Langues romanes orientales
famille de langues
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Les langues romanes orientales sont les langues romanes apparues dans la partie orientale de la Romania (zone d’influence linguistique de l’Empire romain).
| Langues romanes orientales | |
| Pays | Croatie, Serbie, Roumanie, Moldavie, Bulgarie, Macédoine du Nord, Grèce, Albanie et diaspora |
|---|---|
| Écriture | alphabet latin, alphabet grec, alphabet cyrillique |
| Classification par famille | |
| Codes de langue | |
| Glottolog | east2714
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| Carte | |
La Romania : en vert clair les « Langues romanes orientales » ; en rouge la « ligne La Spezia-Rimini ». | |
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Présentation
Selon les auteurs, les langues romanes orientales[1] peuvent inclure, de la définition la plus large à la plus étroite, plusieurs diasystèmes :
- les langues italo-romanes de la moitié méridionale de l’Italie au sud de la ligne La Spezia-Rimini et les langues balkano-romanes (dalmate issu de l’illyro-roman et langues roumaines issues du thraco-roman)[2],[3] ; il s'agit du point de vue le plus courant et celui traditionnellement retenu par les études romanes[4],[5],[6] ;
- les langues romanes des Balkans, soit le dalmate (éteint) et le diasystème roman de l'Est, mais sans l’Italie du Sud[7] ;
- seulement les langues roumaines issues du proto-roumain[8], qui font l’objet d’un débat secondaire entre linguistes roumains : le diasystème roman de l’Est est-il unique[9] ou bien s’agit-il de deux diasystèmes (dacoroumain et istro-roumain d’un côté, aroumain et apparentés de l’autre)[10]?
Les langues romanes orientales issues du proto-roumain sont parlées en Roumanie (85 % de la population[11]), en Moldavie (78 % de la population[12]) et minoritairement (moins de 5% de la population) dans le sud-ouest de l'Ukraine[13], en Istrie croate[14], dans l'est de la Hongrie[15], dans le nord-est de la Serbie[16], en Bulgarie[17], en Macédoine du Nord[18], en Albanie[19] et en Grèce[20].
Ce groupe de langues exclut donc les langues romanes occidentales, celles apparues dans la partie occidentale de la Romania, à savoir : gallo-roman au sens large (français / langue d'oïl, occitan, catalan et parlers cisalpins rhéto-frioulans et gallo-italiens) et l’ibéro-roman au sens strict (groupes espagnol / aragonais / astur-léonais et portugais-galicien)[21],[6].



La division entre les deux blocs se fonde sur certains traits évolutifs distinctifs et notables, comme la vocalisation de -s final latin en -i, et une tendance au maintien de l’accentuation proparoxytone et des consonnes occlusives sourdes intervocaliques[22],[5].
Le sarde lato sensu — c'est-à-dire incluant le corse méridional — occupe une place particulière en raison d’un maintien de traits anciens, et est parfois considéré comme un troisième groupe[21],[6].