Landry (Savoie)

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Localisation

Landry est une commune de Savoie située à mi-chemin entre Bourg-Saint-Maurice et Aime.

Landry est entourée par les communes de Bourg-Saint-Maurice, de Peisey-Nancroix, et de la « commune nouvelle » de La Plagne-Tarentaise, qui appartiennent pour la plupart à la même communauté de communes des Versants d'Aime. Seule la commune de Bourg-Saint-Maurice n'en fait pas partie.

Landry et sa vallée en été.

Géologie, relief et hydrographie

Le village se trouve à l'entrée d'une gorge qui mène à la commune de Peisey-Nancroix[1]. Cette gorge a été creusée par le Nant de Peisey ou Ponturin, torrent de montagne qui rejoint au niveau de la commune, par sa rive gauche, la rivière de l'Isère[2].

Morphologie urbaine

La commune de Landry comme beaucoup de villages de montagne de Savoie est constituée d'un chef-lieu et de hameaux, également appelés villages. Landry est ainsi composée du Villard, du Chêne, du Martorey, du Marterey[3], de la Vinerie et du Parchet. Toutefois, d'autres hameaux ou lieux-dits de la commune sont habités lors des estives ou de la saison des sports d'hiver, notamment le Biolley, les Rêches, les Côtes, le Praz Cartan, la Blanche murée, les Balmettes, les Charmettes, le Maîtaz et Barmont.

Hameaux de Landry

La Vinerie se situe à mi-chemin entre la commune de Landry. Elle tient son nom à l'ancien emplacement de vignes sur le coteau. Présence d'un verger avec nombreuses variétés d'arbres fruitiers. La Vinerie est habité par un ménage, ce qui en fait le plus petit hameau de la commune.

Le Chêne se situe entre la Vinerie et le Martorey. Dans ce hameau d'une dizaine d'habitants, se trouve une ferme bio ainsi qu'une menuiserie.

Le Martorey est un hameau situé à 1 150 mètres d'altitude et s'étendant sur 1 km2 sur les hauteurs de Landry. On y trouve des maisons savoyardes du XIXe siècle, dont plusieurs à colonnade[4]. Ce hameau est habité à l'année par très peu d'habitants, mais jadis il était suffisamment peuplé pour qu'il y ait une école. En 2017, le hameau comptait 15 habitants résidents à l'année.

Un hébergement touristique se trouve dans le hameau. Cet hébergement a été édifié en 1800. Dans les années 2000, les propriétaires l'on restauré dans le style XIXe. On y trouve aussi une fontaine en pierre blanche et une petite place centrale avec un cerisier blanc (Prunus speciosa), planté en 2007.

Le Martorey se compose de deux parties :

  • Le Martorey du haut où vivent la plupart des habitants et où se trouve le chalet Friolin ainsi que l'ancienne école ;
  • Le Martorey du bas qui est constitué d'une ancienne bergerie du XVIIIe siècle aujourd'hui divisé en deux chalets.

Un petit ruisseau coule à proximité du Martorey, le Charbonnet (ou Bergintra en latin).

Le Villard se trouve en amont de la route qui mène de Landry à l'ancienne commune de Hauteville-Gondon (Les Arcs 1800), aujourd'hui rattachée à Bourg-Saint-Maurice.

Le Villard-Dessous et le Villard-Dessus occupent chacun un replat cerné de vergers et de ruches. On peut y trouver quelques très belles maisons tarines à colonnes datant du XIXe siècle.

Le Parchet est un petit hameau situé à proximité de la ville de Landry près du hameau du Villard se trouvant entre les villes de Bourg saint Maurice et Landry.

Les Charmettes sont un petit hameau situé en bordure de la route d'accès aux stations d'altitude de La Plagne (1 350 m). On peut y découvrir des logements traditionnels.

Voies de communication et transports

La gare.

On y trouve la gare de Landry, qui cumule les deux fonctions que sont la desserte locale de Landry et des communes environnantes par les trains du TER Rhône-Alpes, et la desserte des stations de ski environnantes.

Le village est traversé par le sentier de grande randonnée GR 5.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[7] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[8]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 018 mm, avec 9,3 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Peisey-Nancroix à 3 km à vol d'oiseau[11], est de 8,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 946,9 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 35,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −23 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Vue de la vallée de Landry (couverte de nuages)) depuis l'Aiguille Rouge.

