Landtag de Saxe-Anhalt
parlement régional de Saxe-Anhalt
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Le Landtag de Saxe-Anhalt (en allemand : Landtag Sachsen-Anhalt) est le parlement régional du Land de Saxe-Anhalt, en Allemagne.
(de) Landtag Sachsen-Anhalt
8e législature
| Type | Parlement régional |
|---|---|
| Création |
(restauration) |
| Lieu | Magdebourg |
| Durée du mandat | 5 ans |
| Président | Gunnar Schellenberger (de) (CDU) |
|---|---|
| Élection |
| Membres |
83 députés (selon la loi électorale) 97 députés (avec les mandats supplémentaires) |
|---|
| Groupes politiques |
Gouvernement (56) Opposition (41) |
|---|
| Système électoral | Représentation proportionnelle personnalisée |
|---|---|
| Dernier scrutin | 6 juin 2021 |
Brunnersches Haus
| Site web | landtag.sachsen-anhalt.de |
|---|---|
| Voir aussi | Ministre-président |
Élection
Le Landtag est constitué de 83 députés (Mitglied des Landtags, MdL) élus pour une législature de cinq ans au suffrage universel direct et au scrutin proportionnel personnalisé[1].
Le jour du scrutin, chaque électeur dispose de deux voix :
- la première voix (Personenstimme) lui permet de voter pour un candidat dans l'une des 41 circonscriptions uninominales ;
- la deuxième voix (Parteienstimme) lui permet de voter pour une liste de candidats présentée au niveau régional.
Lors du dépouillement, l'intégralité des 83 sièges est répartie en proportion des deuxième voix exprimées sur l'ensemble du territoire régional selon les règles de la méthode de Hare/Niemayer entre les partis dont la liste a remporté au moins 5 % des suffrages exprimés. Dans chacune des 41 circonscriptions, le siège à pourvoir est attribué au candidat ayant remporté le plus grand nombre de voix, conformément au principe du scrutin uninominal majoritaire à un tour.
Les sièges attribués à chaque parti sont pourvus en priorité par les candidats élus dans les circonscriptions. Les sièges restants reviennent aux candidats présents sur la liste régionale, dans l'ordre de présentation.
Lorsqu'un parti remporte dans les circonscriptions un nombre de sièges supérieur à celui auquel il aurait droit selon la répartition proportionnelle à l'échelle du Land, il conserve ces mandats supplémentaires (Überhangmandate). Les autres partis reçoivent alors des mandats compensatoires (Ausgleichsmandate). Aussi, le nombre total de députés est augmenté jusqu'à ce que la proportionnalité soit rétablie. Le nombre total de députés dépasse alors le seuil initial de 83 sièges.
Historique
Avant la réforme de 1952
Le , les électeurs de la Saxe-Anhalt, qui se trouve alors en zone d'occupation soviétique en Allemagne (SBZ), sont appelés à élire leur Parlement. Avec 45 % des voix, le Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED) remporte 51 députés sur 109, échouant ainsi à conquérir la majorité absolue.
Avec la création, en , du Front national de l'Allemagne démocratique (NFDD), qui regroupe tous les partis politiques de la SBZ sous la tutelle du SED, la démocratie multipartite disparaît. Ainsi, aux élections du , le NFDD remporte 99,9 % des voix au Landtag. Celui-ci est supprimé par la réforme territoriale du 23 juillet 1952, qui dissout les Länder.
Le tournant démocratique de 1990
Par une loi du , approuvée en prélude à la réunification allemande, les Länder sont rétablis en République démocratique allemande. Le Landtag de Saxe-Anhalt est réinstallé, comptant alors 99 députés élus pour 4 ans, dont 49 mandats directs.
Lors du premier scrutin libre, le , l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) remporte 39 % des voix et 48 députés, tous au scrutin uninominal. En conséquence, le nombre de sièges est augmenté de 7, et la première législature s'ouvre avec 106 parlementaires. La majorité est alors formée d'une « coalition noire-jaune » entre la CDU et le Parti libéral-démocrate (FDP), la même que celle formée en Thuringe et en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, dont les Landtage ont été élus le même jour.
Au scrutin du , le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) parvient à former une « coalition rouge-verte » avec l'Alliance 90 / Les Verts (Grünen). Pour gouverner, cette alliance dispose du soutien sans participation du Parti du socialisme démocratique (PDS). Cette coopération inédite entre les trois formations de gauche, qui fait intervenir un parti anciennement communiste, prend le nom de « modèle de Magdebourg ».
Cette configuration reste au pouvoir huit ans, le SPD devenant même le premier parti du Landtag, tandis que les Grünen en sont exclus, lors des élections du . À l'occasion de ce scrutin, l'Union populaire allemande (DVU), parti ouvertement d'extrême droite, réalise une véritable percée avec 12,9 % des voix, soit 16 députés sur 116.
La CDU redevient, au scrutin du , le premier parti du Land, tandis que la DVU disparaît du panorama parlementaire et que le PDS devance le SPD. Le retour du FDP au Landtag, dont il était exclu depuis huit ans, permet la formation d'une nouvelle coalition noire-jaune. À l'occasion de ce mandat, la loi électorale est réformée : la législature passe à cinq ans, le nombre de sièges est réduit à 91, et celui des circonscriptions à 45. Lors des deux scrutins qui suivent, le et le , les chrétiens-démocrates dominent toujours, devant les ex-communistes, mais la faiblesse des libéraux et l'impossibilité pour les sociaux-démocrates de constituer un gouvernement contraignent la CDU et le SPD à gouverner ensemble, dans une grande coalition. Au cours de la sixième législature, une nouvelle réforme électorale est adoptée, s'appliquant en deux temps : le nombre de députés sera réduit à 87 – dont 43 mandats directs – en 2016, puis à 83 en 2021, dont 42 mandats directs.
Fonctionnement
Fonctions
Le Landtag de Saxe-Anhalt élit le ministre-président du Land, chaque groupe parlementaire étant susceptible de présenter un candidat chaque fois que l'élection est requise. Il vote la loi et le budget, contrôle l'action du gouvernement régional.
Composition
Présidence
| Nom | Parti | Début | Fin | |
|---|---|---|---|---|
| Bruno Böttge (de) | SED | |||
| Adam Wolfram (de) | SED | 1948 | 1950 | |
| Michael Schöder (de) | SED | 1950 | 1952 | |
| Länder suspendus | ||||
| Klaus Keitel (de) | CDU | |||
| Wolfgang Schaefer (de) | SPD | |||
| Adolf Spotka (de) | CDU | |||
| Dieter Steinecke (de) | CDU | |||
| Detlef Gürth (de) | CDU | |||
| Dieter Steinecke (de) | CDU | |||
| Hardy Güssau (de) | CDU | |||
| Gabriele Brakebusch (de) | CDU | |||
| Gunnar Schellenberger (de) | CDU | [2] | en cours | |