Lac Érié
lac d'Amérique du Nord
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Le lac Érié ( / ˈɪri / EER-ee ) est l'un des cinq Grands Lacs d'Amérique du Nord. Il est le quatrième plus grand lac d'Amérique du Nord par sa superficie et le onzième au monde. C'est le plus méridional, le moins profond et le plus petit en volume des Grands Lacs, et il a également la durée de rétention moyenne de l'eau la plus courte. À son point le plus profond, le lac Érié atteint 64 m de profondeur.
| Lac Érié | ||||
Les Grands Lacs avec en bleu foncé le lac Érié. | ||||
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| Administration | ||||
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| Pays | ||||
| Subdivision | Ontario, Michigan, Pennsylvanie et New York | |||
| Fait partie de | Grands Lacs et frontière entre le Canada et les États-Unis | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 42° 11′ 16″ N, 81° 09′ 23″ O[1] | |||
| Type | Lac d'eau douce | |||
| Origine | Lac glaciaire | |||
| Superficie | 25 700 km2 |
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| Longueur | 388 km | |||
| Largeur | 92 km | |||
| Périmètre | 1 286 km | |||
| Altitude | 174 m | |||
| Profondeur · Maximale · Moyenne |
64 m 19 m |
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| Volume | 483 km3 | |||
| Hydrographie | ||||
| Bassin versant | 58 800 km2 | |||
| Alimentation | rivière Détroit | |||
| Émissaire(s) | rivière Niagara, Canal Welland | |||
| Durée de rétention | 2,6 ans [note 1] | |||
| Îles | ||||
| Nombre d’îles | 31 | |||
| Île(s) principale(s) | Bass Island, Catawba Island, Pelee Island | |||
| Géolocalisation sur la carte : Canada
Géolocalisation sur la carte : Ontario
Géolocalisation sur la carte : États-Unis
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Situé sur la frontière internationale entre le Canada et les États-Unis, le lac Érié borde au nord la province canadienne de l'Ontario, plus précisément la péninsule ontarienne, les États américains du Michigan à l'ouest, de New York au sud, et à l'est de l'Ohio et de la Pennsylvanie. Ces juridictions se partagent la superficie du lac. La plus grande ville riveraine est Cleveland, qui constitue le cœur de la troisième plus grande agglomération américaine de la région des Grands Lacs, après Chicago et Détroit. Parmi les autres grandes villes situées sur les rives du lac, on compte Buffalo (New York), Érié (Pennsylvanie) et Toledo (Ohio).
Situé en aval du lac Huron, le lac Érié reçoit principalement ses eaux par la rivière Détroit. Son principal émissaire naturel est la rivière Niagara[Lien 1]. Une partie des eaux s'écoule également vers le lac Ontario par le canal Welland, qui fait partie de la voie maritime du Saint-Laurent.
Le climat du lac est rigoureux. Les tempêtes, de neige ou de vent, fréquentes, provoquant de nombreux naufrages.
L'économie du bassin du lac Érié repose sur l'industrie lourde, l'agriculture intensive, une importante activité de pêche (commerciale et de sportive), ainsi que sur le tourisme.
Depuis les années 1970, la santé environnementale du lac Érié est une préoccupation constante, avec des problèmes tels que la surpêche, la pollution, les proliférations d'algues, les espèces envahissantes et l'eutrophisation, qui font régulièrement la une des journaux[Presse 1],[Presse 2].
Toponymie
La tribu Érié vit sur la rive sud du lac. Le nom tribal « Érié » est une forme abrégée du mot iroquoien « erielhonan »., signifiant « longue queue »[2]. À l'époque de la Nouvelle-France, les Français nomment ce peuple la Nation du Chat, car en langue iroquoise, erie désigne le puma Puma concolor.
Nicolas Sanson d'Abbeville, cartographe du roi de France, dans sa carte du « Canada ou Nouvelle-France »[3], datée de 1656, est le premier à donner le nom Érié au lac. Il l'indique « L.Erie ou du Chat » (Lac Érié ou de la nation du Chat)[3],[4].
Le nom pourrait également provenir du mot eri, qui signifie « cerisier »[5].
Selon Louis Hennepin, les Iroquois nommaient ce lac Teiocharontiong[6]. Dans la carte associée à sa carte « Louisiane » (1683), il indique le lac Érie ou Lac du Conty[3].
La carte la Nouvelle-France publiée à Paris en 1688 par Coronelli l'identifie sous l'appellation « Lac Erie ou Teiocharontiong et Lac de Conty et du Chat »[3],[4].
Dans ses Mémoires (1703), le baron de Lahontan indique que le « lac Herrié » se décharge dans le lac Frontenac[7]. En 1719, la carte « Une carte nouvelle et correcte du monde entier » de Herman Moll le nomme Errie[3].
Les graphies Herye ou Erri sont parfois utilisées[8]. Le lac a aussi été désigné sous les noms d'Orswego (1730), d'Okswego (1754) ou de lac Felis[Lien 2].
L'ensemble des noms portés par le lac Érié sont répertoriés par le U.S. Geological Survey[Lien 3].
| Dénominations du lac Érié sur les cartes des XVIIe et XVIIIe siècles. | ||||||||||||||
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Géologie


Le lac Érié est une dépression sculptée par l'avancée et le retrait de la calotte glaciaire[9]. Il a connu de nombreuses phases avant de prendre sa forme actuelle, il y a moins de 4 000 ans, ce qui est très court à l'échelle géologique[10],[Lien 4],. Auparavant, le terrain sur lequel repose aujourd'hui le lac a subi une histoire géologique complexe.
Il y a plus de deux millions d'années, l'écoulement d'une rivière vers l'est, bien avant les glaciations du Pléistocène, a dessiné une large plaine alluviale. Cet ancien système de drainage a été détruit par le premier grand glacier de la région, qui a approfondi et agrandi les zones de plaine, permettant à l'eau de s'accumuler et de former un lac. Les glaciers ont pu creuser davantage de sédiments à l'est de la plaine car le substrat rocheux est composé de schiste, plus tendre que les roches carbonatées (dolomie et calcaire) de la partie occidentale. Ainsi, les bassins oriental et central (en) du lac actuel sont beaucoup plus profonds que le bassin occidental, qui est riche en nutriments et en poissons[11],[note 2].
Une hypothèse explique qu'en descendant aussi loin au sud, la glace aurait perdu de son épaisseur, et donc son pouvoir d'érosion, d'où la moindre profondeur du lac Érié par rapport aux autres Grands Lacs.
Jusqu'à trois glaciers ont avancé et reculé sur ces terres, provoquant la formation de lacs temporaires entre chaque avancée (voir les lacs Whittlesey (en), Maumee (en) et Arkona (en)). Le volume d'eau de chaque lac étant différent, leurs rivages se situaient à des altitudes différentes. Le dernier lac à s'être formé, le lac Warren, a existé il y a environ 12 000 - 13 000 ans. Il était plus profond que l'actuel lac Érié et son rivage s'étendait sur environ 13 km (8 mi) à l'intérieur des terres par rapport au lac actuel. Le lac Érié primitif (en) a connu de nombreuses phases.
Les berges de ces lacs préhistoriques ont abandonné de grandes barrières de sable qui coupent les marécages. Ces anciennes dunes de sable étant encore visibles dans la région d'Oak Openings (en), au nord-ouest de l'Ohio. À cet endroit, le sol sableux et asséché du lit du lac ne permettait pas la croissance de grands arbres, à l'exception de quelques espèces de chênes, formant ainsi une rare savane de chênes (en)[Lien 6], dont on n'a que de rares exemples en Europe (en Estramadure).
| Développement holocène du lac Érié primitif (Charles E. Herdendorf, 2013). | |||||||||
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Géographie

Le lac Érié (42,2° N, 81,2° O) a une longueur de 388 km (210 nmi)[Lien 7],[12], d'ouest en est, et une largeur de 92 km (50 nmi)[Lien 7],[12] du nord au sud, à ses points les plus larges.
Sa superficie est de 25 700 km2 (9 923 mi2)[Lien 7],[note 3]. Il est le quatrième plus grand des Grands Lacs (le lac Ontario est le plus petit), et le onzième au monde[Lien 9].
Le lac est situé à une altitude moyenne de 174 m (571 pi) au-dessus du niveau de la mer[1]. Le point le plus méridional du continent canadien, est situé sur une péninsule qui s'avance dans le lac Érié.
Le lac compte 31 îles (en), généralement situées sur sa rive ouest[note 4]. La plus grande d'entre elles est l'île Pelée (Ontario), qui abrite un écosystème unique[Presse 3]. Leur périmètre global est de 116 km (72 mi)[Lien 10]. Le lac présente 1 402 km de rives (y compris les îles)[Lien 7].
Hydrologie

Le lac Érié est principalement alimenté par la rivière Détroit, émissaire du lac Huron (176 m) par l'intermédiaire du lac Sainte-Claire. Il se déverse dans le lac Ontario (75 m) par la rivière Niagara et les chutes Niagara[Lien 4],[Lien 7], rivière qui fournit de l'énergie hydroélectrique au Canada et aux États-Unis grâce à ses turbines de Lewiston (New York) et Queenston (Ontario) (en)[Lien 1].
Parmi les autres affluents importants du lac Érié figurent la rivière Grand (Ontario), la rivière Huron, la Maumee, la Sandusky, la Cuyahoga et la rivière Buffalo (en). Son bassin versant couvre 78 000 km2 (30 116 mi2) (avec le détroit Saint-Clair)[Lien 7], répartis entre l'Indiana, le Michigan, l'Ohio, la Pennsylvanie, l'état de New York et la province de l'Ontario.
Il y a également deux voies artificielles : le canal Érié et le canal Welland, qui fait partie de la voie maritime du fleuve Saint-Laurent.
Profondeur

