Fourneaux (Loire)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Fourneaux
Fourneaux (Loire)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Intercommunalité Communauté de communes du Pays entre Loire et Rhône
Maire
Mandat
Jean-François Neyrand
2020-2026
Code postal 42470
Code commune 42098
Démographie
Gentilé Fourneausien[1]
Population
municipale
563 hab. (2023 en évolution de −4,25 % par rapport à 2017)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 16″ nord, 4° 16′ 13″ est
Altitude Min. 416 m
Max. 607 m
Superficie 12,17 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Coteau
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Fourneaux
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Fourneaux
Géolocalisation sur la carte : Loire
Voir sur la carte topographique de la Loire
Fourneaux
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
Fourneaux

Fourneaux est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 851 mm, avec 10,2 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 900,1 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −22,2 °C, atteinte le [Note 1].

Statistiques 1991-2020 et records station FOURNEAUX (42) - alt : 510 m, lat : 45°56'28"N, lon : 4°16'09"E
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de chaleur (°C)
date du record
20,5
30.01.02
25,2
28.02.1960
26
18.03.04
30,2
26.04.1947
34,5
11.05.12
38,7
27.06.19
40,5
07.07.15
41
12.08.03
37
03.09.1962
31,9
02.10.23
25
01.11.14
20,5
03.12.1985
41
2003
Température maximale moyenne (°C) 7,1 8,5 13 16,5 20,6 24,8 27,1 27,2 22,4 17,3 11,1 7,7 16,9
Température moyenne (°C) 3,6 4,3 7,7 10,6 14,6 18,3 20,4 20,5 16,4 12,6 7,4 4,3 11,7
Température minimale moyenne (°C) 0,1 0 2,4 4,8 8,6 11,9 13,8 13,7 10,3 7,9 3,6 1 6,5
Record de froid (°C)
date du record
−22,2
20.01.1940
−19
10.02.1956
−16
01.03.05
−7,5
08.04.03
−5,2
11.05.1953
0,2
12.06.1955
2,4
08.07.1954
1,8
26.08.1966
−1,8
29.09.1950
−8,8
29.10.1955
−11,6
04.11.1949
−19,2
21.12.1931
−22,2
1940
Précipitations (mm) 56,4 48,6 48,6 71,8 93,3 86,5 85,4 84 82,5 92,5 92,3 58,2 900,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
44,6
24.01.1948
38
22.02.04
35,7
21.03.1956
72,5
16.04.05
54
04.05.01
88
30.06.1978
78
28.07.13
81,7
11.08.1973
78,5
22.09.1993
68,4
21.10.08
127
12.11.1996
95,6
01.12.03
127
1996
Source : « Fiche 42098001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
7,1
0,1
56,4
J
8,5
0
48,6
F
13
2,4
48,6
M
16,5
4,8
71,8
A
20,6
8,6
93,3
M
24,8
11,9
86,5
J
27,1
13,8
85,4
J
27,2
13,7
84
A
22,4
10,3
82,5
S
17,3
7,9
92,5
O
11,1
3,6
92,3
N
7,7
1
58,2
D
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Urbanisme

Typologie

Au , Fourneaux est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11] et hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (79 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (52,7 %), zones agricoles hétérogènes (21,6 %), forêts (17,3 %), zones urbanisées (4,4 %), terres arables (4,1 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Toponyme médiéval précoce (étant donné l'absence d'article défini), issu de l'ancien français fornel « four », fourneau, diminutif de « four ». Du bas latin furnellus, « four », qui a évolué en fournel en ancien français.

Histoire

Fourneaux[15] a pris naissance à proximité de la voie romaine qui conduisait de Lugdunum (Lyon) à Rodumna (Roanne). On peut encore en suivre le tracé sur environ 2 km dans les prés situés à l'ouest du hameau du Plat-Coupy. Des fragments de céramique romaine ont été trouvés à proximité.

La paroisse est une des plus anciennes du Roannais. Le cartulaire de l'abbaye de Savigny signale l'église Saint-Michel de Fornels en 1020. Jusqu'à la Révolution, le territoire de la paroisse était divisé en deux parties dépendant chacune d'une seigneurie : les Forges et l'Aubepin.

