Lac Mandroseza

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Lac Mandroseza
Image illustrative de l’article Lac Mandroseza
Vue du lac Mandroseza depuis le rova d'Antananarivo
Administration
Pays Drapeau de Madagascar Madagascar
Province Province d'Antananarivo
Région Analamanga
Commune Antananarivo
Coordonnées 18° 56′ 00″ S, 47° 33′ 00″ E
Hydrographie
Alimentation Ikopa
Géolocalisation sur la carte : Antananarivo
(Voir situation sur carte : Antananarivo)
Lac Mandroseza

Le lac Mandroseza est l'un des plus grands lacs du centre d'Antananarivo, capitale de Madagascar[1].

  • Situé au sud-ouest de la ville d'Antananarivo, le lac Mandroseza constitue un des anciens marécages de la bordure de l'Ikopa. Il alimente en eau la capitale[2].

Le lac Mandroseza est un bassin de décantation d’une superficie de 40 ha et d'un volume estimé à 800 000 m3, qui est alimenté par la rivière Ikopa à travers un barrage de prélèvement avec des systèmes de pompage constitués par 5 pompes[1]. Autrefois, en 2000, la profondeur du lac atteignait 7,37 mètres. Aujourd’hui, elle n’est plus que d’environ 4,25 mètres, selon les relevés bathymétriques réalisés. Cette diminution notable s’explique principalement par le phénomène d’envasement[3].

La principale source naturelle qui alimente Mandroseza en amont est le lac réservoir de Tsiazompaniry, aménagé en 1955. Ce lac est doté de deux barrages à voûtes multiples et à contreforts, construits sur la rivière Varahina Sud et son affluent, la Manandriana. Il s’inscrit dans le cadre de l’aménagement hydraulique du bassin supérieur de l’Ikopa[4].

Les risques environnementaux

Lac vital menacé par une urbanisation incontrôlée

Source principale d’eau potable pour la capitale, le lac Mandroseza est pourtant en danger. Bien qu’il soit classé zone sensible et censé bénéficier d’un périmètre de protection, les textes prévoyant la réglementation des activités autour du lac restent peu appliqués.

Depuis les années 1990, l’urbanisation du bassin versant s’est accélérée : la surface bâtie est passée de 30,95 hectares en 2002 à 53,65 hectares en 2016[5]. Faute de protection physique et en raison du caractère privé des terrains environnants, les constructions se multiplient, notamment dans les fokontany de Mandroseza Cité, Andohanimandroseza, Ambohimiandra et Ambatoroka.

Cette expansion désordonnée a des conséquences directes sur l’environnement : des réseaux d’assainissement précaires déversent les eaux usées et pluviales dans le lac, mettant en péril ses écosystèmes. Le bassin nord-ouest, désormais entièrement urbanisé, est particulièrement touché, la vue sur le lac étant devenue un argument spéculatif.

Sur les berges, des cultures maraîchères comme les brèdes, haricots, salades ou taro gagnent du terrain, contribuant à la dégradation progressive de cette ressource stratégique pour Antananarivo

Lac menacé par l’envasement

En plus des infrastructures vétustes de la JIRAMA, l’approvisionnement en eau potable d’Antananarivo est fragilisé par l’envasement progressif du lac Mandroseza. Les relevés bathymétriques montrent une baisse de profondeur de 7,37 m en 2000 à 4,25 m[5] aujourd’hui, conséquence directe de l’érosion en amont et des activités humaines le long de l’Ikopa — lavage de voitures, lessive, extraction de sable, agriculture ou pâturage. Ces pratiques favorisent la sédimentation et fragilisent les berges, malgré les curages annuels. Résultat : le volume d’eau du lac diminue chaque année, menaçant la principale source d’eau potable de la capitale.

Des mesures d’urgence pour sauver le lac Mandroseza

Références

Voir aussi

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