Le Cousin Jules
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Société des Films Orzeaux
| Réalisation | Dominique Benicheti |
|---|---|
| Scénario | Dominique Benicheti |
| Sociétés de production |
Rytmafilm Société des Films Orzeaux |
| Pays de production |
|
| Genre | Documentaire |
| Durée | 91 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Le Cousin Jules est un documentaire français en 35 mm cinémascope et son stéréo, écrit, storyboardé et réalisé par Dominique Benicheti. Ce film, à la fois fiction et documentaire, décrit une tranche de vie de Jules Guiteaux, âgé de 83 ans, forgeron en Bourgogne, avant et après la mort de sa femme Félicie.
Deux jours de la vie d'un vieux forgeron de Bourgogne et de sa femme, avant et après la mort de celle-ci. Pour la caméra, le couple a accepté de revivre son quotidien, de refaire les gestes de tous les jours. Lui, c'est Jules Guiteaux, elle, c'est Félicie. Ils vivent isolés dans une ferme en Bourgogne. Il est forgeron, le dernier du pays. Il s'occupe à la forge, elle prépare le repas, le café. Elle meurt et il reste seul. Il ne forgera plus. Il va prendre la relève des gestes de tous les jours, et le temps s'écoule à donner à manger aux poules, à faire son lit, à lire son journal L'Indépendant, tandis que les rares voisins animent les paysages qui changent avec les saisons. Jules recoud un bouton, égrène le maïs, mange sa soupe devant la fenêtre, tandis que la nuit colore l'adagio de la dernière partie du film en enveloppant d'ombre les outils de la forge qui ne serviront plus.
Fiche technique
- Titre : Le Cousin Jules
- Réalisation et scénario : Dominique Benicheti
- Photographie : Paul Launay et Pierre-William Glenn
- Cadreur : Walter Bal
- Premier assistant opérateur : Philippe Delpont
- Montage : Marie-Geneviève Ripeau[1]
- Scripte et assistante monteuse : Geneviève Benicheti
- Ingénieurs du son : René-Jean Bouyer, Christian Bourquin, Roger Letellier
- Chef électricien : Jean-Claude Gaschet
- Assistants de production : Pierre Albin, Georges Dupont, Michel Gauthier[2], Philippe Ricou
- Mixage : Jacques Maumont
- Auditorium : La Simo à Boulogne
- Laboratoire : LTC
- Son stéréo : SND
- Repiquage : Magnaphone
- Générique : Rytmafilm
- Production : Rytmafilm et Société des Films Orzeaux
- Durée : 91 minutes
- Format image : couleur, 35 mm cinémascope (Techniscope)
- Format son : Stéréo
- Pays :
France - Langue : français
- Restauration numérique (re-masterising 2012) : Laboratoire Arane
- Directeur du laboratoire : Jean-René Failliot
- Graphiste : Géraldine Desindes
- Étalonneur : Éric Moulin
- Distribution (É-U) : The Cinema Guild
- Distribution (UE) : Carlotta Films
Distribution
- Jules Guiteaux : le forgeron
- Félicie Guiteaux : sa femme
- Claude Chaudat : un paysan
- Adrienne Chaudat : sa femme
- Paul Rabut : le fossoyeur
- Marie Cordelier : une paysanne
Distinctions
- : Festival international du film de Moscou
- : Festival international du film de Locarno. Prix spécial du Jury[3]
- : Festival international du film de Mannheim-Heidelberg
- : Los Angeles International Film Exposition (Filmex)
- : New York Film Festival (NYFF50)[4]
- : Festival international du film de Berlin (Berlinale)[5]
- : Festival international du film de Vienne (Viennale)[6]
- : Festival international du film de Pittsburgh (Three Rivers Film Festival)
- Décembre 2013 : La Cinémathèque française, cycle Toute la mémoire du monde[7]
- : Festival du film français, Richmond, Virginie
- : Festival international du film d'Istanbul
- : Festival international du film de La Rochelle[8]
- : Festival Paris Cinéma[9]
- : Festival Entrevues Belfort[10]
Réception critique
Dès 1973, le film est remarqué et loué par les critiques pour son ambiance, ses qualités visuelles et sonores[11],[12],[13].
En 2012, Le Cousin Jules est diffusé pour la première fois dans sa version numérique restaurée au Festival du film de New York[4]. Il rencontre immédiatement le succès critique[14] et un public plus large grâce à des projections dans plusieurs salles de cinéma aux États-Unis. Le film obtient une note de 100 % sur l’agrégateur de critiques Rotten Tomatoes, basé sur 13 critiques[15] et sur Metacritic, le film reçoit la mention « acclamation générale » (universal acclaim) avec un score de 81/100 basé sur 10 critiques[16].