La musique adoucit les mœurs (proverbe)
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Chez Platon
Les vertus éducatives de la musique sont évoquées par Platon dans La République : « Si la musique est la partie maîtresse de l’éducation, n’est-ce pas, Glaucon, c’est parce que le rythme et l’harmonie sont particulièrement propres à pénétrer dans l’âme et à la toucher fortement […] ? En les recueillant joyeusement dans son âme pour en faire sa nourriture et devenir un honnête homme, on repousse justement les vices, on les hait dès l’enfance, avant de pouvoir s’en rendre compte par la raison. Et quand la raison vient, on l’embrasse et on la reconnaît comme une parente avec d’autant plus de tendresse qu’on a été nourri dans la musique. »[3].
Mais Platon utilise aussi l'expression dans ce même dialogue dans un sens différent que celui qu'on donne de nos jours : « le rôle de la musique est évoqué comme un élément de la formation d'une classe de gardiens. Le dialogue indique alors qu'il faudrait bannir les harmonies dont la douceur trop prenante et la volupté diminueraient la force virile et le courage des guerriers. À rebours du sens courant qui lui est aujourd'hui donné, la généalogie de la maxime montre donc que les effets musicaux n'ont pas toujours été considérés comme bénéfiques. »[1].
Chez Aristote
On trouve chez Aristote dans la Politique des pages pouvant se résumer en cette maxime « La musique adoucit les mœurs »[4]. Il utilise le concept de catharsis pour désigner la purification des âmes par l’art[5].