Xavier de Langlais

peintre, graveur et écrivain français From Wikipedia, the free encyclopedia

Xavier de Langlais[1], né le à Sarzeau (Morbihan) et mort le à Rennes (Ille-et-Vilaine), est un peintre, graveur et écrivain français.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
RennesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Xavier Jules Joseph Marie de LanglaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Zavier Langleiz
Faits en bref Naissance, Décès ...
Xavier de Langlais
Xavier de Langlais en 1965.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
RennesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Xavier Jules Joseph Marie de LanglaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Zavier Langleiz
Nationalité
Formation
Activité
Conjoint
Annick Gazet du Châtelier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Gaëtan de Langlais (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinctions
Prix Breizh ()
Prix Lange ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Église d'Étel
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Il est resté connu pour son ouvrage de référence La Technique de la peinture à l'huile, publié en 1959, et son implication dans le mouvememt des Seiz Breur.

Biographie

Enfance et formation

Il est le fils de Roger de Langlais et de Marguerite Joséphine Huchet du Guermeur[2].

Xavier de Langlais suit des études à l'École des beaux-arts de Nantes de 1922 à 1926. Il s'inscrit en tant qu'élève libre dans l’atelier d’Ernest Laurent, où il reste jusqu’en 1928[2].

Parcours artistique

Il devient ami avec Xavier Haas, qu'il a connu à Sarzeau[3].

Il cherche sa voie dans un art nouveau en phase avec son amour de la Bretagne. Langlais se spécialise dans la peinture et la décoration des églises, et dans la recherche de technique picturale nouvelle. C'est ainsi qu'il prend contact avec Spéranza Calo-Séailles et lui fournira des cartons qu'elle reproduira sur Lap[4].

Seconde Guerre mondiale

En 1941, lui et plusieurs artistes écrivent une chronique en breton publiée et signée sous le même pseudonyme de Lan hag Hervé[5] pour le quotidien régionaliste à tendance pétainiste La Bretagne de Yann Fouéré[6].

Articles antisémites

À côté d'articles consacrés à Jean Merrien, Paul Durivault, Loeiz Herrieu, Roperh Le Masson, Françoise Morvant a relevé des chroniques «où se lisent les textes antisémites les plus violents sans doute jamais écrits en breton»[7],[8]. Langlais publiait dans La Bretagne le lendemain de la rafle du Vel d’Hiv des 16 et 17 juillet 1942 : « Je vais écrire une lettre au gouvernement français pour lui proposer de promouvoir l’enseignement du breton dans la France entière s’il veut se débarrasser pour de bon des Juifs et les faire décamper au grand galop »[9].

Après-guerre

La même année, il est vice-président du Bleun-Brug[10].

Il dessine avec Herry Caouissin des uniformes pour des « scouts bretons » présentés à l'occasion du 23e congrès annuel du Bleun-Brug[11].

Il publie en 1959 son ouvrage intitulé La Technique de la peinture à l'huile[12].

Xavier de Langlais consacre ses dernières années à l'écriture d'ouvrages en faveur de la culture bretonne[13].

Prises de positions

Militantisme breton

Dès 1924, il prend contact avec l'Unvaniezh Seiz Breur, un mouvement d'artistes bretons réunis par Jeanne Malivel et René-Yves Creston. Avec James Bouillé, architecte et lui-même membre du Seiz Breur, il anime en 1935 l'atelier d'art breton An Droellenn (la Spirale), atelier breton d'art chrétien. Il est l'auteur de peintures murales religieuses dans la chapelle du collège Saint-Joseph à Lannion, au grand séminaire de Saint-Brieuc, à Notre-Dame-de-la-Mer à Étel, ou dans l'église de La Richardais[14],[15],[16].

En 1936, puis en 1945, il peint un ensemble de cinq taolennoù, commandés par les missionnaires montfortains de Guipavas et très largement inspirées des images de Vincent Huby[17]. En 1946, il peint une série de quatre taolennoù, commandés par le père Médard, un capucin de Guingamp. Ce sont les derniers historiquement à avoir été peints. « Dans ses taolennoù, Xavier de Langlais rompt avec la tradition : finis les cœurs surmontés d'une tête, les diables, les serpents, les crapauds et autres symboles des péchés capitaux ; place aux sacrements, place au pardon, place à l'Église où le Christ accueille les bras ouverts tous ceux qui viennent à lui »[18].

