Laroussi Oueslati
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| Laroussi Oueslati | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président de l'Université de Toulon | |
| – (2 ans et 7 mois) |
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| Conseiller Régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| – (11 ans et 9 mois) |
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| Élection | mars 2004 |
| Réélection | mars 2010 |
| Président | Michel Vauzelle |
| Vice-Président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur Commission du développement économique et des relations internationales | |
| – (11 ans et 9 mois) |
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| Président | Michel Vauzelle |
| Conseiller municipal de Toulon | |
| – (5 ans et 9 mois) |
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| Élection | juin 1995 |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Carthage (Tunisie) |
| Nationalité | Français Tunisien |
| Parti politique | PRG |
| Diplômé de | Université Pierre-et-Marie-Curie Université de Toulon |
| modifier |
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Laroussi Oueslati est un universitaire et homme politique français né le à Carthage (Tunisie).
Il est conseiller régional PRG de Provence-Alpes-Côte d'Azur Président de la commission développement économique et relations internationales depuis et conseiller municipal à Toulon depuis après l'avoir déjà été de 1995 à 2007.
Il a été vice-président de l'université du Sud-Toulon-Var de 2002 à 2007 et président d'université de jusqu'à sa suspension provisoire par le ministre de l'éducation en à la suite d'entraves lors d'une enquête administrative sur la délivrance de diplômes à des étudiants étrangers[1]. Il démissionne de ce poste le [2] puis se voit révoqué de la fonction publique le [3]. En , il est condamné en appel à deux ans de prison avec sursis et une amende de 20 000 euros pour usage de faux et détournement de fonds publics concernant l'emploi d'un contractuel dans son équipe et bénéficie d'une relaxe partielle pour les autres accusations. La Cour d'Appel écarte l'accusation d'enrichissement personnel. La Cour européenne des Droits de l'Homme (C.E.D.H.) a restitué ses droits professionnels (enseignement, recherche) et l'effacement de la sanction jugée injustifiée[réf. nécessaire].
Né à Carthage en Tunisie le , il est l'aîné d'une famille de neuf enfants. Il arrive en France à l'âge de neuf ans et grandit dans le quartier de Sainte-Musse à Toulon où il effectue ses études primaires et secondaires[4],[5]. Il passe son baccalauréat au lycée Rouvière et entame ses études supérieures par un DUT de génie électrique et informatique industrielle à l'IUT de La Garde (université du Sud Toulon-Var)[6]. Il obtient une licence et une maîtrise d'électronique, électrotechnique et automatique à l'université Nice Sophia Antipolis ainsi qu'un DEA de systèmes intelligents assistés par ordinateur à l'université d'Aix-Marseille[7].
Il obtient ensuite en 1990 un doctorat en sciences de l'ingénieur de l'Université du Sud Toulon-Var. Sa thèse, intitulée « Commande multivariable d'une serre agricole par minimisation d'un critère quadratique », porte sur la modélisation, l’identification et la commande des systèmes complexes appliquées aux serres agricoles, au micro-climat et à l’effet de serre[8],[7]. Ce travail porte sur la modélisation et la commande de systèmes complexes appliqués aux serres agricoles, pour créer un microclimat favorable à la croissance des plantes en tenant compte des interactions entre variables et des contraintes économiques.
L' approche scientifique de la thèse :
1. Modélisation du système
Un modèle d’état interne de la serre est élaboré à partir des données mesurées sur une serre expérimentale. Ce modèle sert de outil de simulation pour tester les lois de commande avant leur implémentation.
2. Identification des modèles
Les modèles de commande sont représentés en forme d’état, construits à partir des données réelles de température et d’humidité recueillies dans la serre.
Cette étape permet d’ajuster les modèles aux comportements réels du système.
3. Conception de lois de commande
Deux principales stratégies de commande sont explorées : Commande optimale : Basée sur la minimisation d’un critère quadratique, qui pénalise à la fois les écarts par rapport aux objectifs de consigne et l’énergie utilisée par les actionneurs Ce critère utilise deux matrices de pondération (Q et R) qui permettent de faire un compromis entre précision et coût énergétique. On utilise un contrôleur linéaire quadratique optimal adapté au système modélisé. Commande adaptative de type indirecte : Permet de traiter les aspects non stationnaires du système, où les paramètres peuvent changer dans le temps. La commande s’adapte automatiquement en fonction de l’évolution du système pour maintenir une bonne performance, toujours basée sur la minimisation du même critère quadratique.
