Laura Fernández
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Laura Fernández, née le , est une romancière, nouvelliste et journaliste espagnole. Son œuvre, qui relève de la science-fiction, s’inspire de la culture populaire et s’impose dans la littérature espagnole contemporaine. Elle reçoit plusieurs distinctions, dont le prix El Ojo Crítico (es) en , le premio Finestres de narrativa en et le prix des libraires espagnols du meilleur livre de fiction en pour La señora Potter no es exactamente Santa Claus.
Laura Fernández naît le à Terrassa, en Catalogne[1]. Elle appartient à la génération d’écrivains espagnols nés dans les années 1980, qualifiée par le philosophe Ernesto Castro (en) de « generación desobrada » (« génération dépourvue »)[2]. Outre son activité d’autrice, elle travaille également comme journaliste culturelle[2].
Carrière littéraire
Laura Fernández publie son premier roman, Bienvenidos a Welcome, en [2]. Ses œuvres, qui relèvent de la science-fiction, combinent des éléments issus de l’imaginaire adolescent, du cinéma, de la télévision et de la culture populaire, notamment dans La Chica zombie (), El show de Grossman () et Connerland ()[2]. Dans El show de Grossman, elle explore la manière dont le milieu du spectacle et les médias influencent les individus, en inscrivant cette réflexion dans une trame de science-fiction[2].
Laura Fernández gagne en notoriété avec la parution de La señora Potter no es exactamente Santa Claus (), roman de près de 600 pages qui lui a demandé cinq années d’écriture[1]. L’ouvrage met en scène la ville imaginaire de Kimberly Clark Weymouth, peuplée de personnages excentriques et marginaux, à travers lesquels l’autrice aborde des thèmes tels que la maternité, la création, la solitude ou le sentiment de différence[1]. Ce roman est récompensé par le prix El Ojo Crítico (es)[1], le premio Finestres de narrativa en [3], ainsi que par le prix des libraires espagnols du meilleur livre de fiction[4].
Analyse de l'œuvre
La critique souligne la singularité du style de Laura Fernández, qui se caractérise par une hybridation générique et une forte intertextualité avec la culture populaire contemporaine. Elle s’inscrit dans une génération d’auteurs espagnols qui ont renouvelé le champ de la science-fiction par des expérimentations formelles et une abondance de références à la culture de masse[5]. Fernández est également considérée comme l’une des voix féminines marquantes de la science-fiction espagnole du xxie siècle, aux côtés d’autrices telles que Lola Robles, Cristina Jurado (en) ou Susana Vallejo[6]. Son écriture emprunte à l’imaginaire pulp et rétrofuturiste, et ses récits reposent sur des structures de mise en abyme[7].