Lavacherie
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Le nom du village viendrait du latin Vaccaria signifiant 'vache'. Il devait s'agir d'un lieu où l'on élevait les vaches et le bétail pour le compte du château d'Amberloup. Aviscourt aurait cette même origine mais concernant l'élevage de la volaille[1]. Aviscourt selon d'autres vient de la Vies-Cour, la vieille cour[2].
Géographie
Hydrographie
- L'Ourthe occidentale. En aval du Pont Orban un bief alimentait un moulin situé à proximité du château de Sainte Ode. Son tracé et son barrage sont visibles en ce début de XXIe siècle.
- La Baseille.
- Le Mâle-racine.
- Le Bokaissart.
Démographie
Histoire
Le lieu-dit Sainte-Ode relevait de la Cour féodale de La Roche, sa seigneurie avait été élevé au rang de fief par Albert et Isabelle le au bénéfice de Jehan Piret, maître des forges de Prelle et de Sainte-Ode, mayeur de la haute cour de Wyompont. En 1732, le château de Sainte Ode, alors dans la vallée et détruit après la deuxième guerre mondiale, est la propriété de Monsieur de Racine[4]. Elle fut élevée en seigneurie hautaine le en faveur de la douairière, baronne de Goer et de Herve[5]. Le baron Orban de Liège rachète le château et son domaine forestier de près de 2 200 ha en 1821. Le ministre Frère-Orban y séjourna volontiers[4].
Le les premiers cosaques arrivèrent à Lavacherie pour y installer leur campement dans leur campagne pour débouter les Bonapartistes. En juin de la même année ce sont les Prussiens qui occupent le village. Les troupes fortes de 2 157 hommes et 671 chevaux, vécurent sur les ressources des villageois[3].
En 1863, le village qui compte alors quelques cultivateurs, de nombreux journaliers, des terrassiers, des bûcherons et des sabotiers pour une population totale de 563 habitants est affecté de début août à fin octobre par une épidémie de dysenterie qui toucha 98 personnes et fit 6 morts soit une mortalité de 6%[6].
Commune du département de Sambre-et-Meuse sous le régime français, Lavacherie est transférée à la province de Luxembourg après 1839. Lors de la fusion des communes de 1977 le village de Lavacherie devient une section de la nouvelle commune de Sainte-Ode.
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
Patrimoine et culture
Patrimoine architectural

- Les Vestiges Romains. L'existence du camp du général romain Titus Labienus (-) serait une légende tandis que d'autres fossés attesteraient la présence de fortifications du limes romain[3].
Adrien Hock publie en 1897 un relevé des fortifications situé sur la crête au-delà de la chapelle de la Bonne-Dame et confirme leur statut militaire par le nom du lieu-dit Cheslain[7],[8]. 50° 04′ 25″ N, 5° 30′ 31″ E
- L’église de Lavacherie est remarquable par ses vitraux et son chemin de croix. La première église de Lavacherie construite en l'honneur de saint Aubin et saint Antoine de Padoue, fut édifiée en 1692 et dépend alors de la paroisse d'Amberloup. Les vitraux ont été renouvelés en 1960 et leur dessin est dû au peintre Louis-Marie Londot (1924-2010). Les 14 figures du chemin de Croix sont de la main de Christian Leroy[9]. Le coq au sommet de la tour a été installé initialement entre 1872 et 1909 et renouvelé par une figure en métal inoxydable en [10].
- La Chapelle de la Bonne Dame est dédiée à sainte Ode. Elle jouxte une source. Une procession s'y déroule une fois par an[5]. Cette chapelle, accrochée à flanc de coteau, marque le souvenir d'une ancien couvent de moniales, dont sainte Ode passe pour avoir été la fondatrice[11].50° 04′ 04″ N, 5° 30′ 08″ E
- Le château de Sainte Ode, était une vaste construction à deux corps établie dans la vallée de l'Ourthe. Ancienne propriété des Piret durant cinq générations, il est repris par le baron Goerd de Herve qui le revend en 1821 à la famille Orban. Les Orban le revende à Louis Empain en 1931[12]. Le lavacherois Félicien Callay le rachète à Empain. Calay le fait démolir après la deuxième guerre. Il n'en reste que des dépendances. 50° 04′ 19″ N, 5° 30′ 41″ E
- Le moulin de la Gottale cité dans un texte de 1354[3]
- Le moulin à eau de Trinval
- Le Celly, château vers 1931 construit par Louis Empain et vendu en 1936 à la famille Fabri. En 1950 Fabri vend à la FNAPG (Fédération Nationale des Anciens Prisonniers de Guerre) le domaine de 100 ha et le château[12]. Il n'est donc resté que quelques années dans la famille Empain[13]. Avec les progrès de la médecine le séjour des malades (et anciens prisonniers) en montagne n'est plus nécessaire. Le Sanatorium Belgica est ouvert au Celly. Le santorium Belgica fonctionne jusqu'en 1974 puis est transformé en résidence pour personnes âgées[12]. 50° 03′ 59″ N, 5° 31′ 46″ E
- Centre hospitalier Vu le succès du Sanatorium au Celly, Raoul Nachez, président de la FNAPG fait construire un hôpital qui compte en 1973 jusqu'à 173 lits. On le connaît sous le nom Centre Hospitalier de Sainte Ode. En 1992 à la suite de difficultés budgétaires, le centre est cédé avec le domaine et le château du Celly à la province du Luxembourg. La Fondation Sainte Ode gérait l'hôpital, la fondation Belgica le Sanatorium[12].
- Institut Sainte-Ode Air et Soleil de la Fondation Louis Empain. Centre de vacances pour la jeunesse bâti par Louis Empain et sa Fondation en 1931 au lieu-dit La Falise; repris ultérieurement par les Mutualités Chrétiennes. 50° 02′ 37″ N, 5° 30′ 40″ E
- Château de Le Jardin 50° 02′ 21″ N, 5° 30′ 51″ E
- le Pont Orban, routche-pont, le pont rouge en dialecte local[14]. Le premier pont métallique suspendu construit en Belgique en par les Orban de Grivegnée, propriétaires du domaine. Il céda une première fois sous le poids d'un trop lourd convoi et fut rétabli à l'identique. Il fut anéantit par un obus durant l'offensive von Runstedt[15] et remplacé par un étroit pont en béton vers 1950. Ce dernier a été déclassé puis détruit vers l'an 2000. Un pont en béton à double voie doublés de trottoirs a été érigé depuis. 50° 03′ 46″ N, 5° 30′ 26″ E
- Cimetière des prisonniers de Guerre
Outre le cimetière communal, la Fédération Nationale des Anciens Prisonniers de Guerre a ouvert sur la route d'Aviscourt[16], un cimetière où sont enterrés près de 150 anciens prisonniers de guerre et prisonniers politiques. Parmi les tombes celle de Raoul Nachez (1909-1993), président de la FNAPG. 50° 03′ 02″ N, 5° 30′ 04″ E
Entrée du cimetière de la FNAPG (route d'Aviscourt). Pelouse du cimetière FNAPG. Entrée du cimetière communal de Lavacherie. Vue intérieure du cimetière communal.
Culture
Enseignement
Vie économique et sociale
L'activité économique principale du village a été rurale. La scierie Renard a été un pôle économique important. Sur le territoire communal a fonctionné une maison de soins pour anciens prisonniers de guerre et prisonniers politiques.
Voies de communication
- Le pont suspendu enjambe l'Ourthe et les voies du tramway vicinal vers 1903.
- L'arrêt du tram vicinal à vapeur à Lavacherie vers 1904. Vue vers Prelle.
- L'arrêt du tram vicinal autorail vers 1905. Vue vers Amberloup.
« Généralement, toutes les voies de communication à travers ces localités laissent beaucoup à désirer sous le rapport de leur entretien et de leur propreté. Les ruisseaux sont entravés ou maladroitement détournés de leur cours naturel. Très souvent aussi ils sont salis ou encombrés de résidus et de détritus de toutes espèces. » (Citation du Docteur Journez en 1863.)[6]
La ligne du tram vicinal de Marche à Bastogne passait par Lavacherie. Cette ligne a été graduellement mise en service entre 1900 et 1903. Le charroi a vapeur a été remplacé par l'autorail le et le l'autobus remplaçait cette ligne[3].
Tourisme

- Promenades balisées dans les bois (Forêt de Freyr) et champs.
- Procession annuelle de Sainte-Ode et de l'Assomption.
- Deux charcuteries artisanales ardennaises.
- Capacité hôtelière et de restauration.
Vue de la Baseille descendant vers l'ourthe.
