Langues dans les Balkans
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Les langues dans les Balkans sont celles parlées dans la péninsule des Balkans, comprenant aujourd'hui douze États (de jure ou de facto) :
- pays intégralement inclus dans les Balkans : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Grèce, Kosovo, Macédoine du Nord, Monténégro ;
- pays partiellement inclus dans les Balkans : Croatie, Roumanie, Serbie, Slovénie et Turquie.
Dans cette région, on dénombre (du point de vue linguistique, pas politique) sept ensembles de « locuteurs qui se comprennent entre eux » groupés en trois catégories[1] :
- les langues balkaniques aborigènes :
- les langues balkaniques slaves :
Du point de vue politique, les dénominations et les définitions sont plus nombreuses et évoluent avec l'histoire.
Selon les linguistes Jernej Kopitar, Gustav Weigand (de) et Kristian Sandfeld-Jensen[2] l'existence d'une aire linguistique balkanique présentant des particularités syntaxiques, grammaticales et phonologiques communes à toutes ces langues et à elles seules, montre que les populations ne s'y sont pas remplacées les unes les autres, mais se sont mutuellement assimilées[3]. Ce n'est qu'à partir de la fin du XVIIIe siècle, avec l'éveil des nationalités et au XIXe siècle avec la scolarisation, que les langues ont cessé d'être étroitement imbriquées à travers toute la péninsule, pour se développer chacune dans un espace exclusif où, avec l'émergence des États modernes, les autres langues sont devenues de plus en plus minoritaires (sauf en Macédoine où ce processus a attendu la seconde moitié du XXe siècle)[4].