La Venoge

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Auteur
Jean Villard dit Gilles
Langue
français
Publication
Le nouveau conteur vaudois et romand
La Venoge
Informations générales
Auteur
Jean Villard dit Gilles
Langue
français
Lieu
Publication
Le nouveau conteur vaudois et romand
Date de publication
1954
Contenu
Sujet
Venoge (rivière)

La Venoge est un poème écrit en à Port Manec'h[1] par Jean Villard (dit Gilles) et qui personnalise avec tendresse une rivière de son pays vaudois, la Venoge.

Ce texte chante non seulement la rivière du même nom, mais plus largement l’attachement à un terroir, si bien que le public parisien réuni rue de l’Opéra au cabaret « Chez Gilles » l’ovationne  comme si c’était leurs racines que le poème célébrait. On comprend dès lors pourquoi Jacques Brel, présent dans la salle, dit y avoir trouvé le courage d’écrire Le Plat Pays, avec la même visée[2]. Plus largement, une dédicace du Belge témoigne de l’ascendant du poète suisse sur son cadet : « À Gilles, mon maître depuis toujours, humblement, sincèrement »[3].

Constitué de sept strophes octosyllabiques (sauf le douzième et dernier vers de chacune qui est un refrain de deux mots, ceux du titre), alternant adéquatement rimes suivies et embrassées, ce poème vante l’esprit fantasque de ce cours d’eau issu du Jura qui coule d’abord vers « les Allemagnes » avant de buter contre la barrière rocheuse du Mormont, de s’aviser que le sud a ses avantages et de « se fondre amoureusement entre les bras du bleu Léman. » 

Malicieusement, Gilles feint la grandiloquence que voudrait adopter les riverains fiers d’un « fleuve » vaudois de bout en bout, avant de nous ramener à la sage modestie qui convient à un canton dont les habitants sont comme elle :

« Tranquille, pas bien décidée,
Elle tient le juste milieu,
Elle dit : qui ne peut ne peut,
Mais elle fait à son idée. »

RIVIÈRE LA VENOGE.jpg
Embouchure de la Venoge, entre Préverenges et Saint-Sulpice.

Et, dans ce canton viticole, le poète de conclure :

« Et certains, mettant dans leur vin
De l’eau, elle regrette bien
— C’est, ma foi, tout à son éloge –
Que ce bon vieux canton de Vaud
N’ait pas mis du vin dans son eau...
La Venoge ! » »

On trouve en ligne ce poème dit par son auteur affectant opportunément l’accent de son terroir, et notamment celle enregistrée à Lausanne le lors de la très juvénile Fête à la chanson romande, durant laquelle Gilles qui a 84 ans consent à dire le fameux poème à la demande générale.

La première édition de La Venoge fut publiée le à dans une édition limitée à 500 exemplaires sur vélin numérotés et signés ainsi qu' à 50 exemplaires hors commerce. L’ouvrage est accompagné de trois reproductions de dessins de Rodolphe-Théophile Bosshard, chacune contresignée par l’artiste[4].

Sources

Notes et références

Voir aussi

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