Écrivain bretonnant, il est l'ardent promoteur d'une réforme orthographique qui permettrait d'inclure les formes spécifiques du breton vannetais qu'il pratique. Les discussions entre écrivains qu'il organise à Vannes à partir de 1936 n'aboutissent qu'en 1941 à la réforme orthographique dite peurunvan. Son rôle dans l'unification de l'orthographe de la langue bretonne a été l'objet d'une thèse de Glenn Gouthe[19].

Œuvres

Publication

  • An diou zremm (les deux visages), pièce de théâtre illustrée par l'auteur, 1932.
    • An div zremm, in C'hoariva brezhonek, Skridoù Breizh, 1943 (avec d'autres pièces en breton de Perrot, J. Priel, R. Hemon, C. Marlowe, H. Ghéon).
  • Kanou en noz (poèmes), Rennes, Moulerez Kenwerzel Breiz, 1932, 67pp.
  • Koroll ar Marv hag ar Vuhez (Danse de la Mort et de la Vie), pièce de théâtre, éd. SAV, [1938], réédité par Hor Yezh, 2006, 79pp (avec ajout d'une partition musicale de George Arnoux et la traduction en français de l'auteur).
  • Ene al Linennoù (l'Âme des lignes) ; Brest, Skridoù Breizh, 1942, 84+8pp (avec résumé en français), réédité par Hor Yezh, 2011, 84pp.
  • Enez ar Rod (l'île sous cloche), Rennes, Ar Balb, 1949, 310pp, 27 pl. (bois), réédité par Hor Yezh, 2000 (roman de science-fiction écrit pendant les années 1940-1942).
    • traduction française : L'Ile sous cloche ; Nantes, Aux Portes du Large, 1946.
    • 2e édition, Denoël (Présence du futur, 86), 1965.
    • 3e édition, Spézet, Coop Breizh, 2002.
  • Tristan hag Izold, éd. illustrée ; Brest, Al Liamm, 1958, réédition en 1972 (traduction française en 1974).
  • La Technique de la peinture à l'huile. Histoire du procédé à l'huile, de Van Eyck à nos jours, Flammarion, 1959 détail de l'édition, réédité en 1963, 1966, 1968, 1973, 1988, 2002.
  • Le Roman du Roi Arthur, cycle arthurien en 5 volumes, renouvelé par Xavier de Langlais, P. Piazza, 1965-1971, Prix Bretagne 1967, Prix Lange de l’Académie française 1972.
    • Le roman du Roi Arthur [Merlin] (1965) (ISBN 2903708142).
    • Lancelot (1967) (ISBN 2909924211).
    • Perceval (1969) (ISBN 2909924106).
    • La Quête du Graal (1971) (ISBN 2903708134).
    • La Fin des temps aventureux (1971), postface de Jean Frappier (ISBN 290992422X).
    • 2e édition, P., les Heures claires, 1980.
    • 3e édition, Spézet, Coop Breizh.
    • Nouvelle édition pochulaire en 2 volumes, Spézet, Coop Breizh, 2006, 511pp & 443pp.
  • Tristan et Yseult, traduit du breton par Andrev Roparz, Rennes, Terre de brume, 1994 (ISBN 2908021374) (cf. 1958).
  • Romant ar Roue Arzhur. Marzhin (Merlin), version bretonne du premier livre du cycle arthurien, Brest, Al Liamm, 1975, 191 p.
  • Joseph Bédier (adaptation) et Xavier de Langlais (ill. Xavier de Langlais), Le roman de Tristan et Iseult, Fouesnant, Yoran Embanner, , 191 p. (ISBN 978-2-916579-13-9).

Peinture

Ses œuvres sont visibles notamment dans une vingtaine d'églises de Bretagne, surtout dans le Morbihan (Ploemeur, Lorient, Sarzeau, Étel et Surzur).