Au , Landry est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourg-Saint-Maurice, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[15]. Cette aire, qui regroupe 9 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (74,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (74,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (65 %), prairies (11,9 %), zones agricoles hétérogènes (6,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (6,6 %), zones urbanisées (6,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,1 %)[18].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie

La paroisse ou le village sont mentionnés dès la fin du XIIe siècle[19],[20]. L'Ecclesia de Landriaco apparait ainsi vers 1170, pour être mentionnée peu de temps après par Ecclesia de Landric (en 1184)[19],[20]. Elle évolue en Ecclesia de Landrea (1258), puis de Landrico (1297), enfin en de Landris au XIVe siècle ou encore Landriaci (1608)[19],[20].

Landry est un toponyme est un nom dérivé de celui d'un domaine gallo-romain, associant un anthroponyme germanique Landarius au suffixe -acum, selon l'abbé Adolphe Gros[19],[20].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Landri, selon la graphie de Conflans[21].

Martorey ou Marterey est un toponyme ancien qui serait un dérivé de *Martyretum, lui-même dérivant de Martyrium, indiquant le lieu ou la tombe d'un « martyr » plus généralement d'un « cimetière »[22],[23].

Histoire

La première mention du village dans un acte du pape Eugène III, de l'année 1145, selon la Gallia Christiana (t.XII)[24],[19].

Si la paroisse relève du pouvoir spirituel des archevêques de Tarentaise, Landry appartient à la Haute-Tarentaise qui relève pour le temporel, du Xe siècle au XIIIe siècle, de la famille seigneuriale de Briançon[25]. Toutefois, l'ascension de la famille comtale des Savoie amène ceux-ci à intervenir en Tarentaise. Le , il est décidé que le château de Briançon et le droit sur la vicomté reviennent au comte de Savoie[26]. Le , le représentant de la famille, Jean d'Aigueblanche, doyen du chapitre d'Hereford, et Aimery, chancelier d'Hereford, son frère, consentent à l'achat de leurs droits par le comte de Savoie[26]. Landry devient désormais un fief des comtes de Savoie[3].

Au XVIe siècle, les terres ainsi que les droits sont donnés à la famille de Chabod, une famille noble originaire de Chambéry dont les origines remonterait au XIe siècle[3]. Landry resta possession de la Famille de Chabod jusqu'au date à laquelle les habitants du village s'affranchissent en payant la somme de 2150 livres[3].

Politique et administration

La mairie de Landry.

La commune fait partie de la communauté de communes du canton d'Aime dont le siège se trouve dans la ville voisine de Aime.

Tendances politiques

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :

Élections référendaires :

Administration municipale

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[27].

Aux élections municipales de 2014, les quinze membres du nouveau conseil ont été désignés au scrutin majoritaire plurinominal de liste[28]. Didier Favre a été élu maire de Landry.

Liste des maires

Liste des maires successifs de Landry
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981 1983 Alfred Ruffier PCF  
mars 1983 mars 2001 Lucas Curton PCF  
mars 2001 mars 2014 Daniel Miedan-Peisey SE  
mars 2014 mars 2016 Didier Favre SE  
mars 2016 en cours Thierry Marchand-Maillet SE Charpentier

Jumelages

À ce jour, l'Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures, ne répertorie aucun projet de jumelage ou de coopération décentralisée, ni pacte d’amitié à l'international pour la commune[29].

Population et société

Démographie

Les habitants de la commune sont appelés les Landrigeots[30].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[32].

En 2022, la commune comptait 810 habitants[Note 3], en évolution de −2,88 % par rapport à 2016 (Savoie : +3,63 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
577635618450482879724723706
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
648580537550504509476525524
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
518416396406347406410363314
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017 2022 -
356490628707718852825810-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Tourisme

La commune dispose, en régie avec la commune de Peisey-Nancroix, la station et domaine de Peisey-Vallandry (12 415 lits touristiques[35]). La commune accueille ainsi la station intégrée, dite de 4e génération, de Vallandry.

La capacité d'accueil de la commune est estimée, en 2014, à 5 787 lits touristiques répartis dans 851 établissements[Note 4]. Les hébergements se répartissent comme suit : 85 meublés ; 2 résidences de tourisme ; 3 établissement d'hôtellerie de plein air et 1 chambre d'hôtes[35].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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