Le Bonheur (film, 1934)
film de Marcel L'Herbier, sorti en 1935
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Le Bonheur est un film français réalisé par Marcel L'Herbier, sorti en 1934.
d'après la pièce de
Henri Bernstein
Charles Boyer
Michel Simon
| Réalisation | Marcel L'Herbier |
|---|---|
| Scénario |
Michel Duran d'après la pièce de Henri Bernstein |
| Acteurs principaux |
Gaby Morlay Charles Boyer Michel Simon |
| Sociétés de production | Pathé-Natan |
| Pays de production |
|
| Genre | Mélodrame, drame psychologique |
| Durée | 98 minutes |
| Sortie | 1934 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Il raconte l'histoire d'un dessinateur anarchisant qui, par haine des idoles modernes, blesse une grande vedette du cinéma. Lors du procès, celle-ci prend pourtant sa défense, bouleversée par l'étrange lien qui s'est noué entre eux.
Synopsis
Philippe Lutcher, dessinateur fantasque qui publie sous le pseudonyme de Chakal, travaille pour un journal anarchiste et croque les célébrités mondaines. Lors du retour en France de Clara Stuart, star internationale du music-hall et du cinéma, il se rend à la gare Saint-Lazare pour la caricaturer à son insu.
À mesure qu'il observe Clara, Philippe estime que la vie luxueuse qu'elle mène incarne une société décadente, aux antipodes de ses idéaux. Un soir, bien qu'il méprise la comédienne, il est ému lorsqu'elle interprète sa chanson fétiche, Le Bonheur. Clara, de son côté, apprécie peu la caricature féroce qu'il a publiée.
Troublé par la fascination qu'elle exerce sur lui et convaincu qu'elle symbolise une injustice sociale, Philippe tire sur Clara à la sortie du théâtre. La star est blessée mais hors de danger. Aux assises, il revendique son geste comme un acte contre « l'idolâtrie moderne ». Contre toute attente, Clara prend publiquement sa défense dans une plaidoirie théâtrale, demandant l'indulgence du jury. Malgré cela, Philippe est condamné à un an de prison.
À sa libération, Clara l'attend. Une relation amoureuse naît entre eux, au grand désarroi de son mari, le prince de Choppé, qui finit par s'effacer devant leur passion. Pourtant, Philippe doute de la sincérité de Clara. Lorsque, lors d'un tournage nocturne, il assiste à la reconstitution d'une scène où un homme tire sur une star — une scène rappelant leur propre histoire —, il se persuade que pour Clara leur amour n'est qu'une fiction.
Il la quitte, refusant son aide financière, et ne lui laisse qu'un mot : « Pardon ». Philippe se résigne à n'aimer Clara qu'à distance, dans l'ombre des salles de cinéma.
Fiche technique
- Titre : Le Bonheur
- Réalisation : Marcel L'Herbier
- Assistants réalisateurs : Jean Dréville, Ève Francis
- Scénario : Michel Duran, d'après la pièce d'Henri Bernstein
- Direction artistique : Ève Francis
- Photographie : Harry Stradling Sr.
- Son : Robert Teisseire
- Montage : Jacques Manuel
- Musique : Billy Colson
- Décors : Guy de Gastyne
- Costumes : Jacques Manuel
- Producteurs : Bernard Natan et Émile Natan
- Société de production : Pathé-Natan
- Pays de production :
France - Format : Noir et blanc – 35 mm – 1,37:1 – Son mono
- Genre : mélodrame et drame psychologique
- Durée : 98 minutes
- Date de sortie :
- France :
- Affiche : Jacques Bonneaud, Jean-Adrien Mercier (France)
Distribution
- Gaby Morlay : la princesse de Choppé, alias Clara Stuart
- Charles Boyer : Philippe Lutcher
- Michel Simon : Noël Malpiaz
- Jaque Catelain : Geoffroy de Choppé
- Paulette Dubost : Louise
- Jean Toulout : maître Balbant
- Henri Richard : le juge d'instruction
- Claude Roussell : la dactylo
- Robert Colette : Edmond
- Léon Arvel : l'avocat général
- Georges Mauloy : le président des Assises
- Pierre Finaly : le directeur de l'Écho du Monde
- Jean Marais : un journaliste
- Raymond Destac : un journaliste
- Sylvain Itkine : un journaliste
- Gaston Mauger : Blomberg
- Charles Léger : le greffier
- Marie-Jacqueline Chantal : une dame à l'audience
- Marguerite de Morlaye :une dame à l'audience
- Franck Maurice : un gendarme
Critiques
Le Bonheur a été salué par plusieurs critiques pour son ambition esthétique et la qualité de son interprétation. En , Olivier Père (Arte) décrit le film comme « un œuvre magistrale, tant par la mise en scène ample et sophistiquée que par l'interprétation », soulignant les rôles atypiques de Charles Boyer et Gaby Morlay, ainsi que la prestation « gratinée » de Michel Simon en impresario[réf. nécessaire].
Le film est également connu pour une apparition, au premier rang des journalistes dans la scène des Assises, d'un jeune figurant encore inconnu : Jean Marais[1]