La lac Érié est le moins profond des Grands Lacs, avec une profondeur moyenne de 19,2 m (63 pi)[Lien 7] et une profondeur maximale de 64 m (210 pi)[Lien 7],[1]. Il est le seul des Grands Lacs dont le point le plus profond est au-dessus du niveau de la mer[Lien 16]
Il comporte trois zones de profondeurs distinctes : à l'extrémité ouest, les profondeurs moyennes ne vont que de 7,6 m (25 pi) à 9,1 m (30 pi). Cette zone est caractérisée par des hauts-fonds et récifs ; la partie centrale, plus importante en superficie, atteint 18 m ; la profondeur plonge à 27 m dans la partie est du lac avec le point maximum dans les fosses[Lien 17].
Son volume est de 484 km3, le plus petit des Grands Lacs[Lien 7],[Lien 18].
Le lac Érié a une durée de rétention de 2,6 ans[Presse 4], le plus court de tous les Grands Lacs[Lien 7],[note 1].
Niveaux d'eau


Le niveau d'eau du lac Érié fluctue au fil des saisons, comme dans les autres Grands Lacs. Généralement, les niveaux les plus bas sont observés entre décembre et février, et les plus élevés en juin ou juillet[Lien 19]. Le niveau annuel moyen varie en fonction des précipitations à long terme. Les variations de niveau à court terme sont souvent causées par des seiches, particulièrement importantes lorsque des vents du sud-ouest soufflent sur toute la longueur du lac pendant les tempêtes. Celles-ci provoquent une accumulation d'eau à l'extrémité est du lac. Les seiches provoquées par les tempêtes peuvent causer des dégâts sur les rives. Lors d'une tempête en , le niveau d'eau à Buffalo a augmenté de 2,13 m (7 pi) avec des vagues de 3,0 m (10 pi) à 4,6 m (15 pi) pour une hauteur de 6,7 m (22 pi)[Lien 20]. Pendant ce temps, à l’extrémité ouest du lac, Toledo (Ohio) a connu une baisse similaire du niveau de l’eau.
- Niveau historique des eaux : au mois d', le lac Érié atteint son niveau le plus élevé à presque 176 m[Lien 19]. Les records de hautes eaux sont établis d' à , puis entre et [Lien 19].
- Niveau historiquement bas : durant l'hiver 1934, le lac Érié atteint son niveau le plus bas, à 0,46 m (1,5 pi) sous le niveau de référence[Presse 5]. Des records mensuels de basses eaux sont établis de à [Lien 19]. De à , les niveaux d'eau varient depuis 0,46 m (1,5 pi) en dessous du niveau de référence jusqu'à atteindre le niveau de référence[Presse 5].
Climat
Les tempêtes de neige

Comme les autres Grands Lacs, le lac Érié connaît de fortes chutes de neige dues à l'effet de lac : de l'air froid se déplace au-dessus des eaux chaudes d'un lac. Cet air se réchauffe, s'humidifie et devient moins dense. En s'élevant, l'air se refroidit et la vapeur d'eau se condense en gouttelettes d'eau. En passant au-dessus des terres, la réduction de l'espace aérien provoque une accumulation d'air, un phénomène de convergence par friction. L'air s'élève alors encore plus haut, jusqu'à des zones où il se refroidit et se transforme en flocons de neige[Lien 21],[Presse 6].
Comme les vents soufflent principalement d'ouest en est le long de l'axe principal du lac, ces tempêtes de neige dues à l'effet de lac sont plus marquées sur la partie orientale du lac. Sur la période 1991-2020, Érié et Buffalo se classent respectivement deuxième (265 cm) et quatrième (242 cm) des villes les plus enneigées des États-Unis[Lien 22],[note 6].
Le gel


Du fait de sa faible profondeur, le lac Érié gèle fréquemment en hiver[Lien 24], et il est le premier des Grands Lacs à geler[Lien 25].
Selon les scientifiques, une plus grande quantité de glace contribue à lutter contre l’érosion, les chutes de neige dues à l’effet de lac et la prolifération d’algues[Lien 26],[Lien 27].
Les effets du réchauffement des eaux lacustres sont atténués lorsque le lac gèle[Presse 8]. En , les habitants de Cleveland se réjouissent de voir le lac Érié gelé à 90 %, car cela signifie que la région a surmonté les fortes chutes de neige qui nécessitent un déneigement intensif[Presse 9].
Autrefois, la glace du lac était si épaisse qu'il était possible de rouler dessus en voiture ou de naviguer sur des bateaux à glace (en)[Presse 10]. De nombreux riverains profitaient de la glace pour aller sur les îles en voiture[note 7].
Bien que le phénomène El Niño et des vortex polaires influent sur l'épaisseur des glaces, la tendance est à la baisse[Lien 19], mais les variations peuvent être fortes. Alors qu'en , les Grands Lacs ne sont gelés qu'à hauteur de 1,17 %[Lien 26], fin , le lac Érié est recouvert de glace à 94 %, de façon très rapide[note 8],[Lien 27].
Les vents et les vagues
Les vents violents ont provoqué des courants lacustres qui ont déplacé les sédiments du fond, entraînant la formation de bancs de sable mouvants, à l'origine de nombreux naufrages[Presse 10].
Associée à la faible profondeur du lac, « la moindre brise peut soulever de fortes vagues », également appelées seiches[Presse 12], « des vagues comparables à celles qu’on rencontre sur un océan les jours de grandes tempêtes »[Lien 28],[Lien 29].
Ces vagues violentes, qui « se forment très rapidement »[note 9] débouchent souvent sur un drame[note 10], mais parfois aussi sur des sauvetages spectaculaires[note 11].
La chaleur
Le lac Érié étant le moins profond des Grands Lacs, il en est le plus chaud[Lien 32]. La fonte des glaces est rapide au printemps et le lac se réchauffe nettement en été. En 1999, cela a failli poser problème à deux centrales nucléaires[note 12] qui nécessitent l'eau froide du lac pour refroidir leurs réacteurs[Presse 13]. L'été chaud de 1999 a fait grimper la température du lac jusqu'à la limite de 29,44 °C (85 °F) nécessaire pour maintenir les centrales au frais[Presse 13].
Modèles météorologiques à long terme
Des calculs portant sur la période 1937-1968 estiment l'évaporation annuelle d'eau de la surface du lac Érié à 80 cm-100 cm[Presse 14]. L'évaporation maximale se produit dans les mois d'automne[Lien 19]. Elle permet les précipitations dans les zones environnantes. Les rapports concernant l'effet global du réchauffement climatique sur la région des Grands Lacs, y compris le lac Érié, sont contradictoires. Selon certains, le changement climatique entraîne une évaporation accrue de l'eau du lac, ce qui provoque des températures plus élevées, ainsi qu'une glace plus mince, voire inexistante, en hiver. Cette situation alimente les inquiétudes selon lesquelles « le lac Érié semble rétrécir » et serait le plus susceptible, parmi les cinq Grands Lacs, de « se transformer en une mare de boue putride »[Presse 10]. En 2010, le quotidien canadien, Windsor Star, rapporte que le lac a connu des températures record, atteignant 27,2 °C (81 °F) à la mi-août et compare le lac à une « baignoire »[Presse 15].
La faune du lac et de ses environs
La faune indigène
Poissons
Le lac Érié doit à ses caractéristiques topographiques d'être un paradis de la pêche : plus de cent-quarante espèces différentes fraient dans les eaux de son bassin hydrographique. Ses populations de poissons sont les plus abondantes des Grands Lacs, notamment grâce à ses températures relativement douces et à l'abondance de plancton, élément fondamental de la chaîne alimentaire[Presse 16]. On estime que la population piscicole du lac représente 50 % de l'ensemble des poissons des Grands Lacs[Lien 33].
Le lac abrite des dorés jaunes (connus au Canada sous le nom de brochets)[Presse 16],[Presse 17], des truites arc-en-ciel anadromes, des achigans à grande bouche, des achigans à petite bouche, des perchaudes[Presse 17], des touladis, des saumons royaux, des corégones, des éperlans[Presse 16], des poisson-castor, des grand brochet, des barbotte jaune, des malachigan, des bar blanc, des maskinongé (poisson) et même l'unique sucet de lac[Lien 34].
Le plus long poisson du lac Érié serait l'esturgeon, qui peut atteindre 3 m (10 pi) de long et peser 135 kg (298 lb). C'est une espèce menacée qui vit principalement au fond du lac[Presse 18]. En 2009, un cas confirmé de capture d'un esturgeon, qui a été remis à l'eau vivant, a été recensé, et l'on espère que la population d'esturgeons se rétablit[Presse 19].
Reptiles