Méthode d’ajustement des paramètres : Un point important de la thèse concerne le choix des matrices de pondération Q et R du critère quadratique. Une méthode systématique est proposée pour lier ces matrices aux pôles en boucle fermée du système commandé, ce qui permet de maîtriser la dynamique de réponse de la température et de l’humidité tout en minimisant le critère de performance. Cela offre une façon structurée pour configurer le contrôleur optimal plutôt que de procéder par tâtonnements.
Carrière universitaire
Laroussi Oueslati est nommé attaché temporaire d'enseignement et de recherche à l'université Pierre-et-Marie-Curie et à l'université du Sud Toulon-Var. Après son doctorat en sciences, il enseigne les mathématiques, l'informatique, l'automatique et la physique appliquée à Toulon où il est maître de conférences[7]des universités.
Devenu vice-président de l'université de Toulon, il crée en 1998 le diplôme universitaire « Journalisme, presse, magazine et multimédia » afin de préparer les futurs journalistes et de leur permettre d'acquérir les techniques d'écriture journalistique, notamment pour la presse écrite, magazine et multimédia[9]. En tant que vice-président et président d'université, il contribue à la création et au développement de l'unité de formation et de recherche (UFR) en sciences de l'information et de la communication en 2004[réf. nécessaire]. Actuellement, il est enseignant-chercheur au Maghreb.
Présidence de l'université de Toulon
Il est élu, avec 70 % des voix, président de l'université du Sud Toulon-Var le pour un mandat de cinq ans[10],[11] et, à la suite de la mise en application de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités, il est confirmé dans ses fonctions le par le nouveau conseil d'administration de l'université[12]. Un de ses principaux objectifs est de développer l'université, d'orienter la recherche et la formation vers la mer, dans le domaine scientifique, et les pays de la Méditerranée, pour les sciences humaines et sociales afin d'attirer des chercheurs et d'escompter environ 15 000 étudiants en 2013[13].
En , il obtient l'accréditation de l'école doctorale en sciences humaines intitulée « Civilisations et sociétés euro-méditerranéennes et comparées » https://ed509.univ-tln.fr/qu'il a créée afin de renforcer la vocation méditerranéenne de l'université[14].
L'affaire des inscriptions
En , l'université est mise en cause par des dénonciations de délivrance de diplômes de complaisance à des étudiants chinois inscrits dans son Institut d'administration des entreprises[15]. Le , l'un des professeurs de l'IAE avait déposé une plainte pour corruption et escroquerie en se basant sur des témoignages d'étudiants chinois, suivi quelques semaines plus tard par le directeur de l'IAE, Pierre Gensse, qui faisait état de deux tentatives de corruption[16]. Deux enquêtes sont alors ouvertes, l'une judiciaire et l'autre administrative[17].
Un premier rapport de la mission de l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche, demandé par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse et publié en , met directement en cause Laroussi Oueslati. Il lui est reproché d'avoir créé une commission de sélection des candidats étrangers en concurrence directe avec les commissions pédagogiques de chacune des facultés de l'université[18]. Ces commissions pédagogiques des facultés et la commission de sélection transversale ont été votés au conseil d'administration de l'université, validés par le service juridique de l'université et le Secrétariat Général de l'université garant de la légalité.
Le , à la suite de la publication du rapport complémentaire, intitulé « Présomptions de trafic de diplômes par des étudiants chinois à l’université du Sud Toulon-Var », de l'inspection générale chargée d'enquêter sur ces irrégularités, il est suspendu de ses fonctions pour une durée de six mois pour avoir « entravé l'enquête administrative, avec des mises à l'écart, pressions, intimidations et menaces de représailles à l’encontre d’enseignants-chercheurs et de personnels de l'université et une saisine de documents qui peut laisser supposer une tentative de destruction de preuves »[19],[20]. Deux de ses vice-présidents, Pierre Sanz de Alba et Yves Lucas, eux aussi mis en cause par ce rapport, sont aussi suspendus[21]. Il est d'abord remplacé temporairement par le recteur de l'académie de Nice, Christian Nique[22],[23], puis rapidement par Philippe Tchamitchian, ancien président de l'université Aix-Marseille III nommé administrateur provisoire de l'USTV le par le ministère de l'Éducation, avec pour mission de « rétablir la sérénité »[24]. Oueslati rejette ces accusations[25] et démissionne de ses fonctions de président le [26]. La Cour Européenne des Droits de l'Homme (C.E.D.H.) a restitué ses droits professionnels (enseignement, recherche) et l'effacement de la sanction jugée injustifiée[réf. nécessaire].
