élevage d'ovins en extension (7 773 têtes en 2010 contre 5 850 têtes en 2000)[27]. Cette évolution du cheptel est à l'inverse de la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[29].

Un petit élevage de volailles est apparu durant cette décennie : 178 têtes réparties sur quatre fermes en 2010[27].

Industrie

De 1963 à 2006, le principal employeur du village était l'usine Aubade, qui employait une cinquantaine de personnes. Maintenant, le plus gros employeur est une entreprise de charpente-couverture qui emploie au moins cinquante employés ; voir mairie de La Trimouille et liste des artisans.

Culture locale et patrimoine

Notes et références

Voir aussi

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