La couleuvre d'eau du lac Érié (Nerodia sipedon insularum), une sous-espèce de la couleuvre d'eau, vit aux alentours du port de Put-in-Bay, et figure sur la liste des espèces en situation préoccupante depuis 2008[Lien 35],[Lien 36]. En 2010, sa population dépassait les 12 000 individus[Lien 36]. Bien que sa morsure ne soit pas venimeuse, elle joue un rôle clé dans l'écosystème aquatique du lac, se nourrissant de nectures, de dorés jaunes et d'achigans à petite bouche[Lien 36]. Elle contribue également à réguler la population de gobies[Lien 35],[Lien 36]. Elle s'accouple de fin mai à début juin. On peut alors l'observer en grands groupes nuptiaux composés d'une femelle entourée de plusieurs mâles[Lien 37]. Elle hiberne sous terre durant l'hiver[Lien 37].
Insectes
Les éphémères mesurent 38 mm (1,5 po) de long. Les trois principales espèces sont Ephemera simulans, Hexagenia rigida et H. limbata[Presse 20]. Ces insectes s'accouplent sur une période de 72 heures, de juin à septembre. Ils volent en masse jusqu'au rivage, s'accouplent en vol, puis chaque femelle pond jusqu'à 8 000 œufs au-dessus de l'eau. Ces œufs retombent au fond et le cycle se répète[Presse 20]. Les moules zébrées, en filtrant les nutriments excédentaires du lac, permettent aux larves d'éphémères de prospérer[Presse 21]. Il arrive que les nuées d'éphémères provoquent des pannes de courant[Presse 21] et qu'écrasés sur les routes, rendent celles-ci glissantes[Presse 20]. Au début de , à cause de la stagnation de l'eau et de l'appauvrissement en oxygène des boues du fond, presque toute la population de la nymphe de l'éphémère Hexagenia, est réduite à néant[13].

Le papillon Monarque (Danaus plexippus) a l'habitude de se nourrir sur les rives nord du lac Érié avant sa migration annuelle, en automne, vers les sapinières d'Oyamel, au centre du Mexique, où il se reproduit[Lien 38]. Leurs descendants reviennent en mars jusqu'au Canada[Lien 38]. La plupart des papillons sont étroitement liés à des plantes-hôtes sensibles et vulnérables. Dans le cas de la chenille du monarque, il s'agit de l'asclépiade, dont la toxine protège le monarque des oiseaux prédateurs[Lien 38]. Le monarque figure sur la liste des espèces en situation préoccupante depuis 2008[Lien 38]. Il est menacé par la destruction de son habitat au Mexique et l'utilisation générale des pesticides. Les papillons ont un rôle d'indicateurs de la qualité des milieux naturels, et donc de la santé des écosystèmes[Lien 39].
Oiseaux

Les ornithologues du monde entier viennent en masse autour du lac Érié pour profiter de cet emplacement privilégié sur les vols principaux des oiseaux migrateurs. Trois sites privilégiés accueillent plus de 360 espèces durant la migration des oiseaux, y étant protégés en vertu de la convention concernant les oiseaux migrateurs : le parc national de Cuyahoga Valley (Ohio) (National Park Service), la réserve nationale de faune de Long Point (Ontario) (SCF) et le Parc national de la Pointe-Pelée (Ontario) (APC), situé sur une péninsule qui s'avance dans le lac Érié.
Espèces introduites
Le lac compte de nombreuses espèces introduites bien implantées : l'éperlan arc-en-ciel, le gaspareau, la perchaude, la carpe commune, le goujon de mer et le clodocène épineux. La truite arc-en-ciel et la truite brune sont introduites spécifiquement pour la pêche sportive. Les tentatives d'introduction du saumon coho ont échoué et sa population est en déclin.
Espèces envahissantes
Si les interactions entre espèces envahissantes peuvent parfois avoir des effets bénéfiques, comme l'introduction du saumon du Pacifique[Presse 10], les effets néfastes sont très majoritaires.
Le lac est infesté par des espèces envahissantes[note 13]. L'arrivée massive des navires océaniques, dès l'ouverture de la voie maritime, en procédant au déversement d'eaux de ballasts, a amené de nouvelles espèces invasives[Lien 40],[Presse 22].
Parmi ces espèces, la moule zébrée[Presse 10], la moule quagga, le gobie[Lien 40] et la carpe herbivore. Ils sont responsables de l'augmentation de la population et de la taille de l'achigan à petite bouche et de la perchaude dans le lac Érié et de la prolifération des algues nuisibles[Lien 41].
La Puce d'eau épineuse (en), la puce d'eau à crochet, la lamproie marine[Lien 42] et la perche blanche sont d'autres exemples.
En 2008, des inquiétudes ont émergé quant au fait que la crevette rouge sang, « la plus récente espèce envahissante des Grands Lacs », pourrait nuire aux populations de poissons et favoriser la prolifération d'algues[Presse 23],[Presse 24].
Les espèces végétales invasives du lac Érié sont principalement le myriophylle à épis, le Trapa natans et la salicaire pourpre[Lien 43]. Les rives du lac abritent également des espèces envahissantes du genre Phragmites[Lien 44].
Histoire et populations
Peuples autochtones

Au moment des premiers contacts avec les Européens, plusieurs peuples autochtones vivaient sur les rives orientales du lac. La tribu Érié (qui a donné son nom au lac) habitait la rive sud, tandis que les Neutres (aussi appelés Attawandaron) vivaient sur la rive nord.
Près de Port Stanley se trouve un village autochtone datant du XVIe siècle, connu sous le nom de Southwold Earthworks, où vivaient autrefois jusqu'à 800 membres du peuple autochtone Neutre ; les vestiges archéologiques comprennent des doubles murs de terre serpentant autour du périmètre herbeux[Presse 3]. Les Européens ont nommé cette tribu les Indiens neutres, car ils refusaient de se battre contre les autres tribus[Presse 3].
Entre 1651 et 1657, durant les guerres du Castor, les Ériés et les Neutres furent colonisés et assimilés par leurs voisins hostiles de l'est, la Confédération iroquoise[14]. Pendant des décennies après ces guerres, les Iroquois s'approprient et utilisent les terres bordant l'est du lac Érié comme terrain de chasse. Au cours du dernier quart du XVIIe siècle, alors que la puissance des Iroquois décline, plusieurs peuples, principalement des Anichinabés, les chassent des territoires qu'ils occupent sur la rive nord du lac[15]. Une légende raconte l'histoire d'une femme autochtone nommée Huldah qui, désespérée par la perte de son amant britannique, se jeta du haut d'un rocher de l'île Pelée[Presse 24].
Exploration et colonisation européennes


Le lac Érié est le dernier des Grands Lacs à être exploré par les Européens, car les Iroquois, qui occupent la région de la rivière Niagara, sont en conflit avec les Français et interdisent le passage aux explorateurs et aux commerçants. Les explorateurs remontent les rivières depuis le lac Ontario et effectuent des portages jusqu'au lac Huron.
On attribue au Français Louis Jolliet d'être le premier Européen à apercevoir le lac Érié en 1669[note 14],[Presse 25].
Dans les années 1760, après la chute de Québec et suite à leur victoire lors de la guerre de Sept Ans, les Britanniques prennent le contrôle de la région[18].
Les autorités britanniques au Canada, craignant une expansion des colons américains au-delà du lac Érié, demandent au colonel Thomas Talbot (en) d'aménager la piste Talbot en 1809, afin d'encourager la colonisation de la région. Talbot recrute des colons d'Irlande et d'Écosse, mais aussi, malgré l'interdiction après la guerre de 1812, des Etats-Unis[Lien 46]. De nombreux lieux du sud de l'Ontario portent son nom, comme Port Talbot (en), la rivière Talbot (en) et Talbotville (en)[Presse 3].
Durant la guerre anglo-américaine de 1812, l'escadre de l'US Navy commandée par Oliver Hazard Perry capture une escadre de la Royal Navy près de Put-in-Bay (Ohio), lors de la bataille du lac Érié en 1813[Lien 47],[Presse 26]. Cette victoire donne aux États-Unis le contrôle du lac.
Dans le cadre de ce conflit, les troupes américaines mènent des raids répétés dans la région de Port Rowan, en Ontario, incendiant villes et villages[Presse 3]. Toutefois, de manière générale, à l'exception de la guerre d'indépendance des États-Unis et de la guerre de 1812[note 15], les relations entre les États-Unis et le Canada sont remarquablement amicales, avec une « frontière non fortifiée » et un accord « qui empêche toute flotte de guerre de pénétrer dans les Grands Lacs »[Presse 27],[note 16].
En 1837, la rébellion des Patriotes éclate. Elle porte principalement sur des réformes politiques et la répartition des terres. Certains rebelles se réfugient aux États-Unis. Le , 400 patriotes traversent la banquise de la baie de Sandusky à l'île Pelée. La bataille contre le 32e Régiment royal a lieu le sur la glace. Elle voit la défaite des Patriotes[Lien 48].
Le XIXe siècle
La pêche
Vers 1850, des colons établissent des pêcheries commerciales sur la rive nord du lac[Presse 16]. La pêche constitue une activité importante[Presse 4]. A la fin du siècle, l'exploitation du lac comme zone de pêche est marquée par d'importantes luttes entre groupes d'intérêts opposés[note 17].
Le trafic maritime