La section disciplinaire de l'université de Paris IV-Sorbonne, devant laquelle avait été dépaysée l'affaire, prononce le la révocation de la fonction publique de Laroussi Oueslati avec interdiction définitive d'exercer toute fonction dans un établissement public ou privé. Ses vice-présidents mis en cause dans la même affaire, Pierre Sanz de Alba, alors vice-président du conseil d'administration, et Yves Lucas, alors vice-président du conseil des études et de la vie universitaire, sont eux suspendus de toute fonction d'enseignement supérieur et de recherche, respectivement pour trois et un ans[27]. Yves Lucas est relaxé en appel par le CNESER. La sanction de Laroussi Oueslati est confirmée en appel devant le CNESER[28] et il saisit le Conseil d'Etat et la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH)[29][source insuffisante]. La Cour Européenne des Droits de l'Homme (C.E.D.H.) a restitué ses droits professionnels (enseignement, recherche) et l'effacement de la sanction jugée injustifiée[réf. nécessaire].
Parallèlement à la procédure disciplinaire, la police judiciaire varoise entend Laroussi Oueslati en garde à vue le pour des faits de corruption dans le cadre de cette même affaire[30],[31]. Il est le même jour mis en examen pour corruption passive par une personne chargée d'une fonction publique et écroué[32]. Il est remis en liberté le [33]. Il est condamné en en première instance à deux ans de prison, dont un avec sursis, pour corruption passive, détournement de fonds publics et faux[34]. En , deux ans de sursis sont requis contre Laroussi Oueslati en appel[35]. Il bénéficie le d'une relaxe partielle devant la Cour d'Appel de Justice d'Aix-en-Provence. Celle-ci écarte l'accusation d'enrichissement personnel.
En , il est condamné en appel à deux ans de prison avec sursis et une amende de 20 000 euros pour usage de faux et détournement de fonds publics concernant l'emploi d'un contractuel dans son équipe et bénéficie d'une relaxe partielle pour les autres accusations. La Cour d'Appel écarte l'accusation d'enrichissement personnel. Il est néanmoins condamné à deux ans de prison avec sursis et une amende de 20 000 euros pour usage de faux et détournement de fonds publics[36]. Le , le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) confirme la révocation de Laroussi Oueslati mais l'autorise de nouveau à enseigner et à exercer ses activités de chercheur[37],[38],[39]. La Cour Européenne des Droits de l'Homme (C.E.D.H.) a restitué ses droits professionnels (enseignement, recherche) et l'effacement de la sanction jugée injustifiée[réf. nécessaire].
Carrière politique
En 1993, il adhère au Parti radical de gauche[4] où il est membre du bureau national et du comité directeur. Il est candidat de la Union de la gauche dans la deuxième circonscription du Var aux élections législatives de 1993. Il est ensuite candidat sur la liste Énergie radicale aux élections européennes de 1994 conduite par Bernard Tapie qui recueille 13,68 % des voix[40].http://laroussioueslati.net/
En 1995, il devient conseiller municipal à Toulon alors que Jean-Marie Le Chevallier (FN) est élu maire de la ville. À l'occasion des célébrations du et de la présence de Jean-Marie Le Pen au défilé organisé à Toulon, il répète son engagement et son combat contre le Front national qu'il compte mener par des « actions militantes sur le terrain »[41].http://laroussioueslati.net/
Il est réélu conseiller municipal en 2001 et en 2008, mais il échoue à se faire élire conseiller général https://var.fr/ du Canton de Toulon-4[42].http://laroussioueslati.net/
En 2004, il est élu conseiller régional de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur https://www.maregionsud.fr/ sur la liste conduite par Michel Vauzelle, dans la section départementale du Var[43]. Il est membre du Groupe Socialiste, Radical, Citoyen et Apparentés et est délégué aux nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC). Il est aussi président de la commission Développement économique et Relations internationales[réf. nécessaire].http://laroussioueslati.net/
En 2007, toujours sous les couleurs du Parti radical de gauche, il se présente aux élections législatives dans la septième circonscription du Var. Il obtient 13,13 % des voix et termine en deuxième position, derrière Jean-Sébastien Vialatte[44].