Lamotte-Beuvron

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Lamotte-Beuvron
Lamotte-Beuvron
Hôtel des sœurs Tatin.
Blason de Lamotte-Beuvron
Blason
Image illustrative de l’article Lamotte-Beuvron
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Sologne
(siège)
Maire
Mandat
Pascal Bioulac
2026-2032
Code postal 41600
Code commune 41106
Démographie
Gentilé Lamottois, Lamottoises[1]
Population
municipale
4 504 hab. (2023 en évolution de −4,66 % par rapport à 2017)
Densité 193 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 36′ 10″ nord, 2° 01′ 32″ est
Altitude Min. 106 m
Max. 146 m
Superficie 23,34 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Lamotte-Beuvron
(ville isolée)
Aire d'attraction Orléans
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Sologne
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Lamotte-Beuvron
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Lamotte-Beuvron
Liens
Site web lamotte-beuvron.fr

Lamotte-Beuvron est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire.

Situation

Cette petite ville est située en Sologne sur le Beuvron.

La forêt de Lamotte-Beuvron (forêt domaniale s'étendant en fait principalement sur Vouzon) occupe une partie de son territoire. Au début du XXe siècle, on a dit de Lamotte-Beuvron qu'elle était « la capitale de la chasse » en Sologne.

Hydrographie

C'est à Lamotte-Beuvron qu'aboutit le canal de la Sauldre construit dans la seconde moitié du XIXe siècle pour amener au cœur de la Sologne la marne de Blancafort (Cher) en vue de l'amélioration de l'agriculture de la région.

Transports

La commune est traversée par la route nationale 20.

La sortie no 03 (Lamotte-Beuvron) de l’autoroute A71 (Orléans / Clermont-Ferrand), dessert la ville.

La commune dispose sur son territoire de la gare de Lamotte-Beuvron desservie par les trains et autocars des réseaux TER Nouvelle-Aquitaine et TER Centre-Val de Loire en direction d'Orléans, de Vierzon ou de Romorantin-Lanthenay.

Les lignes de bus no 5 (Orléans / La Ferté-Saint-Aubin / Lamotte-Beuvron) du réseau Ulys et no 2 (Blois / Chambord / Lamotte-Beuvron) du réseau TLC, desservent la ville.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Moyenne vallée de la Loire » et « Centre et contreforts nord du Massif Central »[5]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 737 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 768,2 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 1].

Statistiques 1991-2020 et records station LAMOTTE-BEUVRON (41) - alt : 117 m, lat : 47°36'37"N, lon : 2°00'43"E (à 1,3 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de chaleur (°C)
date du record
18
30.01.02
24,3
27.02.19
26,2
31.03.21
31
30.04.05
34
28.05.17
38,3
18.06.22
41,8
25.07.19
42
09.08.03
35,8
08.09.23
30,8
01.10.1985
23
07.11.15
20
16.12.1989
42
2003
Température maximale moyenne (°C) 7,8 9,3 13,6 17 20,7 24,2 26,6 26,7 22,5 17,3 11,5 8,1 17,1
Température moyenne (°C) 4,5 5 8,2 10,9 14,6 18 20,1 19,8 16,1 12,4 7,7 4,9 11,8
Température minimale moyenne (°C) 1,3 0,7 2,8 4,7 8,6 11,9 13,6 13 9,6 7,4 4 1,8 6,6
Record de froid (°C)
date du record
−20,5
09.01.1985
−15
10.02.1986
−13
01.03.05
−6,7
04.04.22
−2
07.05.1979
0,2
05.06.1991
4
13.07.1993
3,5
30.08.1993
0
20.09.17
−5,1
18.10.1992
−12
22.11.1993
−14,8
31.12.1985
−20,5
1985
Précipitations (mm) 66,4 58,5 56,5 60,4 71,5 52,7 60,8 55,4 54,7 73 77 81,3 768,2
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
28
12.01.04
35
13.02.02
31,6
29.03.24
45,3
27.04.1930
66
30.05.16
52,5
15.06.1930
61
13.07.21
57
10.08.1983
53,1
17.09.1975
43,7
17.10.22
40
01.11.1999
39
15.12.11
66
2016
Source : « Fiche 41106001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
7,8
1,3
66,4
J
9,3
0,7
58,5
F
13,6
2,8
56,5
M
17
4,7
60,4
A
20,7
8,6
71,5
M
24,2
11,9
52,7
J
26,6
13,6
60,8
J
26,7
13
55,4
A
22,5
9,6
54,7
S
17,3
7,4
73
O
11,5
4
77
N
8,1
1,8
81,3
D
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Urbanisme

Typologie

Au , Lamotte-Beuvron est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lamotte-Beuvron[Note 2], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[11],[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Orléans, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[12]. Cette aire, qui regroupe 136 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[13],[14].

Histoire

Avant le XVIIIe siècle

Jusqu'au début du XIXe siècle Lamotte-Beuvron s'appelle La Motte-sur-Beuvron. Ce nom rappelle son origine : une motte féodale établie près de la rivière Beuvron (étymologie de Beuvron : « rivière des castors », du mot celtique beber signifiant castor).