Au XIXe siècle on tissait la mousseline et le plumetis à Fourneaux. On y réalisait aussi de la broderie au crochet pour les fabricants de Tarare. Une importante activité textile s'y est maintenue avec un tissage de voile tergal et une usine de soierie dont les créations sont réputées. Grâce à cela, les emplois industriels offerts dans le village ont augmenté entre les années 1970 et 1980.

Le premier tour de France cycliste est passé à Fourneaux le à l'occasion de sa première étape.

Blasonnement

Les armoiries de Fourneaux se blasonnent ainsi :

Coupé : au 1er de gueules à la navette d’or en fasce, au 2e écartelé d’argent et d’azur ; le tout flanqué de sinople ; à la fasce d’argent brochant sur le tout chargée en flanc de deux roues de gueules, entre lesquelles broche une poule d’or couvant sur une marmite de sable, et à une épée basse d’or brochant en pointe sur cette dernière .

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Claude Janin SE  
2014 en cours Jean-François Neyrand[16]    

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].

En 2023, la commune comptait 563 habitants[Note 2], en évolution de −4,25 % par rapport à 2017 (Loire : +1,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0008368148601 1701 2321 1461 2121 236
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2671 2831 3461 2601 1881 0591 001936912
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
910916895780741674683694653
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
606565508490528548632633617
2015 2020 2023 - - - - - -
596579563------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

Château de l'Aubepin

Château de l'Aubepin.

La seigneurie de l'Aubepin[21] était l'une des plus importantes du Beaujolais, étendant sa juridiction sur de nombreux villages de l'actuel canton de Saint-Symphorien-de-Lay, et en particulier Saint-Just-la-Pendue. Le château qui lui correspond est l'un des plus beaux du Roannais. Au XIIe siècle, sans doute simple ferme fortifiée, il s'inscrivait dans le système de défense des sires de Beaujeu, sur une frontière contestée avec le Forez.

L'aspect du château se modifie beaucoup entre le XIVe et le XVIIe siècle, passant de la famille de Thélis à celle de Lorgue, puis de celle de Semur à celle de Sainte Colombe à la fin du XVIe siècle.

C'est pendant l'époque où il était habité par la famille de Lorgue, au XVe siècle, que le château primitif disparu entièrement dans un incendie la nuit de la Sainte-Agathe. Cet accident frappa tellement l'imagination des habitants que, depuis cette époque, nul feu n'est allumé à l'Aubépin la veille et le jour de la Sainte-Agathe (4 et ). On dit que, comme il était difficile en plein hiver de se priver pendant 48 heures de cuisine, de chauffage et de lumière, François de Sainte Colombe fit construire dans la cour, en dehors des fossés, deux petits bâtiments dits pavillons de Sainte-Agathe où les habitants de l'Aubépin passaient les journées néfastes.

Pendant l'été de 1570, le château fut pillé par les troupes huguenotes de Briquemaut stationnées à Lay.

Dans un grand état de délabrement avant la Première Guerre mondiale, il a été magnifiquement restauré par la famille qui en a été propriétaire jusque dans les années 1980.

Croix du Plat Coupy

Croix du Plat Coupy.

Située sur la route en direction du château de l'Aubepin, à 800 mètres du bourg, elle fut érigée en souvenir de l'arrêt du pape Pie VII en 1804. Il se rendait au couronnement de Napoléon à Paris. Le seigneur de l'Aubepin aurait offert à cet endroit un rafraîchissement au pape. La tradition laisse croire qu'à cet instant une indulgence aurait été accordée. Elle fut simplement promise. C'est seulement en 1892, sous le pape Léon XIII, grâce à un rappel de monsieur de Montenach, seigneur de l'Aubepin, qu'elle reçut sa forme canonique[22].

Château de Sarron

Il a pris ce nom au début du XXe siècle, et était connu jusque-là sous l'appellation Les Forges. Le nom de Sarron lui vient de la famille qui l'a occupé pendant plus de 350 ans.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI