Villers-Plouich
commune française du département du Nord
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Villers-Plouich est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.
| Villers-Plouich | |||||
L'église Saint-Quentin. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Cambrai | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Cambrai | ||||
| Maire Mandat |
Pascal Bruniaux 2020-2026 |
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| Code postal | 59231 | ||||
| Code commune | 59625 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Villersois | ||||
| Population municipale |
390 hab. (2023 |
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| Densité | 36 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 04′ 47″ nord, 3° 08′ 06″ est | ||||
| Altitude | Min. 78 m Max. 131 m |
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| Superficie | 10,97 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Cambrai (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Cateau-Cambrésis | ||||
| Législatives | Dix-huitième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Géographie
(50° 04′ 43″ N, 3° 07′ 58,6″ E)
Villers-Plouich a hérité de son histoire la particularité d'être une commune avec un centre et deux hameaux :
- Beaucamp, distant du centre d'1,5 km, et qui compte une vingtaine d'habitations ;
- La Vacquerie, distant de 2,5 km du centre de la commune, et qui compte trente-cinq habitations et dispose d'une église et d'un cimetière.
Entrée du hameau. La chapelle Notre-Dame des Champs de Beaucamp.
Communes limitrophes
Entrée du bourg. Panorama.
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la rivière L'Eauette[1],[Carte 1].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Escaut ». Ce document de planification concerne un territoire de 2 005 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA)[2].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[6]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 691 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 33 km à vol d'oiseau[9], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Villers-Plouich est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cambrai, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 64 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (94,7 %), zones urbanisées (2,9 %), zones agricoles hétérogènes (2,2 %), forêts (0,2 %)[16]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Voies de communication et transports
La commune est desservie par le réseau de transports urbains de la Communauté d'agglomération de Cambrai appelé TUC (Transports Urbains du Cambrésis), par la ligne 14[17],[18]. La ligne S120 permet de rejoindre le collège de secteur à Gouzeaucourt.
Toponymie
En 1096 et en 1101, nous trouvons cité le nom de Altare sancti quintini de villeri (Villers-Plouich), ce village étant situé sur la chaussée romaine de Cambrai à Fins (actuellement départementale 80) près de Combles. En 1164 on trouve Villarium, en 1233 Villare le Ploych, en 1240 El Ploich, en 1261 Vilers le Ploich et Villare le Ploich en 1349[19],[20]. Selon les sources ces noms s'interprêtent comme : « village de branches entrelacées »[21], ou « village, exploitation agricole » (du mot ploue)[19] ou encore « métairie d'une terre labourée », du bas-latin plogetum, « terre labourable », ou ploum, « charrue à deux roues »[20].
Toponymie des deux hameaux
La toponymie des hameaux du village a aussi évolué au fil du temps, ainsi Beaucamps est devenu en 1134 Belcamp puis Belcampo en 1139. Il y avait à cette époque une curte à Beaucamp, une curte étant une partie de la population religieuse placée dans une exploitation agricole. À sa tête se trouvait généralement un magister qui était le chef d'une curte ; il y en avait un en 1188. Dans le passé, il existait de vastes souterrains avec 44 grandes chambres et 52 petites chambres.
Beaucamp s'était appelé successivement :
Toponymie du hameau de la Vacquerie.
Le hameau de la Vacquerie s'était successivement appelé :
Histoire

La commune et notamment le hameau de la Vacquerie ont été le théâtre de violents combats lors de la Première Guerre mondiale, notamment durant la bataille de Cambrai[24].
L'unité des 8 silos enterrés[Quoi ?] pour réserves de carburant OTAN existe à proximité de la ville (50° 05′ 29,5″ N, 3° 08′ 37″ E)
Le soir du un important orage provoque des inondations à Villers-Plouich[25] et dans les communes environnantes. Un décès est constaté sur la commune[26]. Le relief vallonné du village a accentué les dégâts[27]. Le hameau de la Vacquerie n'a pas été touché, se trouvant sur un point haut.
Politique et administration
Maire de 1802 à 1807 : L. A. Farez[28],[29].
Jean Leterme, agriculteur, a été président de l'union syndicale agricole du Cambrésis de 1973 à 1984. Raymond Machut a été président de la Communauté de communes de la Vacquerie de 2001 à 2008.
| Identité | Période | Durée | Étiquette | |
|---|---|---|---|---|
| Début | Fin | |||
| Jean Leterme (d)[30],[31] ( - ) | 12 ans et 3 mois | Parti socialiste | ||
| Raymond Machut (d)[32],[33],[34],[35],[36] (né le ) | 24 ans et 11 mois | Parti socialiste | ||
| Pascal Bruniaux (d) (né le ) | En cours | 6 ans, 3 mois et 10 jours | ||
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[38].
En 2023, la commune comptait 390 habitants[Note 4], en évolution de −3,47 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 22,3 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 210 hommes pour 188 femmes, soit un taux de 52,76 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,23 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments

- L'église Saint-Quentin fut réalisée par Pierre Leprince-Ringuet entre les années 1924 et 1930. S'y retrouvent les caractéristiques stylistiques du grand architecte.
- Au hameau de la Vacquerie, l'église Saint-Joseph date aussi de la reconstruction consécutive à la Grande Guerre. Elle fut aussi l'œuvre de Pierre Leprince-Ringuet, ingénieur centralien et architecte grand prix de Rome.
- Les deux cimetières militaires britanniques de la Première Guerre mondiale: Fifteen Ravine Cemetery et Sunken Road Cemetery Villers-Plouich.
L'église Saint-Quentin. La mairie. Le monument aux Morts. Le cimetière militaire Fifteen Ravine. Le cimetière militaire Sunken Road sur la route de Beaucamp.
- La chapelle Notre-Dame-des-Champs[43] et, dans le hameau de La Vacquerie, rue Verte, la chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.
Héraldique
Jumelages
Personnalités liées à la commune
- Maximilien Farez (1769-1841), homme politique né à Villers-Plouich, député du Nord de 1805 à 1815.
Voir aussi
Bibliographie
- Louis Boniface, Etude sur la signification des noms topographiques de l'arrondissement de Cambrai, Valenciennes, Impr. Louis Henry, (lire en ligne)
- Eugène Mannier, Études étymologiques, historiques et comparatives sur les noms des villes, bourgs et villages du département du Nord, Paris, Auguste Aubry, Libraire-Éditeur, (lire en ligne).*Histoire du village : Revue de l'association Cambrésis terre d'histoire numéros 28, 29 et 30.
- Histoire du hameau de la Vacquerie : Michel Hary, La Vacquerie, pièces d'archives, consultable en ligne.
- Villers-Plouich dans la bataille de Cambrai : K.W Mitchinson, Villers-Plouich and the Five Ridges. Battleground Europe - Hindenburg Line, première édition, Pen and Sword, Barnsley, Londres, 1999, 158 pages (index inclus). (ISBN 0-85052-658-2) et (ISBN 978-0-85052-658-5)
Articles connexes
Liens externes
- (fr) Présentation de la commune sur le site Tourisme en Cambrésis.
- (fr) « La communauté de communes de La Vacquerie »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?)
- Villers-Plouich sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
