La nuit nous appartient

film sorti en 2007 From Wikipedia, the free encyclopedia

La nuit nous appartient (We Own the Night) est un film de gangsters américain écrit et réalisé par James Gray, sorti en 2007.

Titre original We Own the Night
Réalisation James Gray
Scénario James Gray
Faits en bref Titre original, Réalisation ...
La nuit nous appartient
Titre original We Own the Night
Réalisation James Gray
Scénario James Gray
Musique Wojciech Kilar
Acteurs principaux Joaquin Phoenix
Mark Wahlberg
Eva Mendes
Robert Duvall
Sociétés de production Columbia Pictures
2929 Productions
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film de gangsters, action, drame, thriller
Durée 117 minutes
Sortie 2007

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Il est présenté en avant-première le au festival de Cannes, en compétition officielle. Très appréciée par la critique[1], cette production à la fois sombre, esthétique et efficace est la deuxième, après The Yards sept ans plus tôt, dans laquelle James Gray dirige Joaquin Phoenix et Mark Wahlberg qui sont également producteurs du film. Ces deux réalisations forment avec la première de Gray, Little Odessa, une trilogie caractérisée notamment par une unité thématique : la famille, le crime organisé, la police et Brooklyn, quartier new-yorkais où l’auteur a passé son enfance.

Synopsis

1988, Brooklyn. Bobby Green (Joaquin Phoenix) est le jeune manager de la discothèque à la mode El Caribe de Brighton Beach, qui appartient à un marchand de fourrure d’origine russe, Marat Buzhayev (Moni Moshonov), un vieil homme bienveillant qui lui fait totalement confiance. L'établissement est fréquenté par un trafiquant de drogue, Vadim Nezhinski (Alex Veadov), un chef de gang ambitieux et violent dont Bobby s’accommode car il est le neveu du propriétaire.

Bobby, dont le patronyme est en fait Grusinsky (Green est le nom de sa mère), a pris ses distances avec son père, le commandant de police Burt Grusinsky (Robert Duvall) et son frère cadet, le capitaine Joseph Grusinsky (Mark Wahlberg), qui vient d’être nommé à la tête de l’équipe des stups de Brighton au sud de Brooklyn. Bobby préfère la fête, le monde de la nuit, le cannabis, les parties de cartes avec son ami Jumbo, et les relations avec sa petite amie, Amada Juarez (Eva Mendes). Lorsque les forces de police menées par son frère font irruption dans son night-club, dans l'espoir de prendre Vadim en flagrant délit, Bobby s'énerve et se retrouve au commissariat. Il en vient aux mains avec son frère.

Vadim, qui s'en est tiré à bon compte, estime qu’il faut intimider la police pour exercer son activité en toute quiétude. Un de ses hommes, masqué, tire à bout portant sur Joseph qui s’en sort miraculeusement. Bobby lui rend visite à l’hôpital, il réalise à quel point il tient à son frère et combien Vadim est un être malfaisant et sanguinaire. Il aide la police à l’arrêter. Malgré les craintes de son père, il accepte l’invitation de Vadim à visiter son laboratoire afin de localiser ce dernier. Une intervention conduit à l'arrestation de Vadim et de nombre de ses complices, mais ceux-ci ont compris dans quel camp est Bobby. Il est maintenant le principal témoin contre Vadim. Amada et lui sont placés sous protection permanente par la police. ils changent constamment de planque, ils ne voient plus personne, leur relation se détériore.

Vadim parvient à s’échapper de prison à la faveur d’un transfert à l'hôpital. Alors que, sous une pluie battante, un convoi policier, dirigé par le père Grusinsky, escorte Bobby vers une nouvelle planque, les hommes du gangster tentent de le tuer. À l’issue d’une course-poursuite chaotique, c’est son père Burt qui perd la vie durant le transport de son fils. Quand il reprend ses esprits, Bobby s’interroge sur la façon dont les gangsters sont parvenus à le localiser.

Pour venger son père, il entre dans la police. Amada le quitte. Bobby comprend que le mouchard ne peut être que son « ami » Jumbo. Furieux, il le tabasse, Jumbo avoue qu’il travaille pour le propriétaire du Caribe, le vieux Marat. En fait, c'est ce dernier qui est à la tête du trafic de drogue, c'est lui qui assure l'approvisionnement de son neveu en utilisant ses fourrures pour la transporter. Jumbo sait que le prochain arrivage aura lieu le mardi qui suit. Bobby, lui, sait que tous les mardis Marat sort pour accompagner ses petits-enfants à leur cours d’équitation.