Le lac sert de voie de navigation aux navires depuis des siècles[Presse 29],[Presse 30] mais, avec l’achèvement du canal Érié en 1825, la région connait une explosion de commerce et de croissance[Lien 49],[4]. Les navires peuvent désormais remonter la rivière Buffalo (en) et emprunter le canal Érié vers l'est jusqu'à Albany, puis suivre le fleuve Hudson vers le sud jusqu'à New York et l'Atlantique.
Le trafic maritime s'intensifie malgré les conditions climatiques : le lac est généralement fermé par la glace de décembre à début avril[Presse 31] et les tempêtes violentes[note 18]. Des rapports de catastrophes sont généralement transmis par des capitaines de navire qui font part de leurs informations aux journalistes[note 19]. En 1885, les vents sur le lac sont si violents que le niveau de l'eau baisse considérablement, parfois de près de soixante centimètres, empêchant ainsi les navires de charger du charbon ou de quitter le port[Presse 34], notamment à Toledo.
Des paquebots des Grands Lacs (en) naviguent sur le lac Érié depuis le Walk in water, qui effectue sept voyages en 1818[Lien 50],[note 20]. Ces grands et luxueux paquebots de croisière transportent des passagers, parfois venus de New York, entre Détroit, Cleveland, Buffalo et d'autres villes du lac. La Detroit and Cleveland Navigation Company (en) est l'une des plus importantes et des plus renommées de ces compagnies[Lien 52]. L'essor de l'automobile dans les années 1950 réduira drastiquement la demande pour leurs services.
Pour sécuriser le trafic, des phares sont construits autour du lac Buffalo (1818), MarbleHead (1821), Fairport (1825), Ile Pelée (1833) Port Dover (1848)...(voir Catégorie:Phare du lac Érié).
Le rail
Aux États-Unis, les premières lignes de chemin de fer se développent dans la direction des Grands Lacs, afin de les mettre en communication avec les États situés sur les bords de l'Atlantique : dès 1830, la ligne d'Albany au lac Érié et en 1842, d'Albany à Buffalo[Presse 35]. Vers 1852, des lignes de chemin de fer encerclent le lac[Presse 36]. Le port de Buffalo, avec ses lignes ferroviaires, concurrence fortement le canal Érié pour le transport notamment de minerais vers New York[Presse 37],[Presse 38].
Expérimentations
En 1851, l'Américain Philips reste au fond du lac avec son bateau muni d'un pendule hydrostatique[Presse 39].
En 1857, un aéronaute du nom de John Steiner, originaire de Philadelphie, entreprend un voyage ambitieux à travers le lac[Presse 40]. Steiner survit, mais l'essai n'aura pas de suite.
L'esclavage

L'esclavage est aboli au Canada en 1833[Lien 53], mais reste légal dans le sud des États-Unis. La route vers la liberté implique pour certains esclaves fugitifs de traverser le lac Érié[note 21]. Le Great Blake swamp (en) au sud-est du lac est une zone où se cacher, et la rivière Detroit un passage vers le Canada.
Les recherches biologiques
En 1895, sur l'île de Gibraltar, le laboratoire Franz Theodore Stone est fondé pour étudier l'état des lacs Il est la plus ancienne station de recherche biologique des États-Unis.
Le XXe siècle
Le trafic maritime et l'essor industriel



Les affaires et l'industrie manufacturière autour du lac connaissent un essor considérable. En 1901, la Carnegie Company propose la construction d'un nouveau port près d'Érié, en Pennsylvanie, à Elk Creek (en), afin d'accueillir les expéditions en provenance de son usine de tubes située à proximité[Presse 42].
Après plusieurs aménagements, le lac Érié est relié en 1932 au lac Ontario grâce au canal Welland. Depuis Port Colborne (Ontario), les navires empruntent ses huit écluses pour descendre de 99 m (325 pi) jusqu'à St. Catharines sur le lac Ontario, ce qui prend environ douze heures[Presse 43],[Presse 3]. Des milliers de navires utilisent le canal Welland chaque année[Presse 3]. Il fait partie de la voie maritime du fleuve Saint-Laurent, qui relie le lac à Montréal. Cette voie est inaugurée le . La région connaît alors un essor économique majeur immédiat. Depuis, les administrations portuaires se sont dotées en 2003 d'une corporation de gestion de la voie maritime du Saint-Laurent soit l'Autoroute H2O qui contrôle l'impressionnant trafic maritime de marchandises des navires océaniques de l'océan Atlantique aux Grands Lacs[Lien 54].
De nouveaux phares complètent ceux existant (pointe Albino, Cleveland West Pierhead[note 22].
Des traversiers desservent de nombreux endroits du lac, et notamment les îles[note 23]. Le trafic est généralement dense sur le lac[Presse 43] et la navigation reste difficile en raison des hauts-fonds et des lames de fond provoquées lors d'intempéries.
La prohibition
Durant la Prohibition, de 1919 à 1933, une « grande quantité d'alcool traverse le lac Érié » [Presse 24], ainsi que des cadavres de gangsters jetés dans la rivière Détroit et qui s'échouaient parfois sur les plages de l'île Pelée[Presse 10],[note 24]. Les garde-côtes tentent d'intercepter l'alcool canadien avec leur Brigade Anti-Alcool (en)[Lien 55],[Lien 56],[19],[Lien 57],[Presse 45], et un casino est exploité sur Île Middle[Lien 58].
Économie
Agriculture


L'ancien lit plus étendu du lac Érié et les microclimats du lac créent un environnement favorable à l'agriculture.
La rive nord abrite l'une des régions les plus riches du Canada en fruits et légumes. Cette pointe sud, notamment aux alentours de Leamington, est surnommée la « capitale canadienne de la tomate »[Presse 46]. Sur la rive sud, les vergers de pommiers sont abondants du nord-est de l'Ohio à l'ouest de l'État de New York.
La rive sud-est de l'Ohio, de la Pennsylvanie et de l'État de New York constitue une importante région viticole, tout comme les îles du lac[Presse 47]. La région canadienne de la rive nord du lac Érié, alias Lake Erie North Shore (LENS), devient également une région viticole de plus en plus importante. Elle comprend l'île Pelée[Presse 48] et, étant plus septentrionale que les régions viticoles comparables dans le monde, les jours d'été y sont plus longs[Presse 49]. Cette saison de croissance plus longue, grâce à la modération des températures par le lac, réduit le risque de gelées précoces[Presse 49].
Le bassin versant a permis d'obtenir un sol bien fertilisé. La côte nord de l'Ohio est largement considérée comme sa capitale des pépinières[Lien 59].
Aux alentours de Port Rowan, des arbres particuliers poussent grâce à l'effet modérateur du lac, comme le tulipier de Virginie, le cornouiller, le sassafras et le gommier noir[Presse 3]. Les nombreuses serres de cette région produisent une « grande variété de plantes tropicales rarement cultivées aussi au nord », dont certaines espèces de cactus, grâce à cet effet modérateur[Presse 3].
L'agriculture intensive pratiquée autour du lac est désignée comme une des responsables de la prolifération des algues.
La pêche
La ressource halieutique survit à la pêche commerciale et sportive, à la pollution du milieu du XXe siècle, aux espèces envahissantes et à d'autres problèmes. Cependant, les gouvernements des États et des provinces, ainsi que le gouvernement fédéral, jouent un rôle de plus en plus important. La gestion de la pêche est assurée par la Commission des pêches des Grands Lacs.
Conflit culturel
Depuis les années 1960, voire avant, une concurrence directe a opposé pêcheurs commerciaux et pêcheurs sportifs (y compris la location de bateaux et la vente de permis de pêche). La confrontation aurait débuté autour du lac Michigan avant de s'étendre aux autres Grands Lacs[Lien 60]. Les deux camps sollicitent l'aide des gouvernements de Washington ou d'Ottawa et tentent de convaincre le public par le biais de la presse[Presse 28]. Ce conflit aboutit, aux États-Unis, à la quasi-disparition de la pêche commerciale dans les États riverains des Grands Lacs en 2011[Presse 4]. Des critiques accusent l'organe législatif qui fixe les quotas d'être dominé par les États-Unis et de privilégier la pêche sportive au détriment de la pêche commerciale[Presse 50].
En 2007, les estimations du marché total de la pêche dans les Grands Lacs, incluant la pêche commerciale et récréative, montent jusqu'à plus de 7 milliards de dollars[Presse 16].
La pêche commerciale
Avec 82 % des récoltes de poisson sur le lac Érié entre 2004 et 2023, la pêche commerciale est la plus productive des Grands Lacs[Lien 61], et compte les pêcheries en eau douce les plus riches au monde. Elle y est plus florissante que tous les autres Grands lacs réunis avec près de 20 000 t par an. Elle procure des bénéfices de l’ordre de 200 millions de dollars par année et soutient environ 1 000 emplois dans les secteurs des pêches et de la transformation[Lien 61].
Les prises commerciales sont principalement composées de perchaudes, de dorés jaunes, ainsi que d'importantes quantités d'éperlans arc-en-ciel et de bars blancs[Lien 62].
Jusqu'à la fin des années 1950, le poisson commercial le plus fréquemment pêché (plus de 50 % des prises commerciales) était une sous-espèce du doré jaune, le doré bleu (Sander vitreus glaucus (en)), parfois appelé « brochet bleu ».
Dans les années 1970 et 1980, avec la diminution de la pollution du lac, le nombre de dorés jaunes capturés est passé de 112 000 en 1975 à 4,1 millions en 1985[Presse 51]. Dans les années 1980, il y a environ 130 navires de pêche et environ 3 000 travailleurs[Presse 16].
La combinaison de la surpêche et de l'eutrophisation du lac par la pollution entraîne l'effondrement de la population (au milieu des années 1980, le doré bleu est déclaré éteint), mais le doré jaune aurait connu des effectifs records, même en 1989[Presse 52]. La pêche commerciale décline rapidement, en particulier du côté américain.
Depuis les années 1960 et 1970, le débat se poursuit sur l'intensité souhaitable de la pêche commerciale. Cette pêche dans le lac Érié souffre de la pollution ainsi que des réglementations gouvernementales limitant la taille des prises. Le nombre de bateaux de pêche et d'employés a diminué des deux tiers au cours des dernières décennies[Presse 16].
Une autre préoccupation est que la pollution du lac, ainsi que les toxines présentes dans les poissons, nuisent aux intérêts de la pêche commerciale[Presse 53]. Compte tenu de la présence notamment de mercure, la National Wildlife Federation est sur le point en 1990 d’émettre un avis négatif concernant la consommation de doré jaune et d’achigan à petite bouche, qui constituent la principale prise d’une industrie de la pêche commerciale pesant 800 millions de dollars[Presse 54].
Les pêcheurs américains installés le long du lac Érié perdent leurs moyens de subsistance au cours des dernières décennies et ne pêchent plus de poissons comme le corégone pour les marchés de New York[Presse 4]. La Pennsylvanie instaure un timbre spécial de 3 dollars sur les permis de pêche afin de « compenser les pertes des pêcheurs professionnels », mais ce programme prend fin après cinq ans[Presse 4].

