Laurent Lurkor
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Laurent Kestemont |
| Pseudonyme |
Laurent Lurkor |
| Nationalité |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Genre artistique |
Laurent Lurkor, né en à Bruxelles et mort le dans la même ville, est un comédien, chanteur d'opéra et animateur de radio belge.
Figure du théâtre belge d'après-guerre, Laurent Lurkor a également exercé une activité à la radio et à la télévision publiques.
Débuts et formation
Premier enfant de Pierre-Charles Kestemont, professeur d'éducation physique à la CGER[1], et de Sophie Knecht, ouvrière, Laurent abandonne son métier de régent en éducation physique pour se consacrer à l'étude du chant et de l'art dramatique. Il adopte le nom de scène de Laurent Lurkor, qu'il conservera jusqu'à sa mort.
Théâtre
De 1959 à 1969, il se produit dans une quarantaine de pièces au Théâtre de Poche, à la Compagnie des Galeries, au Théâtre Molière, au Théâtre national de Belgique et au Rideau de Bruxelles[2].
Acteur engagé, Laurent fonde en 1960, avec deux amis, le Théâtre populaire de Bruxelles[3]. La troupe connaît un important succès avec Grand'peur et misère du IIIe Reich de Bertolt Brecht, représentée notamment au Centre culturel et artistique d'Uccle le , à la Maison du Peuple de Bruxelles le , puis au Théâtre Molière, avant que le groupe ne se sépare.
En pleine guerre froide, il est salué par la presse communiste, notamment lors du VIIIe Festival du Théâtre national à Spa, à propos de La Vie de Galilée de Bertolt Brecht : « La Vie de Galilée de Bertolt Brecht, œuvre d'une grande actualité (…) fut jouée avec vigueur par d'excellents comédiens, parmi lesquels nous avons très particulièrement apprécié, dans un rôle qui n'était pourtant pas majeur, Laurent Lurkor : voilà un acteur qui partageait assurément les convictions du célèbre auteur allemand »[4].
Il retourne sur les planches en 1975-1976 dans La Demande d'Emploi[5] de Michel Vinaver avec le Théâtre Provisoire, puis Homme pour homme[6] de Bertolt Brecht avec le Théâtre de l'Ancre.
Télévision et cinéma
Laurent Lurkor participe à plusieurs « téléfilms en direct », forme de théâtre filmé diffusé en direct à la télévision, notamment La Rose et la Couronne (en) de J. B. Priestley (traduction de C. Barry), réalisé par Louis Boxus, avec Louis Verlant, Jean-Pierre Loriot, Luce de Vigny, Nelly Corbusier, Françoise Oriane et Frédéric Latin, production RTBF Franz Mariau – Laurent Lurkor, présenté à la télévision suisse le [7].
Il apparaît également comme comédien dans Beau Sang, de Jules Roy, une aventure de Templiers diffusée le à la télévision belge, avec Roger Van Mullen et Guy Lesire[8].
On le retrouve encore comme « comédien-acteur » dans un extrait vidéo de Douze hommes en colère de Reginald Rose, téléfilm en direct produit vers 1969 par la RTBF, qualifié par le commentateur de « chef-d'œuvre » et de « grand classique de la télévision ».
Au début des années 1970, dans un contexte marqué par l'émergence en Belgique de petits théâtres expérimentaux, comme le Théâtre de Poche, et du théâtre-action « troupes au budget modeste allant à la rencontre de leur public » Laurent Lurkor poursuit son engagement théâtral au sein de ces formes de création indépendante[9].
Il participe ensuite à plusieurs séries télévisées, dont une série policière de la télévision belge, également rediffusée en Suisse, avec le téléfilm Le Mannequin assassiné de Stanislas-André Steemann, aux côtés d'André Gevrey, Claude Volter, Danielle Dénie et Lucienne Troka[10].
Au cinéma, il joue le rôle d'un officier de recrutement dans le film belge Le Conscrit (1974) de Roland Verhavert, avec Jan Decleir, Ansje Beentjes et Gaston Vandermeulen. Il apparaît encore dans des séries télévisées telles que Centraal station, où il interprète le rôle du garagiste dans l'épisode « De vandaal » (« Le Vandale »), diffusé le à la télévision flamande belge.
Activités radiophoniques et engagement syndical
Il est ensuite engagé à la radio nationale belge, la RTBF, où il présente une émission de musique classique, avant de devenir présentateur et régisseur à la chaîne d'information jusqu'à sa retraite, vers 1998.
Parallèlement à son activité professionnelle, il exerce les fonctions de délégué syndical CGSP[11] et de membre de la Commission du statut d'acteur professionnel du ministère de l'Éducation nationale et de la Culture[12].
Filmographie
Cinéma
- 1974 : Le Conscrit de Roland Verhavert : officier du code militaire
Télévision
Téléfilms
- 1969 : Douze hommes en colère de Reginald Rose
- 1970 : Le Mannequin assassiné de Stanislas-André Steemann : Irène