Un grand coup de filet est organisé. Lors de l'assaut, Joseph reste paralysé par la brusque réminiscence de la traumatisante tentative d’assassinat dont il a été victime. L’opération policière est un succès, Bobby tue Vadim, l'un des seuls à avoir pu s’échapper.

Quelques mois plus tard, il reçoit son diplôme de l'école de police de New York. Lors de la cérémonie, alors qu’il va prononcer son discours, il croit apercevoir Amada dans l'assistance, mais c’est une illusion. Il a perdu celle qu’il aimait, il a perdu aussi son père mais il a retrouvé son frère, Joseph, lequel a demandé sa mutation dans un bureau pour, dit-il, consacrer plus de temps à sa famille.

Fiche technique

Distribution

Sources et légendes : Version française (VF) sur RS Doublage[5] et sur le carton de doublage du film. Studios : Sonicville. Adaptation : Isabelle Audinot et Cécile Delaroue. Direction artistique : Béatrice Delfe. Version québécoise (VQ) sur Doublage Québec[6]

Production

Après l’échec de The Yards, James Gray trouve l'idée du film dans le New York Times : « La Une du journal montrait la photo des funérailles d’un policier tué dans l’exercice de ses fonctions. On y voyait des hommes s’étreindre, en larmes, effondrés par la mort de leur collègue. Il se dégageait une émotion intense de ce cliché. J’ai su alors que je voulais faire un film abordant les choses sous l’angle des émotions. […] Si vous faites partie de la police de New York, le simple fait de survivre au jour le jour fait déjà de vous un héros. ». Pour titre du film, il choisit la devise de l’unité criminelle de la police de New York chargée des crimes sur la voie publique : We Own the Night[7].

La production du film dure quatre ans[7].

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Critique

Selon Rotten Tomatoes, 57% des critiques sont positives, parmi 150, avec une note moyenne de 5.8/10[8].

Par contraste, en France, le film reçoit globalement des critiques élogieuses. Allociné recense 27 critiques qui dans leur majorité donnent leur meilleure note possible au film[1]. Quant au mensuel spécialisé Positif, il le classe cinquième meilleur film de la décennie 2000-2010[9].

James Gray est souvent sélectionné dans les festivals. À Cannes, par exemple, le jeune cinéaste, avec cette troisième réalisation, est présent pour la deuxième fois dans la sélection officielle et en 2026 il est sélectionné pour la sixième fois sans obtenir de récompense[10]. Le film reçoit un accueil mitigé comme The Yards[7].

La presse apprécie particulièrement le caractère intemporel et poignant du récit. Positif évoque un « drame cornélien » pour qualifier l’épine dorsale du film, à savoir le choix impossible du héros entre ses amis  fêtards, débauchés, drogués parfois  et sa famille composée de policiers austères. L’Humanité fait le parallèle avec les « récits bibliques, les paraboles du bon et du mauvais fils ». Les journalistes applaudissent sa maitrise technique et esthétique. Le Journal du Dimanche loue une « mise en scène serrée et totalement maîtrisée [...] qui affiche un sens radical de la dramaturgie et un esthétisme jamais ostentatoire ». Les critiques ont été marqués par des « séquences époustouflantes » (Le Parisien), « héroïques » (Ouest-France), notamment une poursuite en voiture particulièrement haletante. Certains sont plus réservés, regrettant son côté manichéen. Ainsi aVoir-aLire.com a vu « un polar affecté doublé d'un mélo emphatique, peu subtil et faussement moralisateur ». Le Parisien, agacé par cette apologie sans réserve de la police américaine, demande : « Et les nuances, dans tout ça ? »

Box-office

Le film connaît un succès commercial modeste, rapportant 55 307 857 $ de recettes mondiales, dont 28 563 179 $ aux États-Unis et Canada[11], pour un budget de 21 000 000 $[12].

En France, le film est un succès relatif : 863 159 entrées[13].

Ce succès marque un tournant dans la carrière de Gray. En effet, ses précédentes réalisations, Little Odessa et The yards avaient été toutes deux des échecs commerciaux[14],[15]. The yards par exemple n’avait engrangé que 2,3 millions de dollars de recette alors qu’il en avait coûté 20 millions. Un tel flop est de nature à refroidir les investisseurs, et explique peut-être les sept ans qu'il a fallu à Gray pour monter La nuit nous appartient. Après ce film, il réalisera quatre autres films, avec plus ou moins de réussite au box-office, jusqu' en 2019, Ad Astra qui a engendré le plus de recettes[16].

Distinctions

Nominations et sélections

Notes et références

Liens externes

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