La pêche commerciale est aujourd'hui principalement concentrée dans les communautés canadiennes, avec une pêche beaucoup plus modeste – essentiellement limitée à la perchaude – en Ohio. La ville de Port Dover (en) abriterait la plus importante flotte de pêche du lac[Presse 3].
La pêche en Ontario est l'une des plus intensives au monde. Des réductions de 30 % à 45 % ont été appliquées pour certaines espèces en 2007[Presse 50]. La pêche dans le lac Érié est l'une des premières au monde à être gérée selon un système de quotas individuels transférables. Elle impose la déclaration quotidienne obligatoire des prises et un contrôle rigoureux du système de déclaration.
En 2018, presque 11 000 tonnes de poisson ont rapporté 234 millions de dollars canadiens à l'économie de l'Ontario[Lien 63].
La pêche sportive

Sur le lac Érié, la pêche sportive a de nombreux adeptes. En Ontario, plus de 1,15 million de pêcheur(se)s de loisir ont des retombées économiques de l’ordre de 1,74 milliard de dollars par année[Lien 61].
Les pêcheurs ciblent le doré jaune et la perchaude, et s'intéressent également à la truite arc-en-ciel. De nombreux concours richement dotés sont organisés[note 25].
Les eaux profondes et fraîches, propices à la reproduction et à la pêche, se trouvent du côté canadien du lac[note 26]. Par conséquent, le franchissement de la frontière internationale par un bateau de pêche soulève des préoccupations sécuritaires liées aux passages frontaliers, et il est conseillé aux pêcheurs d'avoir leur passeport sur eux[Lien 65]. Si leur bateau franchit la frontière, les passagers doivent se présenter au bureau de la protection des frontières à leur retour sur la rive américaine[Lien 65].
En 2008, la Commission des pêches et de la navigation de Pennsylvanie a tenté d'empoissonner le lac avec des truites brunes afin de mettre en place un système de pêche basé sur « l'élevage et la pêche durable »[Presse 55].
La pêche en bateau de location augmente considérablement du côté américain entre 1975 et 1985, passant de 46 à 638 bateaux en activité dans le seul Ohio, suite à la baisse des niveaux de pollution et à l'augmentation substantielle des populations de dorés jaunes dans le lac[Presse 51]. En 1984, l'Ohio vend 27 000 permis de pêche pour non-résidents[Presse 51]. En 1992, des pêcheurs rapportent avoir régulièrement capturé des dorés jaunes pesant jusqu'à 5,4 kg (12 lb)[Presse 56].
Il est possible de pêcher la lotte depuis les jetées en hiver, lors de la migration de frai de ce poisson qui serait l'un des vestiges glaciaires du lac Érié[Presse 17].
La pêche sur glace

En hiver, de nombreux pêcheurs s'aventurent sur le lac Érié gelé, y percent des trous et pêchent. Il est même possible d'y faire des feux de joie[Presse 11]. Mais cette aventure peut s'avérer dangereuse[Lien 66]. En 2009, le réchauffement climatique, des vents de 56 km/h (35 mi/h) et des courants poussant vers l'est ont provoqué une instabilité du lac, et détaché du rivage une banquise de plusieurs kilomètres de large, piégeant plus de 130 pêcheurs au large. Un homme est mort tandis que les autres ont été secourus par hélicoptère ou par bateau[note 27].
Tourisme

Les parcs publics
Parmi les nombreux parcs publics entourant le lac, dans le canton de Springfield (Pennsylvanie), se trouvent une réserve faunique réserve de Game Lands (en) qui a été créée en 1991[Presse 58], le parc national Cuyahoga Valley (Ohio), le Parc national de la Pointe-Pelée (Ontario), le parc de Sand Hill (Ontario) dont une dune de 137 m (449 pi) de haut domine le lac[Lien 67] et la réserve nationale de faune de l’Île-Mohawk[Lien 68].
Long Point (Ontario), péninsule située sur la rive nord-ouest qui s'étend sur 32 km (20 mi) est un lieu de halte migratoire pour les oiseaux et les tortues. Elle héberge le Parc provincial Long Point, désigné réserve de biosphère par l'UNESCO[Presse 3].
Le mémorial en l'honneur du commodore Oliver Hazard Perry est érigé en 1913 sur l'île de Put-in-Bay, orné d'une colonne dorique[Presse 27] offre un panorama sur les îles et sur le lac.
Le folklore
Des personnes auraient aperçu une créature semblable au monstre du Loch Ness, dès le XIXe siècle, appelée « Bessie » ou « Bessie de South Bay »[Presse 18],[Presse 59]. En 1990, des personnes disent avoir vu une « grande créature se déplaçant dans l'eau à environ 300 m (984 pi) de leur bateau », de couleur noire, d'environ 10 m (33 pi) de long, avec une tête de serpent, et se déplaçant aussi vite qu'un bateau[Presse 18]. Une bière appelée « Return of the Lake Erie Monster (en) » et une équipe de hockey sur glace nommée les « Monstres de Cleveland »[Presse 59] font référence à Bessie.
Les sports nautiques

Le kayak est devenu plus populaire sur le lac, notamment à Put-in-Bay[Presse 12].
Des nageurs de longue distance ont traversé le lac à la nage. Ainsi, un jeune amputé de 15 ans a parcouru les 19,3 km (12 mi) en 2001[Presse 60]. En 2008, Jade Scognamillo, alors âgée de 14 ans, nage les 19,2 km (11,9 mi) séparant Sturgeon Point (New York) de Crystal Beach (Ontario) (en) en 5 h 40 min 35 s[Presse 61].
À Port Dover, les nageurs effectuent des plongeons spectaculaires lors de l'annuelle « Baignade de l'Ours Polaire » [Presse 62].
Les courants peuvent représenter un danger, et des noyades sont régulières[Presse 63],[Presse 64],[Lien 69],[Lien 70],[Lien 71],[Presse 65],[Lien 72],[Lien 73].
Les épaves


Leur nombre et leur état
Le lac Érié est un lieu de prédilection pour les plongeurs en raison de ses nombreuses épaves, estimées entre 1 400 et 8 000[Lien 47], dont environ 280 sont confirmées[Lien 47],[Lien 74]. Il y aurait plus d'épaves au kilomètre carré que dans tout autre plan d'eau douce[Presse 66], y compris celles d'embarcations autochtones. Le lac Érié abriterait un quart des 8 000 épaves recensées dans les Grands Lacs, la plupart restant à découvrir[Presse 29].
Les épaves sont plutôt bien préservées grâce à la température froide et à l'absence de sel de l'eau et, dans le lac Érié, restent « accessibles » (61 m (200 pi) sous la surface de l'eau)[Presse 29].
Recherches réglementées
Les recherches d'épaves sont menées par le Peachman Lake Erie Shipwreck Research Center[Lien 47]. Son but est d'identifier les sites d'épaves et de cartographier le fond du lac afin de localiser les sites sous-marins, éventuellement en vue d'études ou d'explorations ultérieures[Presse 30].
Bien que relativement plus chaud que les autres Grands Lacs, le lac Érié présente une thermocline, ce qui signifie que lorsqu'un plongeur descend, la température de l'eau chute d'environ 17 °C (63 °F), nécessitant le port d'une combinaison de plongée[Presse 29]. Ces températures froides rendent la plongée difficile et exigent des plongeurs compétents et expérimentés[Presse 29],[Lien 75].
Plongées autorisées
Des plongeurs peuvent visiter certaines épaves, mais ils ont pour consigne de ne rien retirer ni toucher sur l'épave[Presse 29]. Par exemple, une compagnie de location de bateaux de l'ouest de l'État de New York emmène environ 1 500 plongeurs explorer les épaves du lac Érié chaque saison, d'avril à octobre[note 28].
Découvertes régulières d'épaves
Il existe des épaves de plus petits navires, avec parfois des noyades de pêcheurs[Presse 67]. Les découvertes d'épaves sont régulières[Lien 76],[Lien 77],[Lien 78],[Lien 79].
| Nom | Type | Naufrage | Découverte | Historique |
|---|---|---|---|---|
| Adventure | 1903 | En 1998, l'épave de l'Adventure devient la première épave enregistrée comme « site archéologique sous-marin », après la découverte dans les années 1960 que son hélice ait été retirée et donnée à une casse. L'hélice, récupérée quelques jours avant d'être transformée en ferraille, est ramenée sur le site de plongée[Lien 47]. | ||
| Atlantic | Vapeur à aubes | 1852 | 1991[Presse 68] | Il coule après une collision avec le vapeur Ogdensburg, à 10 km (5 nmi) à l'ouest de Pointe Long (Ontario), des survivants de l'Atlantic furent secourus par l'équipage de l'Ogdensburg[Presse 68],[Presse 69]. Selon un témoignage, 130 personnes se sont noyées[Presse 68], tandis qu'un autre évoque une vingtaine de victimes[Presse 69]. Certains ont émis l'hypothèse que le navire coulé était un bateau de jeux et qu'il aurait donc pu contenir de l'argent, mais la plupart des historiens restaient sceptiques[Presse 68]. |
| Anthony Wayne | Vapeur à aubes | 1850 | 2006 | Le navire coule après l'explosion de ses chaudières, et 38 personnes sont décédées[Presse 70]. L'épave est à environ 10 km (5 nmi) au nord de Vermilion, dans l'Ohio, à 15,2 m (50 pi) de la surface. Elle appartient à l'État de l'Ohio, et son renflouement est illégal, mais les plongeurs peuvent la visiter[Presse 70]. |
| Canobie | Vapeur | 1921 | 2003 | L'épave situe à 3 nmi (6 km) dans l'est de Presque Isle[Presse 30]. |
| Dundee | 1900 | L'épave, située au nord de Cleveland, est une des plus complètes des épaves de bateaux en bois[Lien 47]. | ||
| Elderado | Vapeur-péniche | 1880 | Article sur l'archéologie d'épaves[Presse 30] | |
| Marquette & Bessemer n°2 (en) | Traversier | 1909 | Le navire de 103 m disparaît dans une tempête, faisant 38 victimes[Lien 80]. Le drame reste sujet à questionnement. | |
| Neal H. Dow | Bateau à poissons | 1910 | ||
| Dean Richmond | Cargo à vapeur | 1893 | 19 victimes dont une femme[note 29]. | |
| W.R. Hanna, F.H. Prince, Craftsman[Lien 47]. |
Pollution du lac
La qualité de l'eau


Au cours du XXe siècle, avec l'essor de l'urbanisation et des activités humaines[note 30], les milieux humides tels que le Great Blake swamp (en) sont drainés, voire supprimés[Lien 83]; les rivières et les ruisseaux servent souvent d'égouts pour évacuer les eaux usées non traitées qui finissent par se déverser dans le lac[Presse 71]. Parfois, la mauvaise conception des systèmes d'assainissement entraîne, lors de la rupture de vieilles canalisations, le déversement direct d'eaux usées brutes dans la rivière Cuyahoga et dans le lac[Presse 71].
Dans les années 1960 et 1970, le lac Érié subit une forte pollution venant de l'importante concentration d'industries lourdes dans les villes riveraines. Un article du Time, paru en 1969, décrit le lac comme une « gigantesque fosse septique », car seulement trois de ses 62 plages sont jugées « parfaitement sûres pour la baignade », et déplore la tendance à utiliser les rivières traversant les grandes villes comme des « égouts gratuits et pratiques »[Presse 71]. Outre les plages infestées de bactéries, des poissons sont contaminés par les déchets industriels[Lien 84]. Le service d'hygiène publique des États-Unis avise les navires de charge du lac Érié que l’eau puisée à moins de cinq milles du rivage est impropre à la consommation et à la cuisson[Lien 85].
Comme en 1952, la rivière Cuyahoga à Cleveland prend feu en 1969 mais cette fois, la médiatisation est forte[Presse 53]. Avec « 5,7 millions de mètres cubes de déchets déversés chaque jour », le lac est en péril[note 31].
L'eutrophisation du lac

L'eutrophisation, ou surcharge en nutriments provenant des engrais et des déchets humains et animaux, devient une préoccupation constante. Ce phénomène, caractérisé par un apport excessif d'azote et de phosphore dans le lac, risque de provoquer une prolifération anarchique de la végétation aquatique[Presse 1].
L'étude sur la gestion des eaux usées du lac Érié, menée par le district de Buffalo du Corps des ingénieurs de l'armée américaine, détermine que l'eutrophisation est causée par des sources ponctuelles, telles que les rejets industriels et les émissaires des réseaux d'égouts sanitaires et pluviaux municipaux, ainsi que par des sources diffuses, comme le ruissellement des terres agricoles et forestières. Toutes ces sources apportent des nutriments, principalement du phosphore, au lac. La croissance des organismes lacustres s'accélère alors au point d'épuiser les niveaux d'oxygène.
Les proliférations d'algues

Le problème d'algues est important depuis les années 1960[Lien 86]. Généralement, leurs proliférations surviennent en fin d'été[Lien 87]. Elles sont causées par le ruissellement des eaux urbaines, les engrais, les moules zébrées et le bétail à proximité de l'eau[Lien 88]. Le problème des moules zébrées vient du fait qu'elles filtrent une telle quantité de sédiments que cela entraîne une prolifération excessive d'algues[Presse 10]. La rivière Maumee, dans l'Ohio, est citée comme principale source de ruissellement pollué au phosphore provenant des industries, des municipalités, des affluents et de l'agriculture.
Les zones mortes

Dans les années 1970, certaines zones du lac sont déclarées mortes à cause des déchets industriels et des eaux de ruissellement. Comme l'écrit Denny Lee, journaliste au New York Times, en 2004 : « Après tout, le lac est le point de rencontre entre la Rust Belt et l'eau. »[Presse 12]. La diminution des zones humides filtrant les nutriments et la canalisation accrue des cours d'eau favorisent la prolifération d'algues, crée des zones mortes (pauvres en oxygène), fruit d'une interaction complexe de forces naturelles[Presse 1]. Périodiquement, une telle zone se forme dans le lac, son emplacement étant variable.
La faune
La présence de niveaux élevés de DDT et de PCB impacte la faune aviaire[20]. Du mercure est trouvé dans certains poissons des Grands Lacs, notamment dans le bassin ouest du lac Érié, amenant l'interdiction de certaines pêches commerciales[20].
Interventions des pouvoirs publics
Face à ce scénario catastrophique, une prise de conscience se fait jour pour sauver le lac et son écosystème complexe où interagissent de nombreuses espèces. Les divers intervenants du milieu se concertent en vue de renverser la situation par des mesures draconiennes.
Des recommandations sont formulées dans les années 1970 pour réduire les rejets ponctuels et les apports de phosphore provenant des exploitations agricoles, notamment par la modification des pratiques d'engrais, le recours au semis direct et d'autres pratiques agricoles apportant moins de nutriments. Ces pratiques, adoptées sur une base du volontariat, sont suivies pendant un certain temps, ce qui permet une remarquable restauration du lac dans les années suivantes[Lien 89].
| Date | Nom | Commentaires |
|---|---|---|
| 1969 | Cleveland | Cleveland s'engage dans un effort massif pour « nettoyer la Cuyahoga », estimé à 100 millions de dollars[Presse 71]. Les habitants de Cleveland approuvent l'émission d'obligations afin de moderniser le réseau d'égouts de la ville[Presse 71]. |
| 1970 | Grand jury fédéral | Un grand jury fédéral ouvre une enquête, la première enquête de ce type dans la région, concernant une pollution de l'eau imputée à une douzaine d'entreprises du nord-est de l'Ohio[Lien 90]. Quatre importantes sociétés sont condamnées pour pollution du lac Érié et des cours d'eau du nord-est de l'Ohio[note 32]. |
| 1970 | Procureur général des États-Unis | Le procureur général John N. Mitchell évoque de nouvelles actions en justice pour la lutte contre la pollution, en collaboration avec l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA). Invoquant des violations de la loi sur les rivières et les ports de 1899, il poursuit devant la Cour de district des États-Unis les sociétés Jones et Laughlin Steel Corporation pour le rejet d'importantes quantités de cyanure dans la rivière Cuyahoga, près de Cleveland[Lien 92],[Lien 93]. |
| 1972 | Congrès des États-Unis | Le Congrès des États-Unis adopte, malgré le véto du président Nixon, la loi sur la qualité de l'eau[Presse 53],[21]. Le système LEWMS[note 33] du Corps des ingénieurs de l'armée américaine est mis en place à cette époque. |
| 1972 | Accord canado-américain relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs (AQEGL) | Le Canada et les États-Unis établissent des limites de pollution de l'eau[Lien 94] : Réduire de 40 % par rapport aux niveaux de 2008 la charge en phosphore entrant dans le bassin ouest et le bassin central du lac Érié[Lien 82]. L'accord a été révisé en 2012. |
| 1994 | Accord Canada-Ontario concernant l’écosystème du bassin des Grands Lacs (ACO) | L'accord a été révisé en 2002, 2007, 2014 et 2021[Lien 95]. |
| 2001 | Plan d'aménagement panlacustre du lac Érié (ou PAP) | Il est fondé sur la prévention[Lien 96]. |
| 2008 | Pacte pour la gestion durable des ressources en eau du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent (en) | Les États et provinces riverains des Grands Lacs[note 34] approuvent ce pacte, promulgué par le président George W. Bush en et supervisé par la Commission des Grands Lacs. Il vise à empêcher le détournement d'eau des Grands Lacs vers des États éloignés et à établir des normes d'utilisation et de conservation. Il est impopulaire dans les États du Sud-Ouest en raison des sécheresses fréquentes et de la rareté de l'eau. |
| 2019 | Toledo | Les habitants de l’agglomération de Toledo dotent le lac d'un statut juridique afin de lutter plus efficacement en son nom contre ceux qui le polluent. Le lac possède ainsi le droit légal « d’exister, de prospérer et d’évoluer naturellement »[Presse 72],[Lien 97]. |
L'évolution dans les années 1970-1990
Nette amélioration
L'Accord de 1972 sur la qualité de l'eau des Grands Lacs a considérablement réduit les rejets et le ruissellement de phosphore dans le lac. L'eau du lac est suffisamment propre pour permettre à la lumière du soleil de pénétrer et de favoriser la croissance d'algues[Lien 98]. L'éclaircissement de la colonne d'eau est en partie dû à l'introduction et à la propagation rapide des moules zébrées originaires d'Europe. Ces dernières ont recouvert le fond du lac, chaque moule filtrant un litre d'eau douce par jour, contribuant ainsi à assainir l'eau[Presse 12].
De nombreuses preuves indiquent que les nouvelles mesures de contrôle ont considérablement réduit les niveaux de DDT dans l'eau dès 1979[note 35]. Les concentrations de mercure dans les poissons des Grands Lacs diminuent de manière importante dans les années 1970 et 1980[Lien 99].
Les efforts portent leurs fruits dès les années 1980 par la revitalisation du lac au niveau environnemental. Les éléments nutritifs retrouvent des niveaux durables acceptables. Les éclosions d'algues sont stoppées et, dix ans plus tard, les eaux sont à nouveau limpides.
Outre la nette amélioration de la qualité de l'eau, la réglementation environnementale permet le retour d'espèces de poissons importantes sur le plan économique, comme le doré jaune, ainsi que d'autres formes de vie biologique[Lien 100]. Cela ressuscite une industrie des pêches en difficulté[note 36].
En 1999, le radar météorologique Doppler d'une chaîne de télévision locale détecte des millions d'éphémères se dirigeant vers Presque Isle, dans des nuages mesurant 16 km (10 mi) de long. Après 40 ans d'absence, ces insectes sont un signe du retour à la santé du lac Érié, car les éphémères ont besoin d'une eau propre pour prospérer[Presse 20].
Mauvais points

Malgré les bons résultats de l'Accord de 1972, une zone morte persiste[Lien 98].
En 1975, le doré bleu, poisson commercial populaire, est déclaré éteint, peut-être de façon prématurée[Presse 73].
Les émissions atmosphériques de mercure baissent nettement au Canada et aux États-Unis, en partie grâce à la fermeture de centrales au charbon, mais les concentrations de mercure augmentent dans certaines espèces de poissons, notamment dans le doré jaune, au cours des années 2000, du fait de centrales à charbon asiatiques[Lien 99]. Une étude du ministère canadien de l’Environnement note une « tendance à la hausse des concentrations », mais celles-ci restent dans les limites autorisées[Presse 74]. En raison de la menace que représentent les PCB, des recommandations pour limiter la consommation de certains poissons sont émises dès 1990[20] : en 2010, pas plus d’un repas de doré jaune par mois[Presse 74].
Les pratiques agricoles recommandées de conservation ne sont ni surveillées ni maintenues. Avec la perte d'habitats, l'appauvrissement et l'érosion des sols, ainsi que les produits chimiques toxiques, les pratiques agricoles sont des facteurs à l'origine du déclin de certaines espèces.
Réussite affichée en 1979
Les efforts de dépollution sont décrits en 1979 comme une réussite environnementale remarquable, suggérant que l'effet cumulatif de la législation, des études et des interdictions a inversé les effets de la pollution[note 37].
Les accords américano-canadiens ont incité 600 des 864 principaux pollueurs industriels à respecter les exigences en matière de propreté de l'eau [Presse 53]. Cinq milliards de dollars auraient été dépensés pour moderniser les usines de traitement des eaux usées[Presse 53]. L'évolution vers une eau plus propre a été positive depuis les années 1970.
Le lac Érié est en rémission progressive dans les années 1990, suite à la réduction des apports de phosphore, les objectifs fixés de 11 000 tonnes par an étant quasiment atteints[22].
L'évolution dans les années 2000-2020


La bonne santé du lac Érié demeure fragile. Des indicateurs de qualité redeviennent alarmants au cours des années suivantes, il se « réeutrophise »[22] :
« D’après les évaluations des neuf indicateurs de l’état des Grands Lacs, l’état général de l’écosystème du bassin du lac Érié est médiocre et la tendance est inchangée[Lien 101],[note 38]. »
Phosphore
Dans les années 2010, la grande partie du phosphore présent dans le lac provient des engrais épandus sur les champs de soja et de maïs cultivés sans labour, mais lessivés par les fortes pluies. La prolifération d'algues est due à la croissance de Microcystis, une cyanobactérie toxique dont ne se nourrissent pas les moules zébrées, qui infestent le lac[Presse 2]. Les nouvelles techniques agricoles, les changements climatiques et même une modification de l'écosystème du lac Érié rendent la pollution au phosphore plus difficile à maîtriser[Presse 2]. Les proliférations de cyanobactéries[Lien 102] posent problème en [Lien 103],[Presse 75].
Algues

En 2008, des images satellites montrent que la prolifération d'algues se dirige vers l'île Pelée[Presse 22]. La « zone de croissance » est décrite comme une couche d'eau froide de 3 mètres d'épaisseur au fond, 16,8 m (55 pi) dans une zone qui s'étend sur 160 km (99 mi) à travers le centre du lac[Lien 104]. Elle tue les poissons et les créatures microscopiques de la chaîne alimentaire du lac et pollue l'eau[Lien 104].
Le lac connait des épisodes très sévères de proliférations de cyanophycées en 2011 et en 2014 : en , la ville de Toledo (400 000 habitants) se voit interdire de boire l'eau du robinet, encore moins après ébullition. L'eau, prélevée dans le lac Érié contient des toxines[Lien 105]. Les plus importantes proliférations d'algues et de cyanobactéries du lac Érié jusqu'en 2019 ont eu lieu en 2011 et 2015 selon la NOAA[Lien 106].
Le , la prolifération d'algues s'étend sur environ 50 km (31 mi)[Lien 107], et des images satellites montrent qu'elle s'étend sur 1 300 km2 (502 mi2) sur le lac Érié, avec l'épicentre près de Toledo (Ohio)[Lien 108],[Lien 109].
Plages interdites et mortalités massives d'espèces
Des plages ont été fermées à Presque Isle en raison de contaminations inexpliquées à Escherichia coli [Presse 76], possiblement dues à des débordements d'eaux usées après de fortes pluies.
Des cas de mortalité aviaire due au botulisme sont observés en 2000[Presse 77] et 2002[Presse 78]. Le gobie est suspecté de transmettre la toxine du botulisme de type E aux oiseaux[Lien 40].
Des mortalités massives de certaines espèces de poissons se produisent, parfois pour des raisons inconnues, comme la disparition massive d'éperlans arc-en-ciel en [Presse 79].
Réalisations et projets


Dans le bassin occidental du lac, les marais ont été profondément altérés ou détruits au XXe siècle. Les impacts : moins de poissons, moins d’oiseaux, des eaux plus troubles. La création de nouveaux milieux humides est engagée[Lien 110].
Des projets d'installation d'éoliennes dans des zones venteuses et peu profondes du lac et du long de sa côte ont été proposés, avec plus ou moins de succès[note 39].
Un projet exploratoire vise à capter le CO₂, à le comprimer à l'état liquide et à l'injecter à 800 mètres de profondeur sous la surface du lac Érié, sous la structure rocheuse poreuse[Presse 84]. Selon l'ingénieur chimiste Peter M. Douglas (en), l'espace de stockage sous le lac Érié serait suffisant pour contenir entre 15 et 50 ans d'émissions de CO2 liquide provenant de la centrale à charbon de Nanticoke (4 000 mégawatts)[Presse 84]. Le projet de séquestration géologique du carbone (SGC), mais sa capacité de séquestration et son injectivité étant revues à la baisse[24], il reste à l'étude.
Les nouvelles menaces