Entre 1953 et 1955, il a décoré 17 églises. Parmi les tableaux de Xavier de Langlais, onze sont protégés par classement par les monuments historiques :

  • Christ en Croix, fibrociment, Le Hézo, église paroissiale ;
  • cinq Taolennoù[28], 1936, Guipavas, maison des Missionnaires montfortains au Rody[29] :
    • La Persévérance[30] ;
    • La Rechute[31] ;
    • La Conversion de l’âme[32] ;
    • L’Âme en état de péché mortel[33] ;
    • Les deux chemins[34].

Fresque

  • La Vierge, et l'Enfant assis sur ses genoux donnant la main à Saint Joseph, entourés d'anges, 1936-1937, fresque du chœur, Lannion, chapelle Saint-Joseph[35].
  • Saint-Christophe et la mort, 1937, La Boissière, abside de la chapelle Saint-Christophe.
  • Vie de saint Malo et Vie de saint Lunaire, La Richardais, église Saint-Clément[36],[26].
  • Notre-Dame de la mer, 1958, offrande des marins, fresque sur mortier, Étel, église paroissiale.
  • Les Saints bretons et L'Arrivée du moine Brieuc et de ses compagnons au Légué, 1956-1958, fresques sur mortier de trois panneaux, Saint-Brieuc, chapelle de l'évêché. Ces deux œuvres ont été transférés dans la galerie du cloitre de la Maison Saint-Yves.
  • Formes géométriques, 1959, deux fresques au-dessus des autels des chapelles latérales, Lorient, église Saint-Louis.
  • Paysage marin, 1968, fresque dans le hall, Quimper, zone de l'hippodrome, usine Entremont Alliance[37].

Mosaïque et céramique

  • Chemin de croix, 1959, peinture sur céramique, Ploemeur, église paroissiale.
  • L'Enchantement du Vendredi Saint, 1972, mosaïque, Néant-sur-Yvel, église paroissiale.

Vitrail

Estampe

Illustration

  • Er Mason (Roperh) Chal ha dichal, skeudennet get Xavier de Langlais, Henbont, Dihunamb, 1943.
  • Théophile Briant, Saint-Malo dévasté, Nantes, pour l'Imprimerie Beuchet et Vanden Brugge, Rennes, aux dépens de l'artiste, 1946.
  • Florian Le Roy, En passant par la Bretagne, illustrations de Xavier de Langlais et Pierre Péron, éditions des provinces françaises, 1947.
  • Abbé Henri Poisson, Histoire de la Bretagne, illustré de 12 bois hors-texte, 1948.
  • Hemon (Roparz), Alanig an Tri Roue, Skridoù Breizh, 1950.
  • A Troude et G. Milin, Labous ar wirionez ha marvailhoù all, adembannet gant Roparz Hemon, La Baule, Skridoù Breiz, 1950.
  • Pierre Cressard, Les maisons inspirées, Rennes, Librairie Plihon, 1957.
  • Jean Kerlyve, Le petit lépreux, Debresse, 1957.
  • Jean Kerlyve, Le secret du roi, Debresse, 1959.
  • Jean Kerlyve, Nama l'Ewondo, Debresse, 1959.
  • Anne de Tourville, Jabadao, Rennes, Éditions Ouest-France, 1996 (illustrations réalisées en 1950).
  • Théophile Briant, Les Amazones de la Chouannerie, Lanore, 1996 (illustrations réalisées pour le feuilleton de La Bretagne en 1941).
  • Joseph Bédier, Le roman de Tristan et Iseut, Fouesnant, Yoran embanner, 2008.
  • Yves-Marie Rudel, Goulven le Goémonier, Paris, Colbert en 1942.
  • Bleiguen, Au cœur du Haut-Vannetais, Questembert , Rennes, Imprimerie Simon, 1958.

Œuvres dans les collections publiques

États-Unis
  • Miami Beach, Wolfsonian–Florida International University (en) : affiche.
France

Notes et références

Voir aussi

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