Un château féodal (dont couronnait cette butte artificielle. Un château dont rien ne subsiste plusieurs siècles après. Jusqu'au XVIIIe siècle, Lamotte-Beuvron ne fut qu'un hameau de Vouzon, dont le bourg est situé à cinq kilomètres. À l'initiative de ses seigneurs — c'est-à-dire ceux de Vouzon ; voir plus bas le paragraphe sur le Patrimoine > château de Lamotte-Beuvron — notamment l'évêque Anne de Lévis de Ventadour († 1662) vers 1660, et surtout Jacques Henri de Durfort, le maréchal de Duras, et son épouse Marguerite-Félice de Lévis (sœur du duc Louis-Charles et nièce de l'archevêque Anne qu'on vient d'évoquer ; fin du XVIIe siècle), ce hameau devient d'abord « succursale » de Vouzon en 1692, puis paroisse autonome en 1703, mais cette indépendance ne vaut que pour les affaires religieuses. Par ailleurs, notamment en matière administrative et fiscale, Vouzon et Lamotte constituent une communauté d'habitants unique, celle de Vouzon-Lamotte. Au début de la Révolution, des divergences d'intérêts (principalement fiscaux, longtemps contenus) apparaissent au grand jour. Le , Lamotte se sépare unilatéralement de Vouzon et élit comme maire Laurent Leroy. Cet état de fait n'est reconnu officiellement que le , par une décision du Conseil général du département qui lui donne le statut de commune.

XVIIIe siècle

Le développement de Lamotte-Beuvron est lié à l'abandon progressif au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle de la route d'Orléans à Bourges par Ménestreau-en-Villette, Vouzon et Pierrefitte-sur-Sauldre au profit de la route royale de Paris à Toulouse (l'actuelle RN 20). La mise en service de la ligne de chemin de fer Les Aubrais - Vierzon en 1847 (qui prolonge celle reliant Paris à Orléans fonctionnant depuis 1843) accentue l'avantage de Lamotte par rapport à Vouzon.

XIXe siècle

Sous le Second Empire, Lamotte-Beuvron doit beaucoup à l'intérêt personnel que l'empereur Napoléon III porte à la localité dont il a acquis le château en 1852. L'empereur y fit construire plusieurs bâtiments dont la mairie actuelle, l'église, ainsi que le canal de la Sauldre reliant la ville à Blancafort.

XXe siècle

Le et le , plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent en Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[15], dont Lamotte-Beuvron[16]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[17]. Au printemps et à l'été, ces réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau)[18].

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Histoire administrative

À la fin de l'Ancien Régime, Lamotte-Beuvron appartenait à la généralité, à l'élection, à la subdélégation et au grenier à sel d'Orléans. Elle dépendait du bailliage d'Orléans, et on y suivait la coutume de cette même ville. Sur le plan religieux, la paroisse faisait partie du diocèse d'Orléans et de l'archidiaconé de Sully-sur-Loire.

L'arrêté du 3 brumaire an XI () érige Lamotte-Beuvron en chef-lieu de canton en remplacement de Chaumont-sur-Tharonne.

Liste des maires

Liste des maires successifs depuis la Libération[19]
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1944 mai 1945 Georges Xemard   Médecin
mai 1945 octobre 1947 Lucien Trimoulet    
novembre 1947 mars 1965 Georges Simon    
avril 1965 mars 1977 Alfred Compagnon    
mars 1977 septembre 1982 Philippe Mounier   Avocat
septembre 1982 mars 2001 Patrice Martin-Lalande RPR Cadre administratif
Député (1993-2017)
Conseiller général (1979-2015)
mars 2001 mars 2008 Robert Sèvres RPR puis UMP  
mars 2008 mars 2014 Alain Beignet PS Ingénieur écologue
Conseiller régional (1998-2015)
mars 2014 en cours Pascal Bioulac[20],[21] DVD puis Horizons Cadre administratif et commercial d'entreprise, Président de la Communauté de communes
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[23].

En 2023, la commune comptait 4 504 habitants[Note 4], en évolution de −4,66 % par rapport à 2017 (Loir-et-Cher : −1,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
346391371486547616635769812
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0021 3121 6761 6801 9062 0022 0302 2022 254
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2852 3332 7022 4552 6262 6712 8763 4213 321
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 7034 0734 4754 3454 2474 2514 5294 7834 733
2021 2023 - - - - - - -
4 5654 504-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 29,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 34,8 % la même année, alors qu'il est de 31,6 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 194 hommes pour 2 494 femmes, soit un taux de 53,2 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,45 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[26]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,6 
90 ou +
3,2 
10,7 
75-89 ans
15,5 
19,4 
60-74 ans
19,0 
20,5 
45-59 ans
18,0 
17,5 
30-44 ans
16,7 
13,9 
15-29 ans
12,3 
16,4 
0-14 ans
15,4 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2022 en pourcentage[27]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,2 
90 ou +
2,6 
9,5 
75-89 ans
12 
19,8 
60-74 ans
20,6 
20,6 
45-59 ans
19,9 
16,5 
30-44 ans
16,1 
15,2 
15-29 ans
13,2 
17,2 
0-14 ans
15,4 

Enseignement

Lamotte Beuvron est située dans l'académie d'Orléans-Tours. La commune dispose d'une école maternelle publique, l’école Émile-Morin ; d'une école élémentaire publique, l'école Charles-Péguy[28] et d'une école privée, l'école Saint-Jean-Bosco[29].

La commune dispose d'un collège, le collège Jean-Rostand, géré par le département[30].

Économie

  • Au nord de la ville se situe le site de production de l'entreprise Philips, spécialisée dans les luminaires professionnels, un des plus gros employeurs de la commune.
  • Au sud de la ville se situe le parc d'activité de Sologne qui regroupe les principales entreprises de la commune.
Principales entreprises de la commune par ordre décroissant d'effectifs

Culture locale et patrimoine

Notes et références

Voir aussi

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