Pour préserver la fragile santé du lac Érié, les efforts à fournir sont énormes et ils sont l'affaire de tous. Depuis plus d'un siècle, des structures et des scientifiques sont sinon à son chevet, du moins le surveillent[note 40]. En 2021, un quatrième laboratoire est construit au Canada autour du lac Érié[Lien 111].
Les scientifiques des deux côtés de la frontière redoutent les procédures de licenciements massifs aux États-Unis engagées par l'administration Trump. Sans financement, sans les personnels, elles font craindre des effets « catastrophiques » sur les Grands Lacs[Lien 112].
Notes
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Lake Erie » (voir la liste des auteurs).
- Étant le moins profond et le moins volumineux des Grands Lacs, sa période de rétention est la plus courte (2,6 ans) (Ontario : 6 ans; Huron : 22 ans; Michigan : 99 ans; Supérieur :191 ans). Il renouvelle plus rapidement son volume d'eau, ce qui lui confère un net avantage dans sa lutte contre les contaminants.
- Extrait de Explore the Lake Erie Islands, chapitre « The basins of lake Erie » [Lien 5] : « Le bassin ouest du lac Érié, peu profond et riche en nutriments, et les bassins central et est, beaucoup plus profonds. … Le bassin ouest… la dolomie et le calcaire sont plus résistants que les schistes plus tendres… le glacier a creusé la roche… la résistance de la dolomie et du calcaire dans le bassin ouest… »
- 13 îles sont au Canada et 18 sont aux États-Unis
- Une tempête aux alentours de Noël 2001 a frappé Buffalo avec 2,1 m de neige[Presse 7],[Lien 23].
- C. Maag, 2006[Presse 11] : « La première glace se forme généralement fin novembre et, en janvier, elle est complètement prise. Pour les insulaires du bassin ouest, c'est comme les vacances d'été… Une fois le lac gelé, les insulaires organisent des rassemblements improvisés sur la glace. Les familles se réunissent pour boire du vin chaud et faire des courses de véhicules tout-terrain sur le lac. Ils font aussi des courses de bateaux à glace, qui ressemblent à des voiliers sur patins… Beaucoup de gens se rendent en voiture sur d'autres îles pour dîner avec des amis. Ils voyagent dans des voitures dont le toit et les portières ont été découpés afin de pouvoir s'échapper si les véhicules passent à travers la glace. Les insulaires plantent des conifères dans la glace tous les 46 mètres environ pour baliser un itinéraire… Même pendant les hivers les plus rigoureux, il existe des zones dangereuses de glace mince. Les fissures sont si prévisibles que le Put-in-Bay Ice Yacht Club les imprime sur une carte… Par une journée d'hiver normale, la glace est parsemée de 2 000 cabanes de pêche. »
- entre le 14 et le 20 janvier, environ 20 000 km2 de glace se sont formés
- M.Atwood[Presse 10] : « De plus, l'extrémité ouest du lac Érié est la capitale des orages au Canada : les éclairs y sont à couper le souffle, les vents peuvent atteindre la force d'une tempête et, en raison de la faible profondeur du lac, les vagues se forment très rapidement. »
- Par exemple, un habitant de Cleveland s'est retrouvé piégé par une mer déchaînée avec des vagues de près de deux mètres près de son quai, mais a été secouru par un plongeur des pompiers d'Avon Lake (Ohio)[Lien 31],« Après une lutte acharnée contre les vagues, les deux hommes furent finalement hissés à terre à l'aide d'une corde. Après être restés prisonniers pendant une heure et demie, Baker retrouva la terre ferme, épuisé et meurtri, mais sain et sauf. »
- La centrale nucléaire de Davis-Besse et celle de Perry
- Selon certaines estimations, 180 espèces envahissantes seraient présentes dans les Grands Lacs
- L'aventurier et marchand français Étienne Brûlé l'aurait vu lors de son voyage en 1615[16],[17],[Lien 45] mais il n'en a pas laissé de traces.
- La guerre d'Indépendance (1775-1784) et celle de 1812 opposaient les États-Unis à la couronne britannique, pas aux canadiens.
- A ces exceptions, il faut rajouter l'actualité récente avec les menaces d'annexion du Canada par le président des États-Unis D. Trump.
- The New York Times, 1895[Presse 28] : « La préservation des ressources halieutiques du lac Érié est devenue une préoccupation majeure pour tous ceux qui s'y intéressent de près… Ces ressources sont épuisées par les méthodes de pêche gaspilleuses actuellement en vogue… Les pêcheurs à la ligne des environs de Sandusky ont encore pour coutume de capturer des poissons de toutes tailles, et ceux qui sont trop petits pour être commercialisés sont livrés à une usine d'engrais. Si on les laissait tranquilles encore deux ou trois ans, ces petits poissons constitueraient un produit très précieux… »
- The New York Times, 1853 [Presse 32] : « Une violente tempête souffle sur le lac Érié… La goélette Stranger est arrivée ce matin et signale avoir aperçu un navire à environ 19 km au nord, à 3,2 km de la rive canadienne, avec trois hommes agrippés aux mâts, seuls visibles au-dessus de l’eau – elle a entendu leurs cris et leurs hurlements… »
- The New York Times, 1868[Presse 33]« Le capitaine de la goélette Grace Whitney signale avoir aperçu une épave au large de Port Burwell dimanche matin. Trois hommes étaient agrippés au mât, mais il n'a pu leur porter secours en raison de la tempête et de la forte houle. »
- C.Lackner[Presse 41] : « Lorsque Lewis Clarke, fugitif du Kentucky, arriva à Cleveland, il ignorait comment trouver le Canada. « Je suis allé maintes et maintes fois au bord du lac pour essayer d'apercevoir l'autre rive, mais je ne voyais ni colline, ni montagne, ni ville où se trouvait le refuge que je cherchais », confia-t-il un jour à un journaliste. « J'avais peur de demander où se trouvait le Canada, de crainte de révéler une telle ignorance et d'éveiller immédiatement les soupçons. » Nombre de fugitifs durent également surmonter les craintes instillées par leurs anciens maîtres… »
- Les embruns de l'hiver, transformés en glace, recouvrent le phare de West Pierhead[Presse 44].
- Le projet d'exploiter un ferry entre le port américain d'Érié et le port ontarien de Port Dover a été abandonné, car il s'est heurté à de nombreux problèmes politiques, notamment des restrictions de sécurité de part et d'autre, ainsi que des frais supplémentaires exigés pour l'embauche d'inspecteurs frontaliers[Presse 4].
- Parmi les contrebandiers de rhum les plus notoires figurent Thomas Joseph McGinty (en) et le Purple Gang (en).
- J. Seewer, 2009[Presse 57] : « La journée avait commencé par la pose de palettes en bois par des pêcheurs pour créer un pont au-dessus d'une fissure dans la glace et ainsi pouvoir s'aventurer plus loin sur le lac. Mais les planches sont tombées à l'eau lorsque la glace a bougé, piégeant les pêcheurs à environ 900 mètres du rivage… Lorsqu'ils ont réalisé, samedi matin, que la glace avait cédé, ils ont commencé à débattre de la meilleure façon de s'enfuir. Certains ont choisi d'attendre les secours, tandis que d'autres se sont dirigés vers l'est à la recherche d'un pont de glace… D'autres encore ont réussi à rejoindre la terre ferme par leurs propres moyens, en parcourant environ huit kilomètres à l'est à bord de leurs véhicules tout-terrain, jusqu'à une zone où la glace n'avait pas cédé… »
- S.Nass, Pittsburgh Post-Gazette, 2010[Presse 29] : « Au sein de la communauté des plongeurs, ces sites sont considérés comme de classe mondiale, offrant la possibilité de visiter un musée sous-marin que la plupart des gens ne verront jamais. »
- Time magazine, 1969 [Presse 71] : « Chaque jour, Detroit, Cleveland et 120 autres municipalités déversent dans le lac Érié 5,7 millions de mètres cubes (1,5 milliard de gallons US) de déchets insuffisamment traités, notamment des nitrates et des phosphates. Ces substances chimiques favorisent la prolifération d'algues qui absorbent l'oxygène des profondeurs et remontent à la surface sous forme d'écume verte nauséabonde. Les poissons commerciaux et de pêche sportive – brochets, corégones, esturgeons, grands brochets – ont quasiment disparu, laissant la place à des poissons indésirables moins gourmands en oxygène. Les plantes aquatiques prolifèrent, transformant les rives en marécages. En bref, le lac Érié risque de mourir d'asphyxie. »
- Lake Erie Wastewater Management Study (LEWMS)
- Time Magazine, 1979[Presse 53] : « Ces lacs contiennent 95 % des réserves d'eau douce des États-Unis (lacs et réservoirs) et 20 % des réserves mondiales ; ils fournissent de l'eau potable à 23,5 millions d'Américains. »
- Le nombre de dorés jaunes capturés passe de 112 000 en 1975 à 4,1 millions en 1985, avec des estimations du nombre de dorés jaunes dans le lac à environ 33 millions, dont beaucoup pesant 3,6 kg (8 lb) ou plus[Presse 51].
- Time Magazine, 1979[Presse 53] : « Les nappes de pétrole, les rejets industriels multicolores, les débris flottants des villes côtières, les déchets fécaux et bactériens ne sont plus déversés en grandes quantités dans les lacs. »
- Steel Winds (en), un ancien site sidérurgique à Buffalo, aménagé en parc éolien urbain de 14 turbines, pouvant produire jusqu'à 35 mégawatts d'électricité[Presse 80]. Un projet de Samsung de parc éolien offshore sur la rive nord du lac, de Port Maitland à Nanticoke (en), sur une distance de 25 km (15,5 mi)[Presse 81] a été contesté par des résidents. Des groupes ont protesté contre l'installation d'éoliennes sur le lac, notamment en raison de la dégradation du paysage [Presse 46]. Le projet d'installation d'éoliennes à Pigeon Bay a également rencontré une forte opposition[Presse 82],[Presse 83]. L'impact négatif potentiel des éoliennes sur la migration des oiseaux et des chauves-souris est aussi un argument avancé contre leur construction.
- Le laboratoire Stone a été offert à l'Université d'État de l'Ohio par Julius Stone en 1925 dans le cadre du programme Ohio Sea Grant College de l'université[Lien 5],[Presse 22]. L'Institut des Grands Lacs de l'Université de Windsor compte des experts qui étudient des problématiques telles que la pollution des sédiments lacustres et le transport de contaminants comme le phosphore[Presse 22].
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