La Trésorière
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| La Trésorière | ||||||||
| Auteur | Jacques Grévin | |||||||
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| Genre | Comédie | |||||||
| Date de parution | 1561 | |||||||
| Chronologie | ||||||||
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La Trésorière est une comédie humaniste française publiée par Jacques Grévin en 1561, dans son Théâtre. Elle a été créée le (1559 nouveau système), en une première représentation donnée au Collège de Beauvais.
La pièce fait voir la duplicité de Constante, épouse du Trésorier, qui se laisse courtiser par deux autres hommes. Comme il se doit, le mari ne se rend compte de rien.
Citations de critiques
Selon Charles Mazouer[1] :
« Constante manipule mari et amants au gré de ses exigences sexuelles et de son avidité pour l’argent, car la dame vend cher ses faveurs à des amoureux inconscients de sa cautelle et de son cynisme, et qui clament leur passion naïve dans le langage amoureux du temps. »
Selon Petit de Julleville[2] :
« [...] la Trésorière (1558) n’est qu’un remaniement de l'Eugène d’où le personnage d’Hélène et, par conséquent, l’élément sérieux a disparu, où, en revanche, contre les femmes, contre les financiers, la verve satirique et mordante de Grévin s’est donné carrière. »
Cet avis laisse planer un doute quant au fait que Julleville ait réellement eu ce texte rare entre les mains : les différences entre L'Eugène et La Trésorière sont en effet notables.
Doutes quant au titre original
L'édition des comédies de Grévin est précédée par un petit discours introductif intitulé « Au Lecteur », destiné à annoncer les comédies et surtout à en prévenir les critiques, notamment en ce qui concerne le niveau de langue (et la langue elle-même : le français), toujours avec le « bouclier » de l’usage antique (« La liberté des poëtes Comiques a tousjours été telle, que souventesfois ils ont usé de mots assez grossiers »). Dans ce texte, Grévin fait mention d'une précédente comédie qu'il aurait écrite et faite jouer, intitulée La Maubertine, mais qui aurait été détruite, l'action faisant référence de manière trop ouverte à une histoire de mœurs récente (qui aurait eu lieu place Maubert). D'après Grévin, il s'agirait d'une pièce antérieure à La Trésorière (qui se déroule elle aussi place Maubert), et qu’on lui aurait « desrobée », ce qui paraît peu crédible si elle avait été jouée comme il le dit (il aurait fait au moins un texte par comédien et sans doute conservé des brouillons). Étant données les ressemblances frappantes avec la Trésorière, quasiment tous les commentateurs depuis Émile Chasles considèrent qu’après ledit scandale Grévin décida simplement de changer le titre de sa pièce avant de l’éditer, en y apportant peut-être quelques modifications plus ou moins importantes.
Éditions modernes
- E. Balmas, Comédies du XVIe siècle, Milan, Viscontea, 1967.
- E. Lapeyre, Paris, Nizet, S.T.F.M., 1980.