The Yards

film sorti en 2000 From Wikipedia, the free encyclopedia

The Yards ou Trahison au Québec est un film américain réalisé par James Gray, sorti en 2000.

Titre québécois Trahison
Titre original The Yards
Réalisation James Gray
Scénario James Gray
Matt Reeves
Faits en bref Titre québécois, Titre original ...
The Yards
Titre québécois Trahison
Titre original The Yards
Réalisation James Gray
Scénario James Gray
Matt Reeves
Acteurs principaux Mark Wahlberg
Joaquin Phoenix
Charlize Theron
James Caan
Faye Dunaway
Sociétés de production Miramax
Paul Webster/Industry Entertainment
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée

115 minutes (version cinéma)

113 minutes (director’s cut)
Sortie 2000

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Il est présenté en sélection officielle au festival de Cannes 2000 où il reçoit un accueil froid[1] mais trouve un très bon accueil auprès de la presse malgré le fait qu'il n'a rapporté qu'un dixième de ce qu'il avait couté[2].

Synopsis

À New York, Leo Handler (Mark Wahlberg), sort de prison et retrouve sa mère malade. Il est plein de bonnes intentions. Comme elle le souhaite, il va chercher un travail honnête. Le nouveau mari de sa tante, Frank (James Caan), dirige l'Electric Rail Corporation, une société qui bénéficie de contrats municipaux pour l'entretien du métro dans le Queens. Il lui propose un travail après un stage de formation qu'il se propose de financer. Mais Leo a besoin d'argent tout de suite pour aider sa mère alors il préfère suivre le fiancé de sa cousine, le flambeur et séduisant Willie (Joaquin Phoenix). Willie travaille lui aussi pour Frank, mais dans un domaine dont Leo comprend trop tard la nature : la corruption et l'intimidation des entreprises concurrentes. Il est entraîné dans la gare ferroviaire (« the yards ») dans une expédition nocturne de sabotage qui tourne mal. Un gardien est poignardé par Willie. Leo est arrêté puis relâché par la police mais il a été le témoin du meurtre. Un témoin très gênant pour toute la famille...

Fiche technique

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Distribution

Production

Le film s'inspire d'un scandale de corruption du métro de New York auquel a été lié le père de James Gray[3]. Ce dernier a par ailleurs passé sa jeunesse dans le Queens. Il explique dans une interview aux Inrockuptibles[4] qu'il lui a fallu cinq ans pour imposer son scénario aux grands studios : « C'est très autobiographique [...] Mon père a travaillé dans le business du métro à New York. J'ai donc beaucoup observé ce monde quand j'étais jeune, en particulier la corruption qui y règne. C'est ma version de Sur les quais de Kazan, en remplaçant les quais par les rames de métro. D'ailleurs, le titre du film, The Yards, évoque les voies de garage du métro new-yorkais [...] The Yards est un drame social inspiré de ma propre expérience, des gens que j'ai croisés, avec une pincée de Visconti... Le Visconti de Rocco et ses frères. »

Le tournage s'est déroulé de mai à à New York (Bronx, Queens et Roosevelt Island), ainsi que dans le New Jersey[5]. La New York City Transit Authority avait initialement refusé de prêter ses installations pour le film. La production avait alors décidé d'utiliser des locaux abandonnés et de tourner des séquences en studio. Finalement, un accord a été trouvé avec la NYCTA pour des installations sur la 207e rue[3]. Lors du tournage, James Gray demande au directeur de la photographie Harris Savides de s'inspirer de l'atmosphère d'un peintre qu'il affectionne, Georges de La Tour[6].

Sous la pression du producteur Harvey Weinstein, James Gray a été forcé de tourner une fin moins pessimiste pour la diffusion en salle. Dans la version cinéma, le film se termine sur un monologue de Mark Wahlberg où il explique tous ses regrets. Tandis que dans la version director’s cut, le film se conclut sur l’image déchirante de la famille meurtrie par la mort du personnage de Charlize Theron.

Sortie

Retard

Tourné en 1998, le film ne sort qu'en 2000. La postproduction est marquée par de nombreux différends créatifs entre le réalisateur et les producteurs, révélés dans l'ouvrage Sexe, Mensonges & Hollywood de Peter Biskind[7]. De plus, le film est cité dans un article du Daily Telegraph de 2017 intitulé Harvey Scissorhands: 6 Films Ruined by Harvey Weinstein (« Harvey aux mains d'argent : 6 films gâchés par Harvey Weinstein » en français)[3].

Accueil

Le film reçoit des critiques partagées aux États-Unis. Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, il récolte 64% d'opinions favorables pour 96 critiques et une note moyenne de 5,9610[8]. Sur Metacritic, il obtient une note moyenne de 58100 pour 31 critiques[9].

En France, le film obtient une note moyenne de 4,15 sur le site Allociné, qui recense 26 titres de presse[10].

Box-office

Dans une interview, James Gray a confié que le film « n'a pas engrangé un million de dollars de recettes (aux États-Unis), alors qu'il en avait coûté vingt »[11]. En France, il ne totalise que 393 149 entrées[2].

Réception critique

En 1999, Les Inrockuptibles loue le film pour sa tonalité crépusculaire et ses dialogues chuchotés, affirmant qu'il échappe ainsi à une forme d’académisme[12].

Lors de sa sortie en France, Première lui accord trois étoiles, appréciant grandement le film pour son ses mises en scènes à un découpage de plans visés-serrés, le jeu des acteurs, sa musique et son jeu d'ombres lumières[13]. Libération parle également de tragédie, soulignant que le film dévoile la nature humaine sous toutes ses formes[14]. Le Monde qualifie pour sa part le film d'œuvre à la beauté secrète et à l’envoûtement lancinant, qui vaut en réalité infiniment mieux que ce que les critiques de Cannes ont pu écrire dessus[15]. Le Temps parle quant à lui d'un chef-d'œuvre la tragédie moderne[16].

2009, Le Figaro affirme que le film renouvelle le genre du polar noir[17].

En 2018, Le Monde loue le film pour sa précision maniaque à montrer le fonctionnement – voir le dysfonctionnements – des institutions new-yorkaises, depuis sa police en passant par son tribunal ainsi que les commissions d’arbitrage de la Grosse Pomme, exhibant de la sorte les failles de la loi[18].

En 2024, Télérama trouve ce film grandiose, le comparant à une tragédie grecque[19].

Bande originale

Distinctions

Notes et références

Annexes

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