Lay (Loire)
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Communes limitrophes
Lay se trouve au centre d'un petit gisement houiller qui longe la vallée de l'Écoron et fut exploité de la fin du XVIIIe au début du XXe siècle. Plusieurs concessions se trouvaient sur le territoire de Lay, de Saint-Symphorien (Charbonnière), de Fourneaux (le Désert) et de Régny. En 1858, les différents puits de mines ont livré environ 50 000 tonnes de charbon[2].
| Régny | Amplepuis (Rhône) | |||
| N | Fourneaux | |||
| O Lay E | ||||
| S | ||||
| Saint-Symphorien-de-Lay |
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[5] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[6]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 804 mm, avec 1 jours de précipitations en janvier et 7,1 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fourneaux à 5 km à vol d'oiseau[9], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 900,1 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −22,2 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme

Typologie
Au , Lay est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roanne, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 88 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (77,6 %), zones agricoles hétérogènes (15 %), zones urbanisées (3,9 %), forêts (3,4 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire
Le site de Lay est très ancien : un trésor constitué par 1127 pièces de monnaie romaines en argent datant du IIIe siècle y a été découvert en 1949. Un tertre circulaire qui se trouve dans le parc du château de la Verpillère pourrait être le reste d'une motte féodale portant un ancien château fort, ce qui expliquerait le nom du site : « Château vieux ».
Dès le XIe siècle, Lay est une châtellenie appartenant à une puissante famille de chevaliers, les Aymon de Lay. Ils sont célèbres par leurs conflits avec les abbés de Savigny (Rhône). Un accord intervient en 1120, un membre de la famille, Ponce de Lay, devenant abbé de Savigny.
Aux XIIe et XIVe siècles, Lay est une ville importante du Beaujolais. Sa position sur une éminence la destinait à servir de place forte à proximité du territoire des comtes du Forez. Guichard de Beaujeu y établit le siège de la quatrième prévôté du Beaujolais. La juridiction du prévôt s'étendait sur Lay, Saint-Symphorien, Sainte-Marguerite de Neaux et une partie des 7 paroisses voisines. En 1345, au début de la guerre de Cent Ans, il autorise sa fortification à la requête des habitants. Ses remparts ne l'empêcheront cependant pas, vingt ans plus tard, de tomber aux mains des Tard-Venus, une bande de routiers commandée par Germain de Pommiers, qui la mettent au pillage (1368).
Au XVIe siècle, pendant les guerres de religion, c'est au tour des huguenots commandés par Briquemont, un des lieutenants de Coligny, de s'emparer de la ville en 1570 et de la piller ; c'est de là qu'ils partirent pour piller aussi le château de l'Aubepin sur la commune de Fourneaux.
Le déclin commence au XVIIe siècle, alors que la grande route du Bourbonnais rectifiée s'éloigne de la petite ville et avantage le bourg tout proche de Saint-Symphorien. Lay devient une simple annexe de Saint-Symphorien. Elle est purement et simplement incorporée à ce dernier au moment de la création des communes en 1790. Grâce à la ténacité de ses habitants, son autonomie lui sera rendue en 1873.
Les anciens remparts de la ville ont été détruits au début du XIXe siècle. On peut suivre leur trace en empruntant la voie circulaire qui ceinture le bourg. Il en reste quelques vestiges dont la tour de la Prébende, dite « Tour de Beurre »[17].
- Tour de Beurre.
- Façade sud de l'église.
- Vue intérieure de l’église.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].
En 2023, la commune comptait 777 habitants[Note 3], en évolution de +4,3 % par rapport à 2017 (Loire : +